Henri Hardouin

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
GrandpréVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Henri Hardouin
Fonction
Maître de chapelle
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
GrandpréVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Mouvement

Henri Hardouin, né le à Grandpré (Ardennes) où il est mort le , est un compositeur français.

Il est né dans une famille relativement modeste à Grandpré en 1727[1],[2]. Son père, Jean Hardouin, est maréchal-ferrant[2],[3]. Sa mère est née Françoise Livrezeaune, une famille qui compte plusieurs hommes d'église[2].

Il est admis en 1735, à l'âge de 8 ans, comme enfant de chœur (enfant chantant dans le chœur) au sein de la maîtrise de la cathédrale de Reims, sur la base de son potentiel vocal[1],[2]. Il y chante aux côtés des choristes adultes (professionnels à l'époque) tout en y recevant une solide formation musicale et générale. Les places sont rares dans cette maîtrise[2]. Il y reçoit une formation aussi bien au plain-chant (ou chant grégorien) chanté sous ses diverses formes, qu'à la musique polyphonique et au contrepoint savant. Plus tard, il entre au séminaire et devient, en 1749, le maître de musique (on dirait aujourd'hui le « maître de chapelle », donc le chef de chœur et compositeur) de ce chœur[1] fondé à la fin du XIIIe siècle (1285). Prêtre en 1751[1], il est reçu chanoine, au sein du chapitre, en 1776[1], ce qui lui permet de bénéficier d'une prébende canoniale[1] et de participer aux délibérations.

De 1749 à 1773[1], il dirige également la nouvelle Académie de musique de la ville (association municipale de concerts et d'enseignement), installée dans un lieu attenant à la mairie. Les concerts y sont hebdomadaires. Très attaché à la liturgie, Henri Hardouin démissionne de cette position en 1773[1], en désaccord avec la place de plus en plus grande accordée à la musique profane.

Lorsque la Révolution disperse les chapitres ecclésiastiques, en , il perd ses fonctions, mais tente, sans succès, de reconstituer cette maîtrise dès 1794, après la Chute de Robespierre, la fin de la Terreur, et le rétablissement de la liberté des cultes[1].

Il se retire à Grandpré en 1801[2]. En juillet-août de la même année, un Concordat, conclu entre Bonaparte et la papauté, rétablit la religion catholique en France et permet une renaissance progressive des maîtrises.

Henri Hardouin est mort à Grandpré, le [1]. Il a été inhumé dans l'église paroissiale où, par la suite, deux plaques commémoratives sont posées.

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI