Henriette Marguerite
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Henriette Marguerite, née le dans le 14e arrondissement de Paris et morte le à Ouroux-en-Morvan est une infirmière et résistante française, membre du maquis Socrate.
Jeunesse
Henriette Marguerite est née le dans le 14e arrondissement de Paris, enfant de l’assistance publique de la Seine. Elle est placée dans le Morvan, confiée à la famille Bobin, au hameau de Frétoy (commune de Lavault-de-Frétoy). Au moment de l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne, elle étudie au cours complémentaire d'enseignement primaire supérieur de Château-Chinon[1]. Puis on la retrouve élève de l’école d’infirmières de l’Assistance publique de la Salpêtrière. D’après la plaque commémorative qui lui rend hommage (ainsi qu'à Marie Brisse, une autre élève-infirmière morte le lors de l'insurrection parisienne) sur la façade de l’IFSI-IFAS de la Pitié-Salpêtrière (Paris XIIIe), elle a fait partie de la promotion 1942-1944.
Engagement dans la Résistance et mort

C’est le , suite à une visite à Lavault-de-Frétoy, que Georges Leyton, dit Socrate, le fondateur du maquis du même nom, sollicite Henriette Marguerite pour incorporer le maquis en qualité d’infirmière[2] (le registre du maquis, tel que retranscrit par Les Amis du Maquis Socrate, mentionne la date du 3 ou pour son entrée au maquis[3]). L’infirmerie est installée à Anost « juste en dessous de l’hôtel Guyard[4] » (actuel hôtel Fortin).
Dans l'après-midi du , Socrate, son chauffeur Joseph Neel (alias Roland), Henriette Marguerite et Louis Letourneur sont à bord d’une traction faisant route entre Anost et Château-Chinon, sur la N78 (actuelle D978), dans le double but d’inspecter les groupes placés en embuscade dans le secteur (au niveau du lieu-dit Le Pommoy) et de récupérer un blessé (un dénommé Matrot, de Roussillon-en-Morvan) afin de l’évacuer sur l’hôpital du maquis Bernard. À la sortie de La Celle-en-Morvan, ils tombent sur un convoi allemand faisant route vers Autun. Les Allemands ouvrent le feu immédiatement. Conformément à la consigne de dispersion qui est la règle dans de tels cas, les occupants de la voiture sautent dans les fossés, Joseph Neel et Henriette Marguerite s'enfuient en escaladant le talus tout proche. Socrate est touché par plusieurs balles (dont une à la jambe qui lui déchire l’artère fémorale); Henriette Marguerite, quant à elle, reçoit une balle (vraisemblablement explosive) dans le genou gauche qui lui brise la rotule. Tous deux sont évacués dans une maison voisine où Socrate rend le dernier soupir après avoir reçu l’extrême-onction de l’abbé Bernardet, curé de La Celle-en-Morvan, tandis qu’un garrot est posé au-dessus du genou d’Henriette[5],[6].
Ce n’est que tard dans la soirée que Joseph Neel réussit à se procurer une voiture afin de transporter en urgence Henriette Marguerite à l’hôpital du maquis Bernard situé dans les bois de Cœuzon (commune d’Ouroux-en-Morvan), à une trentaine de kilomètres de La Celle-en-Morvan. Malheureusement, le chirurgien Alec Prochiantz (alias Martel) n’y était pas. Lorsqu’il la vit enfin, son état était désespéré et elle mourut avant toute intervention, aussitôt après l’ablation du garrot[Note 1][6].
Henriette est enterrée le dans le cimetière franco-britannique du maquis Bernard situé près de l’étang de la Passée, dans les bois de Cœuzon (son nom figure toujours sur une plaque située dans l’enceinte du cimetière et listant les 21 résistants qui y ont été enterrés en 1944). En , après le départ des Allemands de la région, et à la demande de ses parents nourriciers, son corps sera réinhumé au cimetière de Lavault-de-Frétoy, où sa tombe se trouve encore aujourd’hui.