Hercule, Pan et Omphale

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Hercule, Pan et Omphale
Artistes
Date
Type
Matériau
Dimensions (H × L)
149 × 189 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
KMSsp344Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Hercule, Pan et Omphale (en néerlandais : De als vrouw verklede Hercules trapt Pan van Omphale) est un tableau peint à l'huile par l'artiste flamand Abraham Janssens. Il est conservé au Statens Museum for Kunst de Copenhague.

Le thème de la peinture a été tiré de l'œuvre d'Ovide, les Fastes. Il dépeint un épisode de la vie d'Hercule. Après avoir commis un meurtre, ce dernier devient un serviteur de la reine Omphale de Lydie. Une fois, Omphale et Hercule traversent un col de montagne et se réfugient dans une grotte pour la nuit. Le dieu Pan, un faune, les aperçoit. Dans la grotte, le couple et sa suite festoient. Tout en jouant, Hercule et Omphale échangent leurs tuniques. Enfin, épuisés par le sommeil, ils se couchent chacun de son côté. Au milieu de la nuit, le faune entre dans la grotte, rempli de convoitise pour la reine. Dans l'obscurité, il sentit les robes de velours :

« Il arrive au lit désiré ; il en a touché les étoffes ; jusqu'ici tout semble sourire à ses projets ; mais sa main rencontre le poil hérissé du monstre de Némée ; [2, 340] il frémit, il s'arrête, et recule saisi de frayeur ; ainsi tremble le voyageur à l'aspect du serpent qu'il allait fouler aux pieds. Il sent au lit voisin de doux et fins tissus ; il se laisse prendre à ces apparences trompeuses ; [2, 345] il monte et se place sur le devant de la couche ; la raideur et la dureté de la corne ne seraient que de faibles emblèmes de la violence de ses désirs. Cependant il commence à soulever légèrement la tunique ; les jambes qu'elle recouvre sont velues, et tout hérissées d'un poil rude. Il veut aller plus loin ; le héros de Tirynthe [2, 350] le repousse du coude ; il tombe avec bruit. La reine appelle ses femmes, demande des flambeaux, et les flambeaux qu'on apporte à l'instant éclairent la scène. Le dieu gémit tout meurtri de sa lourde chute, et lève à peine de terre ses membres froissés. [2, 355] »[1]

Description et interprétation

Bibliographie

Voir aussi

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