Henri Mirville
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Henri Victor Marie Alfred Mirville |
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Écrivain, militaire, éducateur sportif |
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Henri Mirville, né le à Étampes dans le département de l'Essonne et mort pour la France à Nomeny en Meurthe-et-Moselle, le , est un officier, spécialiste de l'éducation physique et homme de lettres français du début du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Jeunesse et formation
Henri Victor Marie Alfred Mirville, né le à Étampes[1], est le fils d'Édouard Georges Mirville (1826-1894), officier de cavalerie, et de Louise Guntz (1840-1906)[2].
Il suit une brillante scolarité au lycée du Havre, est lauréat du premier prix de version latine au Concours général en 1892[1],[3], et la poursuit au lycée de Rouen où il est boursier de l'État en 1893[4]. Il prépare ensuite le concours d'admission à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr qu'il réussit en 1896, à la 113e place sur 526 admis[5], et intègre la promotion « Première des Grandes Manœuvres ». À sa sortie de l'école en , il est nommé sous-lieutenant au 69e régiment d'infanterie[6], puis lieutenant en [7].
Officier spécialiste de l'éducation sportive
Sportif accompli, il « remporte de nombreux succès comme athlète et gymnaste avant d'entrer à Saint-Cyr ». Il est premier au cours de l'École normale militaire de gymnastique et d'escrime de Joinville et abandonne sa préparation à l'École de guerre pour devenir instructeur au cadre fixe de Joinville. Nommé instructeur de gymnastique en [8], il devient « directeur du cours des officiers et chargé du perfectionnement des moniteurs »[9]. Il transmet aux jeunes les nouvelles méthodes de l'éducation physique qu'il a apprises auprès de son maitre et ami, Georges Demeny[1].
Il se fait connaitre dans le monde pour la valeur sa méthode éducative, représente la France dans des congrès d'éducation physique et se rend en Suède pour y étudier de nouvelles méthodes d'athlétisme[1]. En , il passe au 105e régiment d'infanterie, tout en étant maintenu à l'école normale de gymnastique[10].
Le , il épouse Marie Elisabeth Marguerite Weissenburger (1879-1914) à la mairie du Havre[11]. Le couple aura 3 enfants et Marguerite mourra en , quelques semaines après la naissance de leur troisième enfant et la mort de son mari[12].
À 34 ans, en 1909, il doit abandonner sa carrière militaire pour des raisons politiques et demande un congés[1]. Il participe alors à la fondation de la Librairies des Annales dont il est le directeur avant le début de la guerre[13]. Il multiplie les activités, écrivant également pour des journaux et revues (La France militaire, Le Journal des débats et La Vie au grand air), tout en étant à la tête de deux sociétés de préparation militaire et suppléant Georges Demeny dans son cours supérieur d'éducation physique[1].
La revue La Vie au grand air lui confie, à l'occasion du Congrès international de l'éducation physique qui se tient à Paris en , la rédaction d'un cycle d'articles intitulé La Science de la santé, dont la publication dans la revue s'étend entre mars et [9].
Officier de réserve tué au début de la Première Guerre mondiale
Lorsqu'éclate le Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme lieutenant pour commander la 18e compagnie du 277e régiment d'infanterie[14]. Le , lors des terribles combats du village de Nomeny, qui sera entièrement détruit ce jour-là, Henri Mirville est tué[15],[16],[17]. Il est inhumé à la nécropole nationale de Champenoux (tombe individuelle 13)[18],[19].
Sa citation à l'ordre de l'armée en précise les circonstances : « Au combat de Nomeny, le , a conduit sa compagnie au feu avec une énergie et un sang-froid admirables. Est tombé mortellement frappé par une balle au cœur au moment où, debout, il entraînait la chaîne en avant en criant : N'ayez pas peur, les gars, les balles ne couvrent pas le bruit de mon sifflet »[20].
Publications dans des revues et journaux
- Congrès international de l'éducation physique : Paris, 17-20 mars 1913, vol. III. Compte rendu, Paris, J.-B. Baillière et Fils, , 183-192 p. (lire en ligne), « Analyse physiologique de l'adresse »
- Congrès international de l'éducation physique : Paris, 17-20 mars 1913, vol. III. Compte rendu, Paris, J.-B. Baillière et Fils, , 208-210 p. (lire en ligne), « Sur l'éducation de la fonction respiratoire »
- « Congrès d'éducation physique : Premier article », Journal des débats, no 76, , p. 2-3 (lire en ligne)
- « 2e Journée du Congrès d'éducation physique », Journal des débats, no 79, , p. 3 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitre I), La Vie au grand air, no 757, , p. 218-220 (lire en ligne)
- « Congrès d'éducation physique : Troisième journée », Journal des débats, no 81, , p. 3 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitre II), La Vie au grand air, no 758, , p. 245-246 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitre III), La Vie au grand air, no 759, , p. 265-266 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitre III), La Vie au grand air, no 760, , p. 281-282 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitres IV et V), La Vie au grand air, no 761, , p. 299-300 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitres V), La Vie au grand air, no 762, , p. 319-320 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitres VI), La Vie au grand air, no 763, , p. 339-340 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitres VI suite), La Vie au grand air, no 764, , p. 359-360 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitres VII et VIII), La Vie au grand air, no 765, , p. 373-374 (lire en ligne)
- « La Science de la santé » (chapitre VIII suite et fin), La Vie au grand air, no 766, , p. 397-398 (lire en ligne)
- « L'Education physique des enfants : Conseils avant les vacances », Touche à tout, no 7, , p. 57-58 (lire en ligne)
- « L'homme de recrue est-il surentrainé ? », La France militaire, no 9095, , p. 1 (lire en ligne)
- « La nouvelle circulaire sur le brevet d'aptitude militaire », La France militaire, no 9147, , p. 1 (lire en ligne)
- « Les Instituteurs à Joinville », La France militaire, no 9163, , p. 1 (lire en ligne)
- « Nos régiments de réserve », La France militaire, no 9210, , p. 1 (lire en ligne)
- « Nos régiments de réserve : suite », La France militaire, no 9216, , p. 1 (lire en ligne)
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume, Journal officiel du [20]
Croix de guerre -, étoile d'argent
Hommages
- Le nom d'Henri Mirville est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[21].
- Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 du lycée François 1er au Havre, du lycée Pierre Corneille à Rouen et sur le monument aux morts du Havre[22].