Henri Roidot

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Décès
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Nationalité
Activité
Henri Roidot
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

Henri Roidot, né à Anderlecht le et mort à Uccle, le , est un peintre et un aquarelliste belge.

Famille

Henri (Henri Jean) Roidot, né avenue de l'École no 29 à Anderlecht le , est le fils de Claude Nicolas Roidot (1829-1887), libraire, et de Marie Hortense Perrault (1839). Henri Roidot épouse à Beersel le Florentine Neerdaels (1882), institutrice[1].

Formation

Henri Roidot est étudiant à l'École de dessin de Saint-Gilles. Plus tard, il bénéficie des conseils d'Émile Claus qui remarque le talent de l'artiste[2].

Carrière

Henri Roidot expose pour la première fois au cercle bruxellois L'Aube en 1898. L'année suivante, il expose au Salon de Gand. Il est ensuite présent à plusieurs salons triennaux belges. De 1901 à 1904, il expose aux salons du Vrije Kunst. Membre de Vie et Lumière, il y expose de 1908 à 1911. Au Salon de Bruxelles de 1914, il envoie Automne et Neige à Beersel[3].

Avant 1914, Henri Roidot s'établit dans sa maison-atelier rue du Bourdon no 124 à Uccle. De 1920 à 1956, le peintre expose régulièrement ses œuvres dans des salonnets bruxellois et au cercle Pour l'art[2].

Le , Henri Roidot meurt, à l'âge de 83 ans, avenue Molière à Uccle dans l'hôpital où il avait été admis cinq jours auparavant en raison de graves brûlures reçues tandis qu'il jardinait chez lui. Ses vêtements avaient pris feu et il avait été secouru par les pompiers appelés par son épouse[4].

Œuvre

Caractéristiques

Son champ pictural couvre essentiellement les paysages, parfois étoffés de représentations animalières, les vues de villages et les natures mortes florales. Ses paysages, d'une belle exécution, sont décrits comme vigoureux, ensoleillés et pleinairistes. L'artiste manifeste une compréhension profonde et une observation tenace et réfléchie de la nature. Vers 1912, ses toiles sont brièvement influencées par le fauvisme[2].

Réception critique

En , lorsqu'Henri Roidot expose au Cercle artistique de Bruxelles, le critique du quotidien Le Soir, écrit :

« M. Henri Roidot est un peintre à la vision claire. Il traite la couleur en bonne pâte lumineuse  ; il compose avec habileté des paysages brabançons où vibre la joie du soleil qui répand partout la bigarrure de ses tonalités multiples. On remarque ainsi Le Moulin à vent et d'intéressantes impressions recueillies à Beersel, à Leeuw-Saint-Pierre et à Drogenbos[5] »

En , lorsqu'il expose à la Galerie Kodak de Bruxelles, le critique du quotidien Le Soir, écrit :

« On avait pu regretter parfois que cet artiste ne modifiât pas assez sa manière et que, attaché à peindre de vertes prairies sur lesquelles des toits rouges se détachaient dans une atmosphère bleue, teintée du rose des nuages, il ne variât guère ses sujets. Aujourd'hui, nous pouvons apprécier des toiles d'une toute autre nature. Il a répandu ses enchantements, mais des paysages tels que l'Église sous la neige, le Soir dans les bois, le Chemin des sapinières, se signalent par l'éclat mesuré du coloris, par le juste équilibre des tons et une sorte de lyrisme exprimé par les gammes puissantes qui chantent l'hymne éternel des saisons, le rythme des matins et des soirs enflammés. Certaines de ses œuvres dénotent un sens décoratif très développé, caractérisé par l'abondance et la richesse des tonalités[6] »

En , lorsqu'il expose aux Galeries de l'Art, avenue Louise à Bruxelles, Richard Dupierreux, critique d'art, écrit :

« On pourrait dire qu'il est l'un des maîtres de l'école d'Uccle, si l'on veut bien donner le nom d'école à un groupe d'artistes très différents […]. Ne cherchons pas chez lui d'influences d'écoles ou de maîtres. Sans doute né de l'impressionnisme et formé dans l'atmosphère qui nous a donné Émile Claus, au temps de ses meilleures œuvres, peut-il pour les historiens de l'art être facilement classé. Cependant, il est lui-même, d'un bout à l'autre, qu'il peigne les moutons sous les grands arbres, les choux ou les vaches à l'abreuvoir, la Maison de la vieille Lise ou le Verger de Linkebeek. Il est lui-même avec simplicité et optimisme[7] »

Salons triennaux

Collections muséales

Hommage

Références

Voir aussi

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