Élève du collège royal de Saint-Louis, Hippolyte Delaperche est classé premier au concours d'admission à l’École polytechnique en 1834. L'année suivante, il arrive également premier en division supérieure[2].
Le , Hippolyte Delaperche épouse Mathilde-Angélique-Edmée Demion[5] (1825-1902). Leur fils, Charles-Marie-Hippolyte, né en 1856, sera artiste peintre.
En 1857, sous la direction d'Eugène Belgrand, ingénieur en chef des eaux et égouts, et sous le contrôle de Zoroastre Alexis Michal, inspecteur général des ponts et chaussées, Hippolyte Delaperche conçoit la tour régulatrice en fonte du puits de Grenelle, haute de 42 mètres[6]. Construite l'année suivante au centre de la place de Breteuil, elle sera détruite en 1903-1904 pour céder la place à un monument élevé à la mémoire de Louis Pasteur[7].
Colonne artésienne de Grenelle, conçue en 1857 par Delaperche (photographie d'Édouard Baldus, 1864).
En 1872, Hippolyte Delaperche fait publier un Essai de philosophie analytique (Paris, Didier, 445 pages), d'esprit immatérialiste, qui, selon Gaston Pinet, «se rattache à Descartes et surtout à Berkeley par sa conception toute mathématique et mécanique du monde physique». Charles Renouvier, dans sa recension de l'ouvrage pour la Critique philosophique, y a vu «le premier traité sérieux d'ontologie et de psychologie rationnelle que la France voit paraître depuis Malebranche»[13]. Ces avis sont partagés par Pierre Larousse, qui consacre une notice de son Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle à l'essai de Delaperche[14].