Henri Nouveau
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Heinrich Neugeboren |
| Pseudonyme |
Henri Nouveau |
| Nationalités | |
| Formation |
Bauhaus (à partir de ) |
| Activités |
Henri Nouveau, né Heinrich Neugeboren le à Kronstadt dans l'empire austro-hongrois et mort le à Paris, est un artiste français du XXe siècle, compositeur, peintre, aquarelliste et collagiste.
Henri Nouveau naît le à Kronstadt (aujourd'hui Brașov en Roumanie)[1],[2].
Son père est architecte et sa mère musicienne. Il fait ses études secondaires à Budapest avant de revenir dans sa ville natale. En 1914, lorsque la Transylvanie est rattachée à la Roumanie, il prend la nationalité hongroise[1].
Entre 1921 et 1925, il étudie à l'Académie de musique de Berlin, la composition avec Paul Juon et le piano avec Egon Petri. Il commence à peindre vers 1923 et fréquente à Berlin le cercle des artistes gravitant autour de Der Sturm. Il produit des gouaches et des pastels rapidement exécutés dans un style géométrique abstrait, notamment inspiré par le surréalisme poétique[1].
Entre 1925 et 1927, Henri Nouveau vit à Paris et travaille la composition avec Nadia Boulanger à l'École normale de musique. Il revient ensuite à Berlin, visite en 1928 à Dessau le Bauhaus, où il rencontre Klee et Kandinsky. Il publie dans le journal de l'école un article sur le rôle de la musique et sa relation avec la création d'œuvres d'art en trois dimensions. Il expose un projet de conception d'une œuvre monumentale en l'honneur de la Fugue en mi bémol mineur de Bach, dans laquelle les notes seraient matérialisées sur la toile par une « transposition scientifique d'un système d'écriture à un autre[3] ». C'est cette ébauche qui inspire un monument en hommage à Bach réalisé ultérieurement à Leverkusen[1],[4].
Entre 1925 et 1930, il réalise plusieurs tableaux-collages non figuratifs, dans un style qui évoque Moholy-Nagy. À compter de 1929, Nouveau s'installe définitivement à Paris, où sa première exposition, en 1930, est un échec. Il prend ses distances avec le mouvement Abstraction-Création, connait une période surréaliste entre 1934 et 1936, et se rapproche d'un autre artiste hongrois vivant à Paris, Lajos Tihanyi[1].
Comme compositeur, il est l'auteur de plusieurs lieder et pièces de musique de chambre, dont des œuvres joués dans les années 1930 au Triton, à la Société musicale indépendante ou à la Radiodiffusion[1].
Après la Seconde Guerre mondiale, Nouveau se lie d'amitié avec Francis Picabia. Il délaisse le collage pour se consacrer à la peinture. Sur les conseils de Picabia, il participe au Salon des réalités en 1946. En 1948, il abandonne la composition. Esthétiquement, ses œuvres graphiques évoluent progressivement vers une conception géométrique de l'abstraction, non dénuée « d'un humour plastique-poétique ». À l'invitation de Raymond Bayer il participe à des réunions des Musicalistes[1].
Œuvre
L'ensemble de l'œuvre d'Henri Nouveau compte plus de sept cents peintures, une cinquantaine de partitions musicales, la rédaction d'un journal intime, tenu régulièrement à partir de 1916, ainsi que des nouvelles[1].
Il est cité par Brassaï dans ses Lettres à mes parents, p. 245 et 246, sous le nom de Heinrich Neugeboren.