Il se passionne pour l'archéologie, qu'il découvre en autodidacte et pratique en amateur avec Jean Arnal et René Majurel. Il «demand[e] toujours à ses élèves de lui apporter les objets d'allure ancienne qu'ils pourraient rencontrer au cours de leurs promenades»[3].
En 1963, alors qu'il étudie avec J. Arnal et R. Majurel la stratigraphie de Substantion, l'antique Castelnau-le-Lez, deux écoliers lui rapportent des tessons de céramiques trouvés dans un champ labouré à Lattes. Les premières fouilles de permettent de retrouver le site de Lattara, le port antique de Substantion et médiéval de Montpellier. Les découvertes sont si importantes que l'État et la commune de Lattes achètent les terrains en 1974[2] et qu'un musée est inauguré en 1986[2] à côté du site, avec affectation de chercheurs du CNRS.
Le , Henri Prades est victime d'une crise cardiaque pendant une séance du conseil municipal de Lattes, à laquelle il était invité pour encourager des fouilles préventives avant la construction de nouvelles villas dans la commune[2]. Après sa mort, le musée archéologique de Lattes est baptisé «musée archéologique Henri-Prades».
Voir aussi
Bibliographie
Louis Segondy, préface à l'édition de l'Histoire de Lattes des origines à la Révolution du chanoine Jean Segondy (1970), éd. Fédération archéologique de l'Hérault, 1996. Le chanoine Segondy a enrichi plusieurs de ses monographies et histoires locales grâce aux trouvailles des archéologues amateurs de l'Hérault.
123456Simon Challier, «L'incroyable histoire du découvreur de Lattara», La Gazette de Montpellier n°1808, 9 février 2023, pages 24-25.
↑Jean Arnal, René Majurel et Henri Prades, article sur les fouilles archéologiques de Lattes, publié dans le Bulletin du Syndicat d'initiative de Montpellier no23, 3e trimestre 1969.