Merville (Nord)
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| Merville | |||||
L'hôtel de ville (inauguré le 7 avril 1929). | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Dunkerque | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Flandre Lys | ||||
| Maire Mandat |
Joël Duyck 2020-2026 |
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| Code postal | 59660 | ||||
| Code commune | 59400 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mervillois, Mervilloises Le nom jeté des habitants est les caous (chats) |
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| Population municipale |
9 808 hab. (2023 |
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| Densité | 364 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 38′ 40″ nord, 2° 38′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 12 m Max. 19 m |
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| Superficie | 26,96 km2 | ||||
| Type | Petite ville | ||||
| Unité urbaine | Béthune (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Merville (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Hazebrouck | ||||
| Législatives | Quinzième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.ville-merville.fr | ||||
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Merville (Meregem en Flamand) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
Localisation
Située au sud de l'arrondissement de Dunkerque (Plaine de la Lys) entre Lille (38 km), Hazebrouck (13 km) et Béthune (16 km). Merville est située au confluent de la Lys et de la Bourre.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Calonne-sur-la-Lys, Estaires, La Gorgue, Haverskerque, Lestrem, Morbecque, Neuf-Berquin, Saint-Floris et Vieux-Berquin.
| Morbecque | Vieux-Berquin | Neuf-Berquin | ||
| Haverskerque | N | Estaires | ||
| O Merville E | ||||
| S | ||||
| Calonne-sur-la-Lys | Lestrem |
Une partie du hameau de Caudescure se trouve à Merville quant l'autre est située à Vieux-Berquin[1]
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Lys, la Plate Becque, la Turbeauté 1, la Vieille Lys Aval, le canal d'Hazebrouck, le Courant du Pont du Beurre - Courant de l'Hautdyck[2], divers bras de décharge de la Bourre du confluent du canal de la Bourre à la Vanne[3], divers bras de décharge Rg Ecl 4 Merville de la Vanne[4], divers bras de décharge vers la Vieille Lys[5], la rivière la Vieille Lys[6], le Courant de la Redoute[7], le Courant Delbecque[8], le Courant du pont liévois[9], le fossé de la Forêt[10], le ruisseau le berquigneul[11] et divers autres petits cours d'eau[12],[Carte 1].
La Lys, d'une longueur de 134 km en France, prend sa source dans la commune de Lisbourg, à l'altitude de 114,7 mètres, et se jette dans l'Escaut à Gand à 4,45 mètres d'altitude[13].
La Plate Becque, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune de Pradelles et se jette dans le canal d'Hazebrouck sur la commune, après avoir traversé six communes[14].
La Vieille Lys Aval, d'une longueur de 11,4 km, prend sa source dans la commune de Haverskerque et se jette dans la Lys sur la commune, après avoir traversé quatre communes[15].
Le canal d'Hazebrouck, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune de Hazebrouck et se jette dans la Lys sur la commune, après avoir traversé quatre communes[16].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Lys ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Lys. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte pour l'élaboration du SAGE de la Lys (SYMSAGEL)[17].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[20] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[21]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 679 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 14 km à vol d'oiseau[24], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[25],[26]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Merville est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[27]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 3], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[28],[29]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Merville, dont elle est la commune-centre[Note 5],[29]. Cette aire, qui regroupe 1 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[30],[31].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,9 %), zones urbanisées (12,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), prairies (4,3 %), forêts (0,2 %)[32]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
Meregem en flamand[33] ce qui signifie : « hameau du marais ». Autrefois dénommée terre de Broyle (terrain marécageux) puis Maurante villa, du nom de Saint Maurand (Maurand de Douai)[34]. En latin, Merville se dit Maroutvilla[35] traduit par Maurontville.
Histoire
Fin du VIIe siècle, Mauront, duc de Douai, fonde un monastère en un lieu appelé Bruël, près de la Lys. Il cède la direction à Aimé de Sion dit Saint-Amé, évêque exilé sur l'ordre du roi Thierry III. Aimé de Sion y meurt en 690. Saint-Maurand meurt en 701 ou 702 à l'abbaye de Marchiennes, fondée par sa mère Rictrude de Marchiennes (Sainte-Rictrude)[36]. Les deux sont considérés comme les fondateurs de Merville[35].
Lors des invasions normandes, vers 870, les moines de Bruël se sont réfugiés à Soissons en emportant le corps de Saint-Amé, puis ils s'installent à Douai. Ils reçurent l'autorisation de s'y fixer et n'en bougèrent plus[36].
La population se développe autour du monastère, et ainsi naît une agglomération attestée en latin médiéval sous la forme Maurontivilla - Broislum en 697, puis Menrivilla en 1076, dans un diplôme de Philippe Ier, roi de France, qui consacre les droits et les biens de la cité à la Collégiale Saint-Amé de Douai.
En 1431, Meerghem (hameau du marais en flamand) reçoit le privilège de fabriquer des draps par Philippe le Bon. Ce même duc signe en 1451 la fameuse Ghisle de Menreville, qui constitue la véritable charte de Merville. La cité est rattachée à la France en 1678 par le traité de Nimègue.
En 1713, le roi Louis XIV a établi à Merville une maîtrise des eaux et forêts[37].
À Merville, comme dans toute la Flandre française, la religion catholique a joué un rôle de premier plan. La paroisse était incluse dans le diocèse de Thérouanne, puis à la disparition de celui-ci dans le diocèse de Saint-Omer[38].
Au moment de la Révolution française, les mesures prises par le nouveau pouvoir pour contrôler la religion, comme la constitution civile du clergé, vont rencontrer une opposition larvée de la population. À Merville, la situation va plus loin que dans d'autres villages : dans la nuit du 20 au , l'arbre de la liberté planté sur la place est abattu. On attribue ce geste à la propagande contre-révolutionnaire propagée par le clergé réfractaire[39]. Cependant, le prêtre constitutionnel (ayant prêté le serment de fidélité à la constitution civile du clergé), Jacquez se révèle être un farouche patriote[40]. De même que quelques autres prêtres (Vandenheede curé de Rexpoëde, Verwisch curé d'Hazebrouck, décapité à Paris) , il fait partie des révolutionnaires les plus extrémistes, au point qu'un révolutionnaire laïque comme Florent-Guiot, représentant de la Convention dans le département du Nord, les soupçonne de vouloir en réalité un soulèvement de la population contre la Révolution[41].
Un document de prairial an V (mai-), constate « l'opinion religieuse est ici le régulateur de l'opinion politique[39] ».
Après la Révolution française, sous le premier Empire, se tient chaque année à Merville une foire de seconde classe, héritée de l'époque antérieure à la Révolution, pour marchandises et bestiaux; en 1802-1803, elle a eu lieu les 1 et 2 vendémiaire (23 et )[42]. S'ajoute à cela un franc marché (marché où les ventes sont dispensées de taxes) aux bestiaux chaque mois. Enfin se tient chaque décade (période de dix jours du calendrier républicain) un marché pour grains, petits animaux et légumes[43].
En 1802, Merville est encore une place fortifiée[44]. À cette époque, la ville est reliée à Lille par deux messagers le mercredi et le vendredi avec retour le lendemain; un autre messager va à Hazebrouck le lundi et le vendredi, et un à Bailleul le mardi et le samedi. Par voie d'eau, deux voitures d'eau publiques gagnent chaque jour Armentières, une autre s'en va vers Aire-sur-la-Lys le mardi et les vendredi avec retour le lendemain[45].
En 1808, on trouve à Merville un dépôt de sûreté, où on enferme les petits délinquants avant leur transfert en maison d'arrêt à Dunkerque ou à Hazebrouck[46].
De 879 à 1940, la ville a connu 6 destructions totales et 5 partielles. Au cours de la Première Guerre mondiale, Merville est totalement rasée : l'architecture néo-flamande de la ville est caractéristique de la période de reconstruction dans les années 1920. La commune reçoit au titre de ces destructions la Croix de guerre 1914-1918[47].
À partir de 1906, jusqu'à 1928 pour les voyageurs et 1944 ou 1962 pour tout type de trafic, une ligne de chemin de fer d'intérêt local relie Hazebrouck à Merville via La motte-au-Bois, avec des arrêts dans des hameaux dépendant des villages traversés, comme Préavin, Caudescure.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, l'aérodrome est utilisé par les Anglais (Hawker Hurricanes...), puis pris par les Allemands (Messerschmitt Bf 110...) ; ces derniers transforment alors le triangle d'herbe en une structure bétonnée, environnée de blockhaus et de tarmacs disposés en « marguerite », l'aérodrome se situant en effet près de la côte et donc de celle de l'Angleterre (les hangars situés vers l'aéro-club datent a priori de cette époque). Lors de la libération de la ville, les infrastructures sont alors utilisées par les Américains pour réparer et entretenir leurs avions, en particulier les bombardiers lourds (Boeing B-17 Flying Fortress, ...).
Le , un raid de bombardiers de l'USAAF fait de nombreux morts sur l'axe des actuelles « Rue du Général de Gaulle - Rue du docteur Rousseau », le mémorial de 1914-1918 situé aux « deux-ponts » fut endommagé à cette occasion. L'attaque serait due à une erreur d'identification de cible ; en effet à cette époque, le débarquement venait de commencer et les aviateurs ont semble-t-il cru à des renforts ou des fuyards allemands lorsqu'il aperçurent nombre d'habitants dans ces rues. Ils provoquèrent la mort de 70 personnes et en blessèrent 59 autres, uniquement des civils[48].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Équipements et services publics
Postes et télécommunications
Depuis 1999, la certification « Villes Internet », illustré par l'octroi d'une à cinq @, offre à la collectivité locale la possibilité de montrer son implication et sa volonté dans la promotion et la mise en œuvre d'un Internet local citoyen à la disposition de tous pour l'intérêt général. Il est attribué par un jury d'experts engagé pour l'Internet citoyen.
La commune obtient sa première certification « Ville Internet 1@ » en 2002. Elle est certifiée « Ville Internet 4@ » en 2025, certification qu'elle a depuis 2015[53],[54].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[56].
En 2023, la commune comptait 9 808 habitants[Note 6], en évolution de +0,91 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 39,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,8 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 4 731 hommes pour 4 867 femmes, soit un taux de 50,71 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Manifestations culturelles et festivités
- Fêtes communales. À Pâques et à l'occasion de la Fête nationale.
- Cortège Carnavalesque du Lundi de Pâques. Y défilent les sociétés locales et étrangères, ainsi que les géants mervillois « le Caou » et « Saint-Antoine », le char de clôture représentant la tentation de Saint-Antoine.
- Fête de la Lys. Initiée par Lys sans Frontières. Les Prés de la ville sont le principal théâtre des nombreuses manifestations : marché du terroir, guinguette au bord de l'eau, promenades en bateau…
- Fête de la Musique. Depuis le , des artistes comme le JAM, Miguel, Isme, Heart Of Ice, etc.
- Joutes nautiques. Les Fêtes du et du sont les deux rendez-vous annuels des jouteurs.
- Foire agricole, avicole, industrielle, commerciale et artisanale.
- Parade de St Nicolas. Par l'association des Amis de Saint-Nicolas.
- L'harmonie fait partie des traditions vivantes de la commune. En 2019, elle existe depuis 230 ans sans interruption et a survécu aux deux guerres mondiales, ce qui en fait une des plus anciennes de France. Des familles entières en font partie depuis des générations, elle compte en 2019 72 musiciens, trois membres honoraires et un porte-drapeau[61].
Économie
Entreprises et commerces
- Merville est au centre de l'aire de culture de la « pomme de terre de Merville ».
- L'ancienne fonderie Franco-Belge, devenue Staub fonderie, spécialiste en ustensiles de cuisine de haut de gamme.
- Aéroport de Merville - Calonne géré par la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lille.
- Institut aéronautique et école de pilotage Amaury de la Grange[62]
- Aéroclub de La Lys et de l'Artois



