Hibakusha (bande dessinée)
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| Hibakusha | |
| One shot | |
|---|---|
| Scénario | Thilde Barboni |
| Dessin | Olivier Cinna |
| Couleurs | Olivier Cinna |
| Pays | |
| Langue originale | Français |
| Éditeur | Dupuis |
| Collection | Aire Libre |
| Première publication | mai 2017 |
| ISBN | 978-2-8001-7073-2 |
| Nombre de pages | 54 |
| Prépublication | L'Immanquable |
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Hibakusha est une bande dessinée écrite par Thilde Barboni, dessinée et mise en couleurs par Olivier Cinna et publiée en album en 2017.
À Berlin en 1944, Ludwig Mueller, qui a passé son enfance au Japon où son père était consul d’Allemagne et parle couramment japonais, a échappé à la conscription en raison d’un léger handicap et travaille pour le gouvernement en tant que traducteur, sans se mêler de politique et sans états d'âme sur les exactions commises par les nazis. Rêvant d'une passion amoureuse intense et violente, il se désintéresse totalement de son épouse et de leur enfant. Il est envoyé au Japon pour effectuer la traduction de documents hautement confidentiels. Arrivé à Hiroshima, affecté à une usine de produits chimiques, il constate que les documents à traduire portent sur des expériences auxquelles il ne comprend rien mais qui semblent se rapporter à des tortures et expériences pratiquées sur des êtres humains, qui remettent en cause son indifférence. Il rencontre alors une jeune Japonaise avec laquelle il va vivre une relation passionnée.
Historique
C'est le dessinateur Oliver Cinna qui a demandé à Thilde Barboni d'adapter pour une bande dessinée la nouvelle Hiroshima, fin de transmission qu'elle avait publiée en 1983 aux éditions Affaires de style à Bruxelles, qui lui avait été inspirée par les ombres d'Hiroshima, ce phénomène observé après l'explosion de la bombe atomique d'Hiroshima qui avait laissé des marques correspondant aux projections des objets, des corps et du mobilier urbain sur le béton, comme une projection photographique. Au travers de l'éveil et de la rédemption d'un petit fonctionnaire, Thilde Barboni évoque l'horreur d'Hiroshima et ravive la mémoire des Hibakusha, les survivants de la bombe, tout en tirant son récit vers le fantastique en imaginant qu'une de ces ombres avait conservé une conscience à travers les décennies[1],[2].