Henri Colin (chanoine)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Henri Ernest Colin, à Bains-les-Bains et mort le à Paris, est un ecclésiastique et un spécialiste de physiologie végétale, membre de l'Académie des sciences[1], vice-président de la Société botanique de France, membre de la Société française de biochimie et de biologie moléculaire[2]. Ses travaux portent surtout sur les algues[3] et sur les betteraves sucrières[4].

Maison natale du chanoine Colin.

Henri Colin naît à Bains-les-Bains, son père travaille dans une clouterie au Moulin-au-Bois où il est mécanicien[5]. Sa maison natale, située rue d'Épinal, a été démolie, mais en 1962, la place où elle se trouvait fut baptisée de son nom[6].

Henri Colin est enfant de chœur à l'église paroissiale Saint-Colomban[7]. Après ses études primaires à Bains, il est admis au petit séminaire de Châtel-sur-Moselle, puis à celui d'Autrey et enfin au grand séminaire de Saint-Dié. En 1901, il est autorisé à suivre les cours de Institut catholique de Lille où il obtient son baccalauréat l'année suivante. Il prépare alors une licence de sciences naturelles sous la direction de l'abbé Jean-Nicolas Boulay, d'origine vosgienne lui aussi, et spécialiste des mousses et des lichens[5]. Il est ordonné prêtre à Saint-Dié en 1904. Il rejoint l'Institut catholique de Paris et y prépare une nouvelle licence de sciences physiques. Puis il entreprend des recherches personnelles en suivant les cours de Marin Molliard et ceux de Gaston Bonnier en Sorbonne. Il soutient sa thèse, Hydrolyse de quelques polysaccharides par le Botrytis cinerea, en .

À la suite de cette soutenance, il est nommé maître de conférences à l'Institut catholique de Paris. Il y crée le laboratoire de physiologie végétale[5] et devient professeur titulaire de physiologie végétale, fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort[8]. De 1909 à 1913 il enseigne aussi la botanique à Lille.

En 1913, il est victime d'une fièvre typhoïde qui lui laisse une profonde surdité comme séquelle. Il apprend alors à lire sur les lèvres avec l'aide de son ami l'abbé Jean-Pierre Rousselot, professeur de phonétique au Collège de France. Durant la Première Guerre mondiale, il sert au Val de Grâce sous les ordres du professeur Hyacinthe Vincent, directeur du laboratoire bactériologique[5].

Il est élu à l'Académie des sciences, en section botanique, le [9].

Le dimanche , alors qu'il part pour une sortie botanique en banlieue parisienne, Henri Colin est pris de malaise dans le métro[10]. Il meurt victime d'une embolie. Ses obsèques se déroulent le dans la chapelle Saint-Joseph des Carmes de Paris. Il est inhumé provisoirement au cimetière d'Ivry, puis définitivement au cimetière de Bains-les-Bains le [5].

Distinctions

Le chanoine Colin est chevalier de l'ordre du Mérite agricole et officier de l'Ordre de la Couronne de Belgique.

Il reçoit le prix Montagne en 1912, le prix Lonchampt[11] en 1922 et le prix Vaillant en 1924.

Publications

Références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI