Henri Cornu
archevêque catholique
From Wikipedia, the free encyclopedia
Henri Cornu, que l'on trouve également sous les formes Cornut ou Le Cornu, mort le , est un prélat français du XIIIe siècle, issu de la famille (de) Cornu(t).
| Archevêque de Sens Archidiocèse de Sens | |
|---|---|
| - | |
| Évêque de Nevers Diocèse de Nevers | |
| - | |
| Naissance |
Date inconnue |
|---|---|
| Décès | |
| Activité | |
| Famille | |
| Père |
Simon II Cornu (d) |
| Fratrie |
| Consécrateur |
|---|
Biographie
Origines
Henri, parfois Henry, est le fils de Simon II Cornu († ), chevalier[1]. Il a neuf frères et sœurs, dont Gilles, futur archevêque de Sens (1275-1292), Simon III, chanoine de Laon et de Sens ; Robert, chanoine, et Albérix/Aubry, chanoine[1].
Il est neveu de Gauthier, Gilles archevêques de Sens, et Albérix/Aubry, évêque de Chartres (1236-1244)[2],[1]. Selon Paul Quesvers, Robert, évêque de Nevers (1240-1252), serait, en raison des dates son oncle et non son frère.
Carrière religieuse
Henri Cornu entame une carrière religieuse au cours de laquelle il est archidiacre de Sens, trésorier de Nevers et chapelain du pape[1].
Il succède à son oncle paternel, Robert, décédé en , sur le siège épiscopal de Nevers, au mois de [2]. Il n'est pas « encore sacré lorsque le chapitre de Sens lui [accorde] ses suffrages »[2].
Archevêque de Sens
En , il se rend auprès du roi, à Voisines, afin d'obtenir la remise du droit de régale, en lien avec l'influence de sa famille à la cour[2]. Il prête serment[3]. Il peut ainsi succéder à son autre oncle, Gilles, comme archevêque de Sens[1], sous le nom d'Henri II[2].
Il est sacré et il semble recevoir le pallium du pape Alexandre IV, au Palais des papes de Viterbe[1],[2]. Il entre officiellement dans sa ville le [2].
Il semble poursuivre les différents travaux entamés par ses prédécesseurs, concernant notamment la cathédrale, l'archevêché et l'hôpital[1].
Au mois de , il se rend à Paris pour présider un synode concernant l'assassinat de Renaud de l'Epine, chantre de Chartes[2]. La roi profite de cette assemblée pour faire juger un conflit opposant les dominicains à l'Université de Paris[2]. Rome intervient et casse le jugement, favorable à l'Université[1],[4].
Il fait l'acquisition de Noslon, pour lequel il rend hommage au roi[5].
Mort et sépulture
Henri Cornu meurt des suites d'un empoisonnement, le [5].
Son corps est inhumé dans la cathédrale de Sens. Un dessin de son tombeau a été réalisé par Gaignières (Inscriptions de l'ancien diocèse de Sens). Geoffroy de Courlon mentionnait son emplacement « devant l’autel majeur »[6].