Het Volk est le prédécesseur d’Het Vrije Volk, qui l'a remplacé à la Libération.
Lancement
Le projet de fonder un journal au sein du Parti social-démocrate des ouvriers voit le jour en 1899, le parti recevant des fonds pour se faire de la part du «grand frère» allemand, le Parti social-démocrate d'Allemagne. Pour ce faire, une imprimerie est créée à Amsterdam, la Electrische Drukkerij Vooruitgang, pour éditer le journal. Le premier rédacteur en chef est le leader du parti, Pieter Jelles Troelstra, qui est remplacé en 1903 par P.L. Tak à la suite d'un conflit.
En , le journal décide de lancer un supplément hebdomadaire illustré à paraître chaque samedi daté pour le dimanche. À cette occasion un concours est organisé, remporté par Albert Hahn qui devient alors un des collaborateurs régulier du journal[1]. En , le supplément devient un hebdomadaire publié séparément du journal sous le nom de De Notenkraker[1]. À cette époque, le journal est tiré à 7 000 exemplaires[K 1].
En 1931, le journal déménage dans un immeuble à Hekelveld à Amsterdam, qui prend rapidement le surnom de De Rode Burcht («La Citadelle rouge»)[A 1], du fait de la cohabitation au sein du même immeuble aussi bien du Parti social-démocrate des ouvriers, du syndicat ouvrier NVV et de la VARA[2].
À la suite de la mutinerie du HNLMS De Zeven Provinciën le , toutes les publications de De Arbeiderspers se voient être interdites à partir du . Le un numéro spécial est publié sous le nom de De Zeven Provinciën. L'interdiction dure jusqu'au [K 3].
Une caricature au sujet de l'assassinat de Wilhelm Gustloff, où on voit Hitler dire «Nous, braves nazis, nous n'avons jamais assassinés un adversaire politique», dessinée par Van Reen et publiée le , fait scandale. À la suite de l'indignation de journaux allemand, et notamment du Völkischer Beobachter, le rédacteur en chef, Johan Frederik Ankersmit, est convoqué au tribunal où il est poursuivi pour avoir «sciemment injurié le chef d'un état ami». Il est acquitté le [3].
Seconde Guerre mondiale
Malgré l'invasion allemande des Pays-Bas en 1940, le journal tente de garder son indépendance. Cette indépendance s'arrête le lorsque Rost van Tonningen, un membre du Mouvement national-socialiste aux Pays-Bas, est nommé par l'occupant et les collaborateurs à la tête du journal. Le journal a alors un tirage de 19 053 exemplaires quotidiens[K 4].
En 1942, toutes les journaux liés à Het Volk, mais publiés en province jusqu'alors sous le nom de Volksblad, prennent le nom de Het Volk[K 5].
(nl) De Jan van de Plasse, Kroniek van de Nederlandse dagblad- en opiniepers, Otto Cramwinckel Uitgever, , 303p. (ISBN978-9075727777, lire en ligne)
(nl) Frederike Doppenberg, De Arbeiderspers moest blijven marcheeren: een uitgeverij in oorlogstijd, De Arbeiderspers, , 240p. (ISBN9789029577540, lire en ligne)