Hiisi
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| Sous-groupe | Lieu sacré puis créature |
|---|
| Origines | Mythologie balto-finnoise |
|---|---|
| Région | Finlande, Estonie, pays baltes |
Hiisi, au pluriel hiidet, est un terme du folklore balto-finnois, désignant à l'origine des lieux sacrés puis plus tard différents types d'entités mythologiques[1]. Ces entités qui correspondent à des mouvais génies peuvent également s'appeler Lempo, Piru, Perkele ou Kilka[2].

Dans le folklore finnois tardif — influencé par la chrétienté — ils sont apparentés à des entités démoniaques ou de type « décepteur »[3]. On les associe souvent aux autochtones, aux habitants païens de la Terre, que l'on peut comparer à cet égard aux géants mythologiques. On les retrouve habituellement auprès de grands promontoires, de crevasses à l'ambiance sinistre, de gros rochers, de nids de poule, de bois, de collines ou auprès d'autres lieux aux caractéristiques exceptionnelles comme des terrains accidentés. En estonien, le terme hiis a toujours le sens principal de bosquet sacré.
Dans le Kalevala, le chef éponyme Hiisi est aidé par un certain nombre de petits hiidets. Dans les poèmes 13-14 du Kalevala, Lemminkäinen poursuit l'élan du chef Hiisi.
« Hiisi » est aussi l'un des douze fils de Kaleva, le grand Roi de Kainuu, dans le Kalevala. Ses fils ont ensuite été immortalisés en douze constellations du ciel.
De façon plus tardive, l'émerveillement instinctif devant la Nature — inhérent au monde des hiidet — a été atténué : les hiidet ont été perçus dans le folklore comme des esprits purement mauvais, assez analogues aux trolls. Selon cette dernière considération, les hiidets étaient souvent de petite taille, mais aussi parfois gigantesques.
Habitudes
Les hiidet peuvent voyager au sein des cortèges religieux et s'attaquer aux gens qui ne cèdent pas à leur volonté. Si par malheur la porte d'un foyer reste ouverte, un hiisi peut s'y faufiller et y voler quelque bien. Toute personne poursuivie par un hiisi peut trouver refuge dans une zone cultivée. Ainsi dans le folklore finnois, ce sont les zones cultivées qui sont bénites, par opposition à la tradition païenne où les lieux sacrés sont plutôt faits de grandes structures naturelles aux caractéristiques impressionnantes et à la réputation interdite ; le hiisi malin ne peut que rarement pénétrer dans les zones cultivées par l'homme et bénies de lui-même.
