Heures de Jean de Montauban
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| Heures de Jean de Montauban | |
| Bibliothèque | bibliothèque Les Champs libres, Rennes Métropole |
|---|---|
| Lieu d'origine | Bretagne ou France |
| Support | parchemin |
| Format | 223 × 160 mm, 129 folios |
| Datation | vers 1430-1440 |
| Langue | Latin et moyen français |
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Les Heures de Jean de Montauban sont un livre d'heures enluminé, commandé par Jean de Montauban, noble breton qui fut maréchal de Bretagne puis amiral de France, possiblement avec la participation de sa sœur Isabeau. L’ouvrage semble avoir été réalisé dans les années 1430 ou 1440 par au moins deux artistes anonymes, dont le principal, connu sous le nom de Maître des Heures de Jean de Montauban. Le manuscrit aurait été offert par Jean de Montauban, peut-être comme cadeau de mariage, à sa sœur Isabeau et à son époux, Tristan du Périer[1]. Il est actuellement conservé à la bibliothèque Les Champs Libres, Rennes Métropole, sous la cote Ms. 1834.
Le manuscrit s'ouvre de manière traditionnelle, par un calendrier enluminé comprenant les fêtes des saints bretons. Il contient également les péricopes évangéliques, les Heures de la Vierge richement illustrées, les Heures de la Croix et du Saint-Esprit, les Psaumes pénitentiels, les Litanies, l’Office des morts, les Suffrages des Saints (entrecoupés des offices de la Résurrection et de l’Ascension), ainsi que d’autres prières habituelles que l’on trouve dans les livres d’heures, rédigées en latin et en moyen français[2].
Plusieurs membres de la famille commanditaire du manuscrit y sont représentés : à travers des portraits (Jean de Montauban à plusieurs reprises, accompagné de sa sœur Isabeau et son père Guillaume), par l'héraldique (e nombreux folios portant les armoiries de la famille Montauban, ainsi que deux portant celles de Tristan du Périer), ou encore par des références textuelles (mentions d'Isabeau et de Tristan dans la section du calendrier)[1].
Le manuscrit se rattache à un autre livre d'heures commandé par Jean de Montauban et son épouse Anne de Kéranrais (aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de France)[3].