Mobylette
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La Mobylette (contraction de mobile et de bicyclette) est à l'origine un modèle de cyclomoteur de la marque Motobécane ou Motoconfort équipée du moteur de type AV3. L'AV3 est le nom du premier modèle du cyclomoteur lui même. Puis vont se succéder d'autres types de Mobylettes, équipées principalement des moteurs type AV31, AV35, AV7 et AV10. Parfois même avec une période de cohabitation de deux types de moteur suivant le modèle. Les dernières production seront sous la marque MBK.
L'invention, en 1949, de la Mobylette revient à Éric Jaulmes, directeur technique depuis 1941[1] et Charles Benoit, son oncle, dirigeant et cofondateur avec Abel Bardin et Jules Bénézech, de Motobécane[2]. Déjà quelques années auparavant, l'ingénieur Marcel Morel de chez Monet-Goyon avait fait une étude sur un cyclomoteur de 49 cm3, qui ne sera pas retenu par sa direction. Le premier modèle sera vendu sous l'appellation « Mobylette AV 3 »[3], il est devenu, avec le VéloSoleX, un deux-roues populaire en France des années 1960 aux années 1990. En 1960 est ouvert le site industriel de Rouvroy (338 000 m2) entièrement destiné à la production des modèles de la gamme Mobylette. Il emploie jusqu'à 3 500 personnes[4].
Dans les années 1970, le modèle le plus courant est l'AV88, appelé couramment la « Bleue »[5], conçue en 1957, que les jeunes aimaient modifier pour avoir de meilleures performances (cylindre C52, culasse de AV 89 chaudron, carburateur Dell'Orto 15 mm voire plus, pot de détente bruyant, petit guidon, garde-boue AV en aluminium, etc.). Pendant un temps, Motobécane est le plus gros producteur de deux-roues motorisés au monde grâce à ce modèle. Ses surnoms sont multiples, tels que « brêle », « meule »[6] et surtout « mob ». Le nom « Mobylette » est apparu dès le premier modèle, dit « AV 3 » qui désigne aussi le type de son moteur. Elle a ensuite évoluée avec le moteur AV35, dont le cylindre est en alliage léger revêtu de chrome dur puis le moteur AV 7 qui abandonne le piston à déflecteur pour un balayage Schnürle à deux transferts, conçu sous la direction d'Éric Jaulmes.
À la fin des années 1970 apparaît le moteur modernisé du 51v, l'AV10 à admission par clapets, conçu par l'ingénieur Eric Jaulmes, qui évite le retour du mélange vers le carburateur et augmente la pression de transfert.
La production de la Mobylette atteindra 750 000 exemplaires par an en 1974-1975. La « Bleue » fut produite à quinze millions d'exemplaires[4].
La marque en déclin pendant les années 1990 en raison de l'obligation du port du casque et face à la concurrence des scooters et des motocyclettes importées d'Asie, la production n'est plus que de 15 000 Mobylettes par an en 2002. Sa ligne de production n'occupe alors plus que 25 personnes. En 2003, la direction de Yamaha qui a repris MBK en perte de vitesse, décide d'arrêter la production en raison des normes européennes d'émissions contraignantes et la mise en application de la norme Euro 2 pour les motocyclettes en , qui condamnera le produit. Le site de Rouvroy sera préservé par l’attribution de la fabrication de scooters par Yamaha[4].
Motorisation
Le moteur à deux temps de 49,9 cm3 était avec l'AV 3, directement dérivé de celui du Poney AG2 (cyclomoteur à deux vitesses créé par réduction de la cylindrée, de 63 à 49,9 cm3 de la BMA Poney AG1 créée en 1938).
Deux modèles Motobécane 99Z et 95TT sont équipés d'un dispositif de contre piston agissant comme un compresseur. Ce moteur, bénéficiant d'un couple très élevé, pour la cylindrée, est utilisé par des fabricants de voiturettes sans permis.
Transmission
Au départ, le moteur était en prise directe sur le plateau de la courroie de transmission avec absence d'embrayage automatique.
En 1951, apparait un embrayage centrifuge permettant de conserver le moteur en fonctionnement même à l'arrêt, et donc aussi de disposer d'un éclairage la nuit.
Vers le milieu des années 1950, apparait l'embrayage automatique double-effet « Dimoby », permettant de redémarrer sans pédaler après un arrêt moteur en marche.
Absent des premiers modèles, le variateur de vitesse "Mobymatic", fonctionnant grâce à la force centrifuge avec deux billes poussant en montant sur l'extérieur, une joue mobile, faisant remonter la courroie en tirant le moteur vers l'arrière grâce à un axe suspendu au cadre, est rapidement devenu la transmission standard[7]. Les derniers modèles disposeront d'un allumage électronique plus performant et nécessitant moins d'entretien que l'allumage à rupteurs des modèles précédents.
Démarreur
Initialement, le démarrage se faisait grâce à des pédales ou à la poussette, car la réglementation obligeait le fonctionnement en mode « vélo » du cyclomoteur jusqu'en 1982. Un kick apparaitra sur certains modèles plus récents.

Les derniers modèles, comme la 51 Hard Rock, la Magnum Racing ou la Peugeot 103 RCX/SPX, disposeront d'un démarrage par kick grâce à un système d'écrou cranté sur le vilebrequin situé au niveau de l'allumage sur l'MBK 51 ou par des pignons sur la poulie comme sur les Peugeot RCX/SPX).
Modèles
- Cadre tubulaire
- AV3
- AV31 (1952)
- AV32 (1952)
- AV33 (1952)
- AV 51 (1956)
- AV 54 (1956)
- AV 34 (1956)
- AV 37 (1954)
- AV 36 (1955)
- AV 47 (1957)
- BG (1958)
- Cadre coque
- AV 75 (1957)
- AV 76
- AV 78 (1956)
- AV 79
- AV 87
- AV 17 (1958)
- AV 85 (1959)
- AV 88
- AV 44 (1960)
- AV 89
- BG 43 (1961)
- AV 43
- AV 65
- AV 68
- AV 41 (1962)
- AV 42
- AV 48
- AV 98 « Sommet »
- AV 50
- Spéciale 50 « SP50 »
- Spéciale route « SPR »
- Spéciale 98 (1965)
- SPTT (1968)
- SP 94 TT
- D 52
- D 52 TT
- Cady
- AV 49
- AV 42S
- AV 92
- SP 93
- SP 99
- N40T
- Autres modèles
- AV 42A (1968)
- 95 TT
- D 55
- D 55 TT
- Mobyx
