Henri Cleutin

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Henri Cleutin
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Jeanne Chasteigner (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Henri Cleutin, seigneur d'Oissel et de Villeparis (1510 – ), gentilhomme de la Maison du roi, fut de 1546 à 1560 ministre plénipotentiaire de France en Écosse, puis ambassadeur de Marie Ire d'Écosse. Il tenta sans succès de réprimer la Réforme écossaise.

Cleutin, titré Monsieur d’Oisel, ou d’Oysel, était ambassadeur résident et lieutenant-général du Roi de France en Écosse. En d'Oisel s'associa à Adam Otterburn pour négocier la paix avec Henri VIII. Cette mission n'eut guère de succès, ce que les autres ambassadeurs ont attribué à leur discours futiles[1]. Après la Bataille de Pinkie Cleugh, d'Oisel and Marie de Guise se réfugièrent au Château de Stirling et d'Oisel, selon Knox, était « aussi apeuré qu’un renard qu’on débusque de son terrier [2]. » Lorsque André de Montalembert, sieur d'Esse, prit la parole devant le parlement à Haddington le , proposant le mariage de Marie d'Écosse au Dauphin, D'Oisel s'inclina devant l'accord unanime[3]. C’est d’Oisel, et non le duc de Châtellerault, qu'on mit à la tête des affaires d’Écosse lors de la visite en France de la reine Douairière, Marie de Guise, en 1551[4]. Henri épousa d'abord Jeanne de Thouars, dont il eut trois enfants en Écosse. Sa seconde épouse fut Jeanne de Chasteigner, dont la famille protégeait Scaliger[5]. À l’apogée de l’Auld Alliance entre la France et l’Écosse, l'émissaire de l’Empereur à Édimbourg, Mathieu Strick, observait que d'Oisel détenait pour ainsi dire l’autorité suprême en matière de politique générale et de justice[6]. Les sources contemporaines témoignent de sa popularité auprès de la noblesse écossaise, contrairement à d’autres ministres français employés auprès de la cour d’Écosse comme Yves de Rubay. Il n'est pas jusqu’à l’Anglais Thomas Wharton qui ne témoigne qu'en ce qui concerne MM. de Guise et d'Oisel, « ...tous en Écosse les écoutent et les apprécient » (all in Scotland obey and lyketh them[7]). Les chroniqueurs protestants postérieurs, tels George Buchanan et Robert Lyndsay of Pitscottie, s'accorderont à reconnaître leur adresse et leur singulier discernement[8].

La paix conclue entre l’Angleterre, la France et l’Écosse après les tumultes du Rough Wooing (1543–1551) ne faisaient évidemment pas l'affaire de l’Espagne et de son Empire. En , ue partie de la correspondance de d’Oisel avec Marie de Guise et Henri II, comportant notamment les détails de l’arrestation d’un Irlandais, George Paris, fut interceptée par les services de la reine douairière régente des Pays-Bas[9]. Lorsque Marie de Guise protesta, la douairière régente lui répondit que ses lettres à d’Oisel étaient inconvenantes, puisque outre qu’elle ne témoignaient guère d’une amitié fidèle et sincère à l’Empereur, elles montraient de la délectation quant à la destruction et à l'abaissement de sa propre famille (la Maison Stuart)[10]. Et lorsque le prince de Guise devint régent d’Écosse le , d'Oisel et Marie de Guise quittèrent le Palais de Holyrood pour Tolbooth afin de reprendre au comte d'Arran les régalia (l’épée, le sceptre et la couronne)[11].

La Réforme et l'Écosse

Notes et références

Liens externes

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