Henri Fréville
professeur d'histoire, résistant, homme politique et écrivain français
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Henri Fréville, né le à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) et mort le à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine)[1], est un professeur d'histoire, résistant, homme politique et écrivain français.
| Henri Fréville | |
Portrait d'Henri Fréville. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (8 ans, 11 mois et 29 jours) |
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| Élection | 26 septembre 1971 |
| Circonscription | Ille-et-Vilaine |
| Groupe politique | UCDP |
| Député français | |
| – (9 ans, 5 mois et 21 jours) |
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| Élection | 30 novembre 1958 |
| Réélection | 18 novembre 1962 12 mars 1967 |
| Circonscription | 1re d'Ille-et-Vilaine |
| Législature | Ire, IIe et IIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | RPCD (1958-1962) CD (1962-1967) PDM (1967-1968) |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Jacques Cressard |
| Maire de Rennes | |
| – (23 ans, 10 mois et 7 jours) |
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| Prédécesseur | Yves Milon |
| Successeur | Edmond Hervé |
| Président du Conseil général d'Ille-et-Vilaine | |
| – (10 ans) |
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| Prédécesseur | Maurice Audrain |
| Successeur | François Le Douarec |
| Conseiller général d'Ille-et-Vilaine | |
| – (15 ans) |
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| Circonscription | Canton de Rennes-Nord-Est |
| Prédécesseur | Paul Robert |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Henri Gustave Théophile Fréville |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) |
| Date de décès | (à 81 ans) |
| Lieu de décès | Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine) |
| Sépulture | Cimetière de l'Est (Rennes) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | MRP CD CDP puis CDS-UDF |
| Enfants | Yves Fréville |
| Profession | Professeur agrégé d'histoire |
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| Maires de Rennes | |
| modifier |
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Député puis sénateur d'Ille-et-Vilaine, il fut maire de Rennes pendant près de vingt-cinq ans, de à .
Biographie
Il fut professeur agrégé d'histoire au lycée de garçons de Rennes à partir de 1932. Il enseigna de 1949 à 1971 l'histoire moderne à la faculté de lettres de Rennes (devenue l'université Rennes II). Il fonda par ailleurs l'Institut armoricain de recherches historiques. Il reçoit le grand prix Gobert de l'Académie française en 1955.
À la Libération, il fut le délégué régional à l’Information pour la Bretagne de Victor Le Gorgeu, commissaire régional de la République pour les quatre départements bretons. Il fut le président de la commission de re-parution des titres de presse, chargée de l'épuration des titres collaborationnistes.
Il fut maire (MRP) de Rennes de 1953 à 1977[2], président du conseil général d'Ille-et-Vilaine de 1966 à 1976, député de la 1re circonscription d'Ille-et-Vilaine de 1958 à 1968, sénateur d'Ille-et-Vilaine de 1971 à 1980. Il est l'un des deux seuls parlementaires d'Ille-et-Vilaine à avoir voté pour la loi sur l'Interruption volontaire de grossesse[3]. Il fut la cible d'un attentat du FLB, le [4].
Auteur de nombreux ouvrages d'histoire, il étudia notamment le comportement des nationalistes bretons durant la Seconde Guerre mondiale, à partir de documents de l'administration militaire allemande, récupérés dans les locaux de l'hôtel Majestic à Paris, siège du haut commandement militaire allemand en France occupée.
Le , la ville de Rennes renomma l'avenue de Crimée en avenue Henri-Fréville. La station de métro de la ligne A qui s'y trouve porte également son nom, tout comme l'amphithéâtre A4 de l'université Rennes-II (campus de Villejean).
Époux d'Antoinette Fournier (1908-2000), il est le père d'Yves Fréville (1934-2025), professeur d'université et parlementaire.
Distinctions
Publications
- L'Intendance de Bretagne (1689-1790) : Essai sur l'histoire d'une intendance en Pays d'États au XVIIIe siècle, vol. I à III, Rennes (thèse), Plihon, .
- Un acte de foi : trente ans au service de la Cité, Rennes, Éditions SEPES (OCLC 5616817), .
- La presse bretonne dans la tourmente : 1940-1946, Paris, Plon, .
- Archives secrètes de Bretagne, 1940-1944, Rennes, Ouest-France, (réimpr. 2004, 2008) (ISBN 978-2-7373-4453-4), édition revue et corrigée par Françoise Morvan