Henri Snyers

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Henri Snyers
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Architecture moderniste en Belgique

Henri Snyers, né le à Liège et mort le à Ambert (Puy-de-Dôme), est un architecte liégeois du courant moderniste, dont les réalisations innovent particulièrement dans la période de l'entre-deux-guerres.

Henri Snyers, né le à Liège, est le fils de l'architecte Arthur Snyers[1].

Dans le sillage de son père, Henri Snyers s'inscrit à 17 ans à l'Académie royale des beaux-arts de Liège pour entreprendre des études d'architecture qu'il achève en 1924 avec distinction[2]. Les rapports des professeurs décrivent Henri comme un élève assidu mais assez paresseux, pouvant faire beaucoup mieux étant assez bien doué.

En 1924, il poursuit sa formation à l'École nationale des Beaux-Arts de Paris pour se perfectionner.

De retour à Liège en 1925, il travaille d'abord aux côtés de son père, notamment à la réalisation du Pavillon de l'Économie Belgo-allemande pour l'Exposition internationale de Liège en 1930.

Œuvres

Henri Snyers ouvre son propre atelier en 1929 et conçoit bientôt quatre villas qui vont marquer le paysage liégeois de la nouvelle architecture. Son inspiration avant-gardiste et moderne est au croisement des courants nés au sortir de la Première Guerre mondiale : les mouvements De Stijl, Art déco, et le Mouvement moderne ou modernisme.

Les trois premières villas d'Henri Snyers construites en 1929[3],[4] – les Villas jumelles 1 & 2, avenue des Platanes nos 35 & 37, et la Villa 3, rue de Beaumont 11, dans le parc privé de Cointe à Liège – se caractérisent avant tout par les premiers toits-terrasses à grands débords de la région liégeoise, par des volumes simples à emboîtements, par de larges percements, parfois en angle de volumes ou rehaussés d'auvents en rez-de-chaussée, que président des espaces intérieurs articulés par des altimétries variées, dans le plan vertical, et des jeux de translations dans le plan horizontal. Les façades à ressauts plans sont lisses, en maçonnerie de briques enduites blanches, avec parfois un soubassement en petit granit de l'Ourthe et des bandeaux de briques de parement, les menuiseries sont en profils bois très fins, soulignées d'un bleu de cobalt, comme aussi les rives des débords de toiture.

Avec la Villa Thonnart en 1931, son style moderniste est encore plus radical et dépouillé : volumes cubistes, façades lisses sans débords de toiture et larges percements.

Maison de l'architecte, rue Louvrex, 1933.

En 1935, Henri Snyers construit sa propre maison à l'arrière du jardin de la propriété familiale rue Louvrex et y installe son atelier[5]. Les volumes sont plus compacts, les décrochements réduits, les façades en briques peintes et les larges baies vitrées munies de châssis métalliques à la hollandaise.

À la fin des années 1930, Henri Snyers renoue avec une modénature plus « composée » : brique rouge en parement, fenêtres en oriel ou bow-window sur plusieurs étages (la Maison Verdin ou l'Immeuble Laumont, à Liège).

Magasin SARMA, place du Maréchal Foch, Liège, 1933.
Magasin SARMA, façade avec ses trois entrées, en nocturne, 1933.

Outre les programmes d'habitation, Henri Snyers modernise ou construit des bâtiments à usage commercial : la transformation du grand magasin SARMA, place Foch (1933), le magasin La Bourse, place de la Cathédrale (1957), le magasin IPL, rue des Clarisses (1963), ou la galerie Bouckoms, boulevard d'Avroy (1967).

De 1934 à 1939, Henri Snyers est chargé de la modernisation du célèbre Passage Lemonnier. Le style passe d'une ligne moderniste pour les entrées et les galeries à un dessin Art déco pour la coupole de la rotonde. Les parties vitrées sont en pavés de verre des Cristalleries du Val-Saint-Lambert. Les statuaires de la rotonde sont des créations de la sculptrice Madeleine Schoofs. Le Passage Lemonnier est classé Monument en 1988 au Patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne.

Réalisations

Notes et références

Voir aussi

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