Hermann Levi
musicien allemand
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Hermann Levi est un chef d'orchestre allemand, né le à Gießen et mort le à Garmisch-Partenkirchen.
| Maître de chapelle de cour (d) Bayerische Staatsoper | |
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| General music director (en) Bayerische Staatsoper | |
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| Maître de chapelle Badische Staatskapelle (en) | |
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| Maître de chapelle Rotterdam | |
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| Maître de chapelle Mannheim Court Opera House (d) | |
| à partir de | |
| Directeur musical Sarrebruck |
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Benedikt Levi (d) |
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Wilhelm Lindeck (d) |
| Conjoint |
Mary Balling (d) (à partir de ) |
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| Genres artistiques |
Biographie
De confession juive, fils du rabbin Benedikt Levi (de) et frère du banquier Wilhelm Lindeck (de), Hermann est éduqué à Gießen et à Mannheim, avant d'être remarqué par Vinzenz Lachner. De 1855 à 1858, il étudie au conservatoire de Leipzig et, après une série de voyages qui le mènent à Paris, il obtient son premier poste comme directeur musical à Sarrebruck, puis à Mannheim en 1861.
De 1862 à 1864, il est chef principal à l'Opéra allemand de Rotterdam, puis à Karlsruhe jusqu'en 1872, date où il part pour l'opéra d'État de Bavière à Munich, poste qu'il conserve jusqu'en 1896, quand des problèmes de santé l'obligent à mettre un terme à ses activités.
Levi se produisait rarement hors de Munich, et encore moins souvent à l’étranger. À Paris, en mars 1894, la critique fut très impressionnée, en particulier par son interprétation d’extraits de Parsifal (le prélude et l’Enchantement du Vendredi Saint)[1].
A Londres, lors du concert qu’il dirigea le 25 avril 1895 au Queen’s Hall, le programme comprenait le prélude de Parsifal, la Huldigungsmarch (Marche d’hommage, composée en 1864 pour l’anniversaire de Louis II de Bavière).
Influence
Hermann Levi, d'abord proche de Brahms et de ses conceptions musicales, s'est progressivement rapproché de Richard Wagner et de sa famille[2].
Il a joué un grand rôle dans l'appréciation du public pour la musique de Wagner, dont il fut un proche (et ceci malgré l'antisémitisme affiché de Wagner).
Cependant : "La vénération inconditionnelle de Hermann Levi pour Richard Wagner, le génie dont il faisait preuve dans la direction d’orchestre, l’ampleur de sa culture, son amour pour Goethe et Schiller séduisaient Cosima"[3].
Relations avec Wagner
Parsifal et Bayreuth
Bien que Wagner lui eût demandé sans succès de se convertir pour diriger Parsifal (opéra « chrétien » par excellence aux yeux du compositeur), il renonça finalement à cette exigence.
Par ailleurs, Wagner ne disposant pas de l’orchestre et des chœurs du Théâtre de Munich, sans leurs chefs attitrés, accepta donc, « dans un sentiment de reconnaissance, écrivit-il à Louis II, les chefs de cet organisme musical dans l’emploi qui est le leur, au service de mon royal maître, et sans me demander si les uns sont juifs et les autres chrétiens »[4].
Ce fut Herman Levi qui dirigea la première à Bayreuth le [5].
Venise et enterrement de Wagner
Il fut sollicité, à ses funérailles, pour porter son cercueil, accompagné d'Adolf von Gross, Hans Richter et Hans von Wolzogen[6].
Houston Chamberlain et Cosima Wagner
"Lorsque Hermann Levi mourut, à Munich, en mai 1900, c’est précisément à l’antisémite notoire Houston Stewart Chamberlain que Cosima demanda d’écrire une nécrologie pour les Bayreuther Blätter (en). Chamberlain accepta et Cosima lui indiqua quelques points qu’elle jugeait importants. Elle rappela la « haute culture intellectuelle » de Levi, loua la « conscience avec laquelle il abordait les questions pratiques » et célébra sa « générosité », qui lui faisait refuser tout dédommagement"[7].
Bibliographie
- Dieter Steil: „… unsere Kunst ist eine Religion …“ Der Briefwechsel Cosima Wagner – Hermann Levi. (= Sammlung musikwissenschaftlicher Abhandlungen 101), Baden-Baden: Koerner 2018, (ISBN 978-3-87320-601-4).
- Dieter Steil: Hermann Levi – Dirigent, Übersetzer und Musiker aus Gießen, In: Mitteilungen des Oberhessischen Geschichtsvereins (MOHG), Bd. 99 (2014), S. 9–17.
- Stephan Mösch: Weihe, Werkstatt, Wirklichkeit. Wagners „Parsifal“ in Bayreuth 1882–1933, Bärenreiter, 2. Auflage 2012, (ISBN 978-3-7618-2326-2).
- Frithjof Haas (de): Zwischen Brahms und Wagner. Atlantis, Zürich 1995, (ISBN 3-254-00194-X).
- Rolf Schneider (de): Die Reise zu Richard Wagner. Roman. Paul Zsolnay, Wien 1989, (ISBN 3-552-04115-X).
- (de) Imogen Fellinger, « Hermann Levi », dans Neue Deutsche Biographie (NDB), vol. 14, Berlin, Duncker & Humblot, , p. 396–397 (original numérisé)
- Monika Ryll: Lukas Strauß – Badisches Bürgertum im Kaiserreich. Kleine Schriften des Stadtarchivs Mannheim, Heft Nr. 3. Mannheim 1996.
- Josef Stern: Hermann Levi und seine jüdische Welt. In: Zeitschrift für die Geschichte der Juden. Heft 1/1970. Olamenu, Tel Aviv 1970, S. 17–25 (über Levis Judentum und den Antisemitismus Richard Wagners).
- Wendelin Weißheimer: Erlebnisse mit Richard Wagner, Franz Liszt und vielen andern Zeitgenossen. Stuttgart und Leipzig 1898.
- Robert Jungwirth: Ein Jude als Gralsritter, in: NZZ, 9. Januar 2016, S. 26.