Universitaire, agrégé d'histoire (ancien élève de l'École normale supérieure)[2], sa participation à la politique extérieure de la France le rapproche de son collègue Maurice Baumont. Il fut en effet recruté en 1920 par le Secrétariat de la Société des Nations (SDN) où il exerça des fonctions à la section d'information, de 1920 à 1930. Il y créa, ou participa à la création, d'un système de renseignement au bénéfice du Quai d'Orsay; les notes produites sont conservées aux archives du ministère des affaires étrangères, essentiellement dans le fonds du Service français de la SDN. En 1931, il devient à Paris directeur de l'Institut international de coopération intellectuelle (IICI), ancêtre de l'UNESCO. Il quitte la France pour les États-Unis à l'invasion et devient professeur à l'École libre des Hautes Études de New York, aux côtés de Claude Lévi-Strauss et Jacques Maritain[2], à sa création en 1941.