Henri Thomas
poète, écrivain et traducteur français
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Henri Thomas est un écrivain, romancier et traducteur français, né le à Anglemont (Vosges) et mort le à Paris[1].
14e arrondissement de Paris
| Naissance | |
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| Décès |
(à 80 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Marie Joseph Henri Thomas |
| Nationalité | |
| Formation | |
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| Distinction |
Prix Médicis (1960) Prix Femina (1961) Prix Gustave-Le-Métais-Larivière (1976) Grand Prix de Poésie (1986) Prix Mottart (1991) Prix Novembre (1992) |
Le Promontoire (1961) |
Biographie
Il est élève au collège de Saint-Dié, puis il fait sa khâgne au lycée Poincaré de Nancy. Il y fait la connaissance de Boris Simon-Gontcharov et les deux amis entretiendront une longue correspondance jusqu'en 1943. Henri Thomas entre ensuite au lycée Henri-IV à Paris, en lettres et philosophie, où il a Alain comme professeur et Emmanuel Peillet comme condisciple. En 1934, il renonce à se présenter au concours d’entrée à l’École normale supérieure ; il rencontre André Gide et publie ses premiers poèmes, en 1938, dans la revue Mesures.
En 1942, il épouse une jeune comédienne, Colette Gibert, désormais Colette Thomas, qui, par son entremise, devient une proche d'Antonin Artaud, avec lequel Henri Thomas correspondait.
En 1945, il est secrétaire de l'hebdomadaire Terre des Hommes créé par Pierre Herbart.
Il traduit notamment plusieurs livres d'Ernst Jünger, qu'il rencontre en , à commencer par Sur les falaises de marbre[2]. Il traduit aussi Stifter, Brentano, Hofmannsthal.
Thomas vit dix ans à Londres jusqu'en 1958 en travaillant comme traducteur à la B.B.C. et deux ans aux États-Unis où il donne des cours de littérature à l'université Brandeis[2]. À partir de 1950, il vit avec Jacqueline le Béguec, qu’il épouse en 1957.
Il fonde, en 1978, la revue Obsidiane dont François Boddaert assure la direction.
Il a été président d'honneur de la Société des lecteurs de Jean Paulhan en 1992 et 1993.
En dépit de l'importance et de la qualité de sa production littéraire et poétique, Henri Thomas reste assez largement méconnu du grand public[3],[4].
Distinctions
Officier de l'ordre de la Couronne en 1930.
Œuvres
Romans
- Le Seau à charbon, Gallimard, 1940
- Le Précepteur, Gallimard, 1942
- La Vie ensemble, Gallimard, 1945
- Les Déserteurs, Gallimard, 1951
- La Nuit de Londres, Gallimard, 1956
- La Dernière Année, Gallimard, 1960
- John Perkins : suivi d'un scrupule, Gallimard, 1960 prix Médicis
- Le Promontoire, Gallimard, 1961 prix Femina
- Le Parjure, Gallimard, 1964
- La Relique, Gallimard, 1969
- Le Tableau d'avancement, Fata Morgana, 1983
- Le Croc des chiffonniers, Gallimard, 1985
- Une saison volée, Gallimard, 1986
- Un détour par la vie, Gallimard, 1988
- Le Gouvernement provisoire, Gallimard, 1989
- Le Goût de l'éternel, Gallimard, 1990
- Ai-je une patrie, Gallimard, 1991
- Le Cinéma dans la grange, Le Temps qu’il fait, 1991
- Le Poison des images, Le Temps qu’il fait, 1992
- L'Étudiant au village, Le Temps qu’il fait, 1998
- L'Ingrat, suivi de L'Impersonnel, introduction de Paul Martin, Le Temps qu’il fait, 2002
- Le Plein Jour, introduction de Paul Martin, Le Temps qu’il fait, 2002
Nouvelles
- La Cible, Gallimard, 1955
- Histoire de Pierrot et quelques autres, Gallimard, 1960
- Sainte Jeunesse, Gallimard, 1972
- Les Tours de Notre-Dame, Gallimard, 1977
- Le Crapaud dans la tour, Éditions Fata Morgana, 1992
- Londres 1955 , Éditions Fata Morgana, 1999
- La Chiquenaude , Éditions Fata Morgana, 2001
- J’étais en route pour la mer , Éditions Fata Morgana, 2013
- Silence et soleil dans la chambre , Éditions Fata Morgana, 2018
Poésie
- 1941 : Travaux d’aveugle Gallimard.
- 1944
- Signe de vie, Gallimard.
- Le Monde absent, Gallimard
- 1950 : Nul désordre, Gallimard
- 1963 : Sous le lien du temps, Gallimard
- 1970 : Poésies, Gallimard
- 1980 : À quoi tu penses, Gallimard
- 1982 : Joueur surpris, Gallimard
- 1989 : Trézeaux, Gallimard
- 1994 : Les Maisons brûlées, Gallimard
Journaux et carnets
- Carnets 1934-1948, texte établi par Nathalie Thomas, préfacée par Jérôme Prieur et annotée par Luc Autret, Éditions Claire Paulhan, 2008[5].
- Carnets inédits (1947, 1950, 1951) suivi de Pages 1934-1948, Gallimard, 2006
- De profundis Americæ, carnets américains 1958-1960, préface de Paul Martin, Le Temps qu'il fait, 2003
- Le tableau d'avancement, Éditions Fata Morgana, 1983
- Compté, pesé, divisé, Plon, collection « Carnets », 1989
- La Joie de cette vie, Gallimard, 1991
- La défeuillée, Le Temps qu'il fait, 1994
- Reportage, préface de Jacques Réda, dessins et vignettes de Michel Danton, Éditions Fata Morgana, 2019
- Amorces, préface de Gilles Ortlieb, dessins et vignettes de Michel Danton, Éditions Fata Morgana, 2021
Correspondance
- André Gide & Henri Thomas. Correspondance, 1930-1951, édition établie par Pierre Masson, Presses universitaires de Lyon (PUL), collection « André Gide - Textes et correspondances », 2025
- Henri Thomas, Choix de lettres (1923-1993), édition établie, présentée et annotée par Joanna Leary, Gallimard, collection « Les Cahiers de la NRF », 2003
- Henri Thomas et Gérard Le Gouic, Atlantiquement vôtre : correspondance : 1974-1993, Éditions des Montagnes Noires, 2013
- Georges Perros et Henri Thomas, Correspondance : 1960-1978, édition établie et annotée par Thierry Bouchard, préface et postfaces de Jean Roudaut, éd. Fario, collection « Théodore Balmoral », 2017
- Philippe Jaccottet et Henri Thomas, Pépiement des ombres, édition établie par Philippe Blanc, postface d'Hervé Ferrage, dessins d'Anne-Marie Jaccottet , Éditions Fata Morgana, 2018
Essais et critique littéraire
- La Chasse aux trésors, Gallimard, 1961
- La Chasse aux trésors II, Gallimard, 1992, prix Novembre
- A la rencontre de Léon-Paul Fargue , Éditions Fata Morgana, 1992
Entretiens
- Entretien avec Christian Giudicelli, (1) « Les Vosges », Entretien annoté par Thierry Bouchard, Revue Théodore Balmoral n°46/47, Printemps-Été 2004, « Le Trouble-fête ».
- Entretien avec Christian Giudicelli, (2) « Paris »; (3) « Londres », Entretien annoté par Thierry Bouchard, Revue Théodore Balmoral n°48, Hiver 2004-2005, « De la colophane de Malabar ».
- Entretien avec Christian Giudicelli, (4) « La Corse » ; (5) « L’Amérique » ; (6) « La Poésie et le roman », Entretien annoté par Thierry Bouchard, Revue Théodore Balmoral n°49/50, Printemps-Été 2005, « C’est lamentable » (Théodore Balmoral a vingt ans).
Distinctions
- 1956 : prix Sainte-Beuve
- 1960 : prix Médicis
- 1961 : prix Femina
- 1970 : prix Valery-Larbaud pour l'ensemble de son œuvre
- 1976 : prix Gustave Le Métais-Larivière pour l'ensemble de son œuvre
- 1986 : grand prix de poésie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre
- 1991 : prix Mottart pour l'ensemble de son œuvre
- 1992 : grand prix de littérature de la SGDL pour l'ensemble de son œuvre.
- 1992 : prix Novembre