Jean-Marie Delaperche

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Marie Delaperche, dit Delaperche aîné, né le à Orléans et mort le à Paris, est un peintre français.

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Jean-Marie Delaperche
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Biographie

Né à Orléans, paroisse Saint-Paul, le , Jean-Marie Laperche est le fils de Marguerite-Thérèse Leprince et de Jean-Baptiste Laperche, marchand bonnetier[1]. En 1813, il obtient que son patronyme soit modifié en « Delaperche », conformément à certains registres paroissiaux[2].

Jean-Marie et son frère Constant, dit « Delaperche jeune », sont initiés aux arts par leur mère, Thérèse Laperche (1743-1814), pastelliste et disciple de Perronneau. Jean-Marie aurait par la suite été l'un des élèves de David[3], mais son passage dans l'atelier de ce maître n'a pas laissé beaucoup de traces dans les archives[2].

Actif à Paris, puis à Caen à partir de 1797[4], Jean-Marie Delaperche émigre en 1805 en Russie, où il travaille comme peintre en miniatures avant d'être engagé comme précepteur par la famille Venevitinov en 1815[5].

Veuf en 1796 puis remarié la même année à Cécile Sérigny (mort en 1842), il est père de plusieurs enfants, dont Antoine-Prosper Delaperche et deux autres fils, Stanislas et Jean, qui meurent jeunes lors de la campagne de Russie[2].

Allégorie de l'aide de l'empereur Alexandre Ier à la restauration de la monarchie en France (1814), dessin, Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Royaliste, Jean-Marie Delaperche déteste Napoléon, qu'il présente comme un tyran dans certains de ses dessins allégoriques[2].

De retour en France en 1824, année où il expose deux œuvres au Salon[3], Delaperche collabore avec son frère et travaille comme portraitiste à Paris ainsi que dans plusieurs villes de province telles que Saint-Malo, Limoges et Le Mans[2]. En 1840, l'élévation à l'épiscopat de leur cousin par alliance, Denis-Auguste Affre, procure aux Delaperche la commande du portrait du prélat et de tableaux pour l'église de la ville natale de celui-ci, Saint-Rome-de-Tarn[6].

Jean-Marie Delaperche meurt le à son domicile du 37, rue des Postes à Paris[1].

Longtemps oublié, Delaperche a été redécouvert au début du XXIe siècle après l'acquisition d'une importante collection de ses dessins par le musée des Beaux-Arts d'Orléans qui lui a consacré une exposition en 2020[7],[2].

Œuvres

  • Portrait de Marie Antoine Prosper Delaperche, vers 1799, huile sur toile, localisation inconnue[réf. nécessaire].
  • Portrait de Pierre-Alexandre Parisot, vers 1815[8].
  • Portrait de l'archevêque grec Isacarus, Salon de 1824[3].
  • Tête d'étude, Salon de 1824[3].
  • Portrait d'Antoine-Prosper Delaperche, sous-lieutenant des chasseurs de la garde, vers 1824-1830, huile sur toile, 130,5 × 97 cm, Paris, musée de l'Armée.
  • Étude pour une Psyché, Salon de 1833[3].
  • Portrait de femme, Salon de 1834[3].
  • Portrait de Mgr Denis-Auguste Affre, archevêque de Paris, 1840, Salon de 1841[3].
  • Tête de vieille femme, Salon de 1842[3].
  • L'Apparition de Jésus à Madeleine (Noli me tangere), entre 1824 et 1833, en collaboration avec son frère Constant Delaperche, huile sur toile, église Sainte-Madeleine de Rouen[3].
  • L’Amour, cause des plaisirs et des peines, vers 1817, crayon graphite, plume, encre et lavis d’encre métallo-gallique, rehauts de gouaches blanche et jaune sur papier vélin lavé de bistre, 21,7 x 26,1 cm, musée des Beaux-Arts d’Orléans[9].
  • Le Charlatan, vers 1795-1800, crayon graphite, pierre noire, plume et encre brune, lavis brun et gris, rehauts de gouache blanche, sur papier vergé lavée de bistre, 24,1 x 17 cm,  musée des Beaux-Arts d’Orléans[10].
  • Le 20 mars 1815, Pâques 1815, crayon graphite, plume, encres grise et noire, lavis et rehauts de gouache blanche sur papier vergé, 33,6 x 41,7 cm, musée des Beaux-Arts d’Orléans[11].
  • Les Cent-Jours. La chute de Napoléon, Pâques 1815, crayon graphite, plume, encre et lavis d’encre métallo-gallique, encre et lavis d’encre noire, lavis et rehauts de gouache blanche sur papier vergé, 33,6 x 41,8 cm, musée des Beaux-Arts d’Orléans[12].
  • Le Naufrage, vers 1815, plume et encre noire, lavis d’encre noire, rehauts de gouache blanche et rehauts de gomme arabique sur un tracé au graphite, sur papier lavé de bistre, Filigrane : lion avec une épée dans un cadre ovale avec une couronne ; contremarque : AO 1814, 33,3 x 41,6 cm, musée des Beaux-Arts d’Orléans[13].
  • Les Adieux de Louis XVI à sa famille, vers 1814-1817, crayon graphite, plume, encre et lavis d’encre au carbone, lavis d’encre métallo-gallique, lavis et rehauts de gouaches blanches et beige ainsi que de gomme arabique, sur papier vélin lavé à l’encre métallo-gallique, 23,5 x 35 cm, musée des Beaux-Arts d’Orléans[14].                                                                                                                                                                                                                                                                                                

Exposition

Notes et références

Voir aussi

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