Omphale

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Nom dans la langue maternelle
ὈμφάληVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Iardanus (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Agélaos de Naupacte
Cléodée (d)
Atys
Achèle (d)
Tyrrhenus
Agésilas
Lamus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Omphale
Fonction
Reine de Lydie
Biographie
Nom dans la langue maternelle
ὈμφάληVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Iardanus (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Enfants
Agélaos de Naupacte
Cléodée (d)
Atys
Achèle (d)
Tyrrhenus
Agésilas
Lamus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Dans la mythologie grecque, Omphale (Ὀμϕάλη en grec) est une reine de Lydie, fille du roi Iardanos. Selon d'autres sources, elle aurait été la fille ou l'épouse du dieu des montagnes, Tmolos (roi de Lydie), puis reine à son tour quand ce dernier fut empalé. Elle est connue pour la période de servitude à laquelle le héros grec Héraclès fut contraint de se plier chez elle.

Héraclès ivre et Omphale. Fresque antique de Pompéi.

C'est l'oracle d'Apollon qui prescrivit à Héraclès de se vendre comme esclave à la reine de Lydie afin de se purifier du meurtre particulièrement honteux d'un certain Iphitos. Après lui avoir imposé un certain nombre de travaux - il dut lutter contre les Cercopes, contre Sylée et contre les Itones - la reine libéra le héros de son esclavage et l'épousa[1]. Ce mythe de soumission d'un héros particulièrement viril aux caprices d'une femme en guise d'expiation d'un crime apparaît déjà dans Les Trachiniennes de Sophocle[2], puis a été développé jusqu'à mettre en scène chez certains auteurs une inversion symbolique des rôles dans le couple, ainsi sur un mode humoristique chez Ovide[3] dans le monde romain aux temps de l'empereur Auguste ; on le trouve ensuite sur un mode sexuellement ambigu dans les siècles suivants, comme dans cet exemple :

« Tandis qu'Omphale, couverte de la peau du lion de Némée, tenait la massue, Héraclès, habillé en femme, vêtu d'une robe de pourpre, travaillait à des ouvrages de laine, et souffrait qu'Omphale lui donnât quelquefois de petits soufflets avec sa pantoufle »

 Lucien de Samosate, Comment il faut écrire l'histoire, X.

Le compte rendu de la vie et des exploits d'Héraclès de Diodore de Sicile[4], antérieur à Ovide, ne contient pas cette scénarisation, qui devint assez populaire dans le monde romain ; on la trouve ainsi représentée parfois parmi les autres travaux du héros (voir la mosaïque ci-dessus).

Aux IVe – IIIe siècle av. J.-C., l'auteur grec Palaiphatos de Samos donne dans ses Histoires incroyables une variante différente de l'histoire. Selon lui, Héraclès ne fut pas l'esclave d'Omphale : elle feignit d'être amoureuse, et lui, amoureux, lui donna un enfant. Pris de passion pour elle, soumis, il faisait ce qu'Omphale lui commandait.

Héraclès eut d'Omphale une nombreuse descendance, dont un fils nommé Alcée, ou Achélès (ou Agélaos)[5] ; les Héraclides de Lydie et Crésus prétendaient en être les descendants.

Héraclès, durant son esclavage, selon son habitude, n'observa pas au sujet de cette princesse une fidélité scrupuleuse et courtisa une de ses suivantes, Malis.

Pratiques magico-religieuses antiques

Héraclès et Omphale, détail de la mosaïque des douze travaux de Liria (Espagne), première moitié du IIIe siècle.

Des amulettes représentant Omphale et Hercule sont utilisées pour protéger femmes enceintes et enfants à naître dans le monde gréco-romain[6].

Postérité après l'Antiquité

Notes et références

Voir aussi

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