Hicham al-Hachemi
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Hicham al-Hachemi (en arabe : هشام الهاشمي), né le à Bagdad (Irak) et mort le dans la même ville, est un analyste irakien spécialiste du djihadisme.
Travaux
Spécialiste du djihadisme et de l'État islamique, Hicham al-Hachemi apparaît dans des médias locaux et internationaux pour commenter la politique irakienne et l'activité des groupes djihadistes et des milices pro-iraniennes au cours de la seconde guerre civile irakienne[1],[2]. Proche du président Barham Salih et membre du groupe d’experts Iraq Advisory Council, il est également consulté par de nombreuses chancelleries et personnalités politiques irakiennes et intervient dans des médiations de réconciliation entre communautés irakiennes[1],[2]. Il écrit pour le Chatham House à Londres et le Center for Global Policy à Washington[1],[2].
Hicham al-Hachemi est le premier chercheur à mettre en évidence le rôle joué par d'anciens officiers de Saddam Hussein dans l'émergence de l'organisation État islamique[3].
Engagement
En 2019, il apporte son soutien aux manifestations réclamant une refonte totale du système politique irakien et dénonce la mainmise de l'Iran sur le gouvernement irakien[1]. La répression, menée principalement par les milices pro-iraniennes du Hachd al-Chaabi, fait environ 600 morts[2] et des dizaines de militants sont assassinés par des hommes armés, souvent à bord de mobylettes, près de leur domicile[1]. Dès , Hicham al-Hachemi est lui-même menacé de mort, ainsi que 13 autres personnalités irakiennes, par des groupes en ligne pro-Iran l'accusant d'être « traître à la patrie », « pro-Israël » et « pro-Américains »[1],[2]. Il fait également état par la suite de menaces venant des Kataeb Hezbollah[4].
Assassinat et enquête
Le , Hicham al-Hachemi est assassiné devant son domicile dans le quartier de Zayouna (en) à l'est de Bagdad[1],[5]. Alors qu'il s'apprête à monter dans sa voiture, il est grièvement blessé par trois hommes armés à bord de deux mobylettes qui lui tirent quatre balles à bout portant dans la tête[1]. Il succombe à l'hôpital Ibn Nafis (ar)[6]. L'attaque n'est pas revendiquée, mais les milices chiites pro-iraniennes sont soupçonnées[2],[4].
L'assassinat est dénoncé par la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en Irak et cheffe de la mission d'assistance des Nations unies dans ce pays (en), Jeanine Hennis-Plasschaert, tandis que l'AFP écrit que « sur les réseaux sociaux, les messages de condoléances à sa famille et les éloges pleuvaient, tant à un expert reconnu [...] qu'à un homme apprécié pour son humour et sa modestie »[1].
Le , Ahmed Hamdawi Oueid, un premier lieutenant de police de 36 ans, arrêté l'avant-veille à Sadr City, avoue avoir tué Hicham al-Hachemi avec son arme de service. Devant la commission d'enquête no 29, il indique qu'il était accompagné de trois personnes (deux à moto et une faisant le guet dans une Toyota Corolla) au moment de l'assassinat. Le , ses aveux sont diffusés à la télévision par Al Iraqiya[7],[8],[9].
Le , Ahmed Hamdawi Oueid est jugée coupable du meurtre de Hicham al-Hachemi et est condamné à la peine de mort par pendaison par la cour criminelle de Roussafa[10],[11].
Le , la Cour de cassation irakienne annule la condamnation à mort d'Ahmed Hamdawi Oueid au motif que la commission no 29 ne disposait d'« aucun pouvoir légal » pour mener l'enquête sur l'assassinat de Hicham al-Hachemi[12]. Le , un tribunal ordonne la remise en liberté d'Ahmed Hamdawi Oueid[13]. Dans une vidéo diffusée sur X en , Ahmed Hamdawi Oueid affirme que l'assassinat de Hicham al-Hachemi a été commandité par le député Hussain Mouanes, chef du Mouvement des droits, la branche politique des Kataeb Hezbollah, et responsable de la sécurité au sein de ces dernières[14].
Notes et références
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Un spécialiste du djihadisme assassiné à Bagdad », AFP, 6 juillet 2020.
- 1 2 3 4 5 6 Hélène Sallon, « L’assassinat d’un expert du djihadisme à Bagdad ravive le spectre des meurtres politiques », Le Monde, 7 juillet 2020.
- ↑ Jean-Pierre Perrin, « Le vieux monde arabe se meurt, le nouveau n’émerge pas encore », sur Mediapart, (consulté le )
- 1 2 Hala Kodmani, Hicham al-Hachemi, nouvel intellectuel irakien assassiné, Libération, 7 juillet 2020.
- ↑ Lucile Wassermann, « L'expert irakien du jihadisme Hisham al-Hashemi assassiné à Bagdad », RFI, (consulté le )
- ↑ (ar) « اغتيال هشام الهاشمي: مسلحون يقتلون الخبير الأمني العراقي ورئيس الوزراء يتعهد بـ"ملاحقة القتلة" », BBC, (consulté le )
- ↑ (ar) « هل نفذ داعش الارهابي تهديد ابو هريرة كما اعلنت صحيفة العراق ؟بمدينة الصدر اعتقال قاتل هاشم الهاشمي الآن وهو احمد حمداوي عويد معارج الحجامي من سكنة ابو المعالف ضابط بوزارة الداخلية ومحامي البصرة », sur iraqnewspaper.net, (consulté le )
- ↑ (ar) « الفضائية العراقية تعرض اعترافات المنفذ الرئيس لاغتيال هشام الهاشمي », sur mustaqila.com, (consulté le )
- ↑ (ar) « تفاصيل اعتقال منفذي عملية اغتيال الباحث السياسي هشام الهاشمي », Al-Alam News Network, (consulté le )
- ↑ Irak : trois ans après la mort du chercheur Hicham Al-Hachémi, un policier reconnu coupable et condamné à mort, Le Monde avec AFP, 7 mai 2023.
- ↑ (ar) « العراق.. الإعدام للمتهم بقتل الخبير الأمني هشام الهاشمي », Al-Arabiya, (consulté le )
- ↑ AFP, « Peine de mort annulée pour l'assassin du chercheur Hicham al-Hachémi », L'Orient-Le Jour, (consulté le )
- ↑ (ar) « العراق.. إطلاق سراح أحمد حمداوي عويد معارج الكناني المحكوم عليه بالإعدام », sur Al Amsar, (consulté le )
- ↑ (ar) « اعترافات جديدة للمتهم باغتيال هشام الهاشمي: الأمر جاء من حسين مؤنس.. وهذه تفاصيل العملية », sur AlJeebal, (consulté le )