Henri Bource

peintre belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Henri Bource, né à Anvers le et mort dans la même ville le , est un peintre belge.

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Henri Bource
Henri Bource photographié par Joseph Dupont en 1861.
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Son champ pictural couvre initialement la peinture d'histoire, les sujets religieux et les portraits, avant de se consacrer aux scènes de genre, aux marines et à l'univers des pêcheurs.

Exposant régulièrement aux salons triennaux belges, aux expositions en France et aux Pays-Bas, de même qu'à Londres (1872) et à l'Exposition universelle de 1873 à Vienne, il obtient plusieurs médailles récompensant son travail.

Plusieurs de ses œuvres sont conservées dans les musées nationaux belges.

Biographie

Famille

Henri (Henri Jacques) Bource, né à Anvers le , est le fils de Charles Hippolyte Bource (1785-1874), tailleur d'habits natif de Mons, et d'Anne Madeleine Benoist (1790-1856), native de Zierikzee, aux Pays-Bas[1]. Il se marie en premières noces à Anvers le , avec Leonia Steenlet (1835-1864)[2], puis, devenu veuf un an après son mariage, il épouse à Anvers le Emilie Retsin (1840-1870), qui meurt moins de deux ans après leurs noces[3].

Formation

Henri Bource est étudiant, de 1845 à 1850, à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, auprès d'Edward Dujardin, de Joseph Laurent Dyckmans et de Gustave Wappers. En 1850, il obtient le premier prix en expression, et les quatrièmes prix en composition d'histoire et en anatomie[4]. Il se forme également, en 1857-1858, à Paris dans l'atelier du peintre romantique Ary Scheffer[5].

Carrière

Henri Bource participe régulièrement aux salons triennaux belges et aux expositions des maîtres vivants aux Pays-Bas. Au Salon d'Anvers de 1849, il expose un Portrait[6], puis il envoie Retour des vendanges au Salon de Bruxelles de 1851[7]. Il voyage régulièrement en Europe et visite la Suisse, la Norvège, l'Écosse, l'Italie et l'Allemagne, où il peint des paysages. À partir des années 1870, il séjourne fréquemment à La Haye et représente la vie des pêcheurs locaux de Schéveningue, sous l'influence des peintres de l'école de La Haye[5].

Le , Henri Bource, qui n'expose plus depuis quelques années, meurt, à l'âge de 72 ans, chez lui, où il vivait depuis 1858, rue Montebello no 31 à Anvers[8],[9].

Œuvre

Caractéristiques

Le champ pictural d'Henri Bource couvre initialement la peinture d'histoire, les sujets religieux et les portraits, avant de se consacrer aux scènes de genre, aux marines, et à l'univers des pêcheurs. Il réussit à devenir un paysagiste de talent, possédant davantage l'instinct du plein air que celui de la lumière concentrée. S'il possède moins que d'autres les ficelles du métier, il a davantage le sentiment de la nature et la justesse de l'interprétation[5],[8],[10].

La nécrologie que publie L'Indépendance belge souligne la variété de ses points de vue et la souplesse de ses facultés d'accommodation dans ses œuvres. Le Naufrage, un drame, est traité en tableau de genre avec une préoccupation d'antithèse sentimentale entre la désolation d'une famille apprenant la mort de son chef et l'indifférence rieuse et inconsciente de l'enfant, mais aussi avec un souci du caractère expressif admirablement marqué dans l'attitude et la physionomie du matelot qui apporte la triste nouvelle. Au bord de la mer représente des paysannes de nos côtes se promenant sur la plage dans une lumière marine, une atmosphère de fraîcheur ensoleillée ; c'est un ensemble de vérité locale digne d'un grand paysagiste, un souvenir de Norvège, où Henri Bource s'est jadis rendu. L'artiste peut être classé parmi les sincères et les curieux, qui, sans s'enfermer dans une spécialité de vogue, ont soif de renouvellement incessant[8].

Expositions

Expositions triennales belges

Expositions européennes

France
  • Salon de Paris de 1864 : Soirée d’été au bord de la mer ; côte de Hollande[38].
  • Salon de Paris de 1865 : Le Matin du départ, côtes de Hollande[39].
  • Salon de Paris de 1868 : L’ennemi tué : camp aux environs de Karasjock (Laponie norvégienne) et Lapons gardant leurs troupeaux de rennes ; saison d'été aux environs de Fromsô (Norwége)[40].
  • Salon des artistes français à Paris de 1884 : Hercule et Omphale[41].
Pays-Bas
Autres pays

Collections muséales

  • Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles) :
    • La Fatale nouvelle (1869), huile sur bois, inventaire no 2377, format 117 × 186 cm, acquis en 1871[53].
  • Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers :
    • Le Retour (1878), huile sur toile, inventaire no 1006, format 175,5 × 260 cm[54].
  • Musée des Beaux-Arts de Gand :
    • Jours de tristesse (1865), huile sur toile, inventaire no 1865-D, acquis en 1865, après le Salon de Gand[55].
    • Cerises mûres (1874), huile sur toile, inventaire no 1874-A, acquis en 1874, après le Salon de Gand[56].
  • Sheffield Museums, Royaume-Uni :
    • Sur la plage, Scheveningen, Hollande (1872), huile sur toile, inventaire no VIS.1591, format 81,5 × 149 cm, don de J.N. Mappin en 1887[57].

Galerie

Honneurs

Références

Voir aussi

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