Hippolyte Duprat

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Nom de naissance
Louis Hypolite DupratVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Hippolyte Duprat
Portrait d’Auguste Pelabon.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Louis Hypolite DupratVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Compositeur, médecin de la MarineVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Hippolyte Duprat, né le à Toulon et mort le à Paris 7e, est un médecin et compositeur français.

Dès les premières années de sa jeunesse, Duprat a manifesté un gout prononcé pour la musique. Une fois diplômé de l’école de médecine navale, il a participé, comme chirurgien de marine, à nombre de voyages à bord des navires de l’État, sans cesser de cultiver son art[1].

Se croyant une vocation musicale, il quitte la marine, en 1869, et compose un grand opéra en cinq actes, Pétrarque. La guerre éclatant, il reprend du service, mais revient, après le conflit, à ses amours. Au moment où il croyait avoir réussi, le théâtre brule et avec lui, la partition de Pétrarque, pendant les événements de la Commune[1].

Quelques années plus tard, ayant reconstitué Pétrarque, il fait jouer cet opéra à Toulon, qui fait un accueil enthousiaste à son enfant. L’auteur est plusieurs fois acclamé, rappelé et couvert de fleurs[1]. Également représenté à Lyon, puis Toulouse et Avignon, l’ouvrage reçoit un succès de clocher à Marseille, mais présenté successivement à tous les directeurs de l’Opéra et du Théâtre-Lyrique, Duprat ne peut parvenir à le faire représenter à Paris[2].

Enfin, présenté au public parisien lors de la courte campagne lyrique de Louis Martinet et Henry de Rouville, avec pour interprètes MM. Warot, Doyen, Plançon, Quirot, Mmes Jouanny, Perlani et Cottin, à la Gaîté[3], l’échec de Pétrarque est complet, l’œuvre étant sans valeur aucune[2].

Duprat écrit néanmoins d’autres oeuvres musicales : Sathaniel, Marie Tudor, le Connétable de Sicile, Jeanne de Naples, etc. sans guère plus de succès puisque, ayant dépensé toute sa fortune pour assurer le triomphe de son œuvre, avait il a dû reprendre un service médical. Il a été, en dernier lieu, inspecteur des eaux minérales du département de la Seine[3].

Depuis longtemps atteint de maux de gorge et d’oreilles qui le faisaient atrocement souffrir, il était entré, environ semaines avant sa mort, à la maison de santé des Frères de Saint-Jean-de-Dieu, rue Oudinot, où il recevait la visite, entre autres, de Charcot. Un jour, un garçon de l’établissement l’a trouvé inanimé dans son lit, mort pour mettre fin à ses souffrances, après avoir absorbé une dose excessive d’hydrate de chloral, mise à sa disposition comme sédatif. La presse parle initialement d’une morte subite due à une attaque d’apoplexie, avant que le Figaro ne révèle tout l’affaire[4].

Au moment de sa mort, il préparait une cantate à grand orchestre, avec chœurs et soli, pour l’inauguration du monument que le comité de la Fédération élevait à Toulon, sur la place de la Liberté, en commémoration du centenaire de la Révolution[5]. Il reposait, depuis sa mort, dans un cimetière de la banlieue parisienne[6], lorsque le Conseil municipal de sa ville natale a décidé de faire transporter son corps à Toulon et émis l’intention d’élever un monument à sa mémoire[7].

Hommages

Notes et références

Liens externes

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