Henri Picard (pilote)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès (à 27 ans)
vers Gdańsk, Pologne
OrigineDrapeau de la Belgique Belgique
AllégeanceRoyal Air Force
Henri Picard
Henri Picard (pilote)
Henri Picard avec son Spitfire en juillet 1942.

Naissance
Etterbeek
Décès (à 27 ans)
vers Gdańsk, Pologne
Origine Drapeau de la Belgique Belgique
Allégeance Royal Air Force
Grade Flight lieutenant
Années de service 19361944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Citation militaire britannique
Chevalier de l'Ordre de Léopold
Croix de guerre belge

Henri Picard, né le à Etterbeek, mort le dans les environs de Gdańsk, est un pilote belge de Spitfire fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale.

Avant guerre

Henri Albert Picard naît à Etterbeek, dans la banlieue de Bruxelles, en Belgique. Il rejoint l'école militaire le afin de devenir officier au sein des chasseurs ardennais. Lors de sa formation, il développe une fascination pour l'aviation, étend son contrat en et rejoint l'école d'aéronautique en pour être formé en tant qu'observateur aérien. Promu sous-lieutenant en , il est déterminé à devenir pilote et rejoint l'école de pilotage en [1],[2].

Service durant la guerre

À la suite de l'invasion allemande de la Belgique en , l'école est évacuée en France, puis en Algérie et enfin au Maroc. Le , il part avec 59 autres élèves pilotes belges de la 83e classe pour Gibraltar puis rejoint le Royaume-Uni par la mer le . Sur la base de Gloucester, il est nommé pilot officer au sein de la Royal Air Force Volunteer Reserve (en) (RAFVR) le et achève sa formation de pilote en . Le pilote reçoit ensuite sa formation opérationnelle en Écosse au sein de la No. 58 Operational Training Unit (en) sur la base de Grangemouth (en) en . En août, il rejoint l'escadrille belge du No. 131 Squadron (en).

Le , alors qu'il est au roulage sur la piste de la base de Atcham (en), Henri Picard ne voit pas un Miles Magister et entre en collision avec lui[3]. Le , il est affecté à la 350e escadrille sur la base de Valley (en) au Pays de Galles où il effectue des missions d'escorte de convoi à bord d'un Spitfire. En , l'unité rejoint la base de Kenley pour effectuer des missions de chasse au-dessus de la France occupée[4],[5],[6].

Spitfire du No. 350 Squadron sur la base de RAF Kenley

Henri Picard reçoit la Croix de Guerre avec deux palmes après avoir abattu deux chasseurs Focke-Wulf Fw 190 de la Luftwaffe au-dessus de Sangatte le [7]. Le , à bord d'un Spitfire Mark Vb (numéro de série "EN796"), il participe à une opération d'attaque au sol à basse altitude près de Merville au cours de laquelle l'un de ses équipiers pilote atterrit en crash après avoir percuté un château d'eau. Henri Picard rejoint sa base seul, son avion étant gravement endommagé à la suite d'une collision avec des câbles de haute tension[8].

Le pilote belge participe également aux combats aériens soutenant les débarquements amphibies à Dieppe le , et partage la destruction d'un Focke-Wulf FW 190 de la Luftwaffe[9].

Prisonnier de guerre

Le , Picard participe à une mission sur la France occupée connue sous le nom de "Circus 208" à bord d'un Spitfire (numéro de série «BM297») au cours de laquelle il est abattu par un Focke-Wulf Fw 190 au-dessus de la Manche dans la zone d'Abbeville. Le même jour, le pilote norvégien Halldor Espelid (en), qui participera également à la "grande évasion", est abattu et fait prisonnier à quelques kilomètres de distance[10]. Picard se parachute blessé en mer et passe près de 6 jours à la dérive avant d'être amené par le courant sur la côte française et d'être fait prisonnier de guerre[1].

À la suite de son rétablissement à l'hôpital, Picard est conduit en tant que prisonnier no 685 au camp du Stalag Luft III dans la province polonaise de la Basse-Silésie près de la ville de Sagan. Au cours de son séjour en captivité, il est promu Flying officer, puis Flight lieutenant. Étant un artiste méticuleux, il est l'un des cinquante faussaires de documents travaillant aux côtés de Gordon Brettell (en), Romualdas Marcinkus (en) et Tim Walenn (en)[11], et fabrique des répliques parfaites d'armes pour les hommes essayant de s'échapper en uniforme allemand[12].

Maquette du camp Stalag Luft III.

"Grande évasion"

Henri Picard est l'un des 76 hommes qui s'échappent du camp de prisonniers dans la nuit du 24 au au cours de la célèbre évasion connue sous le nom de "la Grande Évasion"[13].

Il voyage ensuite au sein d'un groupe de quatre évadés dans lequel Gordon Brettell (en) et Picard se font passer pour des français et Romualdas Marcinkus (en) et Tim Walenn (en) pour des Lituaniens. Tous se faisant passer pour des ouvriers étrangers, ils réussissent à monter à bord d'un train en direction de Francfort[14], puis de Danzig[15]. Ils ont alors très probablement l'intention de rejoindre la province de Prusse-Orientale et la frontière lituanienne dans l'espoir de traverser la mer Baltique pour la Suède neutre. Quand les Allemands découvrent l'évasion, ils commencent une chasse à l'homme. Durant la cavale, Picard et ses compagnons sont capturés par la Gestapo près de Schneidemühl le .

Le groupe de quatre est amené au Stalag XX-B (en)[16], et passe la nuit là-bas. Le lendemain, ils sont remis à la Gestapo de Danzing[17] puis emmenés dans une forêt près de Prusce où ils sont exécutés[18]. Le , le corps du pilote belge est incinéré dans le crématorium de la Gestapo de Danzig[19],[20].

Picard est l'un des cinquante évadés désignés par le SS-Gruppenfuhrer Arthur Nebe pour être tués[21], cela explique son exécution par la Gestapo[22],[23],[24].

À l'origine, ses restes sont enterrés à Sagan, mais il est maintenant enterré dans une partie du vieux cimetière de garnison de Poznań à côté de ses camarades évadés[25].

Son nom est inscrit sur le "Memorial North Weald" de St Andrews Church de North Weald[26].

Mémorial des "cinquante", les pilotes alliés exécutés après la "Grande Évasion"

Une plaque commémorative à son nom est dévoilée sur la base de Beauvechain le [27].

Certains de ses documents privés de 1940 son conservés dans l'Imperial War Museum à Londres[28].

Décorations

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI