Histoire d'Aunay-sous-Crécy

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Blason d'Aunay-sous-Crécy

L'histoire d'Aunay-sous-Crécy est celle d'une commune du département d'Eure-et-Loir. Les premières traces d'occupation humaine, attestées par des fouilles archéologiques, remontent à la Préhistoire. L'occupation des lieux se poursuit aux époques celtique et gallo-romaine. Le plus ancien texte mentionnant la localité date de l'an 800, dans le Polyptyque d'Irminon.

La commune reste peu documentée jusqu'au XVIIIe siècle, période à laquelle la seigneurie passe successivement aux mains de la Marquise de Pompadour (1747), du duc de Penthièvre (1757) et du duc de Montmorency (1775). Aux XIXe et XXe siècles, l'histoire locale est marquée par l'incendie du château (1846), le développement industriel et plusieurs épisodes de pollution de la rivière (1908, 1931, 1933).

Le nom de la commune dérive du mot aulne, arbre qui poussait en abondance sur son territoire. Les formes latines attestées sont Alanetum, Alneium, Alnetum, Alneta, Alnidus et Aliniacus, qui désignent toutes un lieu planté d'aulnes, c'est-à-dire une aulnaie. Un diplôme mérovingien mentionne Alnetum in pago Cenomanico. La commune est également désignée dans les chartes, dès le XIe siècle, sous les noms de Allum, Alaretum et Alnetum.

Préhistoire et Antiquité

En , des fouilles menées par le frère Indes, du pensionnat Saint-Pierre de Dreux, au lieu-dit « le Champtier de la Hutte », mettent au jour des silex taillés, des lames, des pointes et des hachettes, ainsi qu'un amas considérable d'ossements de cheval, de bœuf, de renne, de marmotte et de blaireau[1].

Des vestiges de l'époque gallo-romaine ont été découverts en deux points de la commune : au « Bois des Aises » (briques romaines, monnaies et haches celtiques) et à proximité de la gare, dans un bois appelé « les Vieux Murs » (sépultures, une médaille de Constantin Ier, des objets de bronze et une pierre celtique).

Moyen Âge

Le plus ancien document relatif à la commune date des années 800. Il s'agit d'un passage du Polyptyque d'Irminon, abbé de Saint-Germain-des-Prés, qui dénombre les manses et revenus de l'abbaye à l'époque de Charlemagne. Le texte décrit une manse seigneuriale avec maison et dépendances, 15 bonniers de terre labourable (1 bonnier ≈ 1,40 hectare), des prés, des bois, un moulin à farine et une église[2].

Avant 1080, le village passe dans les biens de l'Abbaye de Saint-Père-en-Vallée, la grande abbaye de Chartres. À la même époque, Hisnard, chevalier et seigneur de Boissy, fait à l'abbaye de Saint-Père plusieurs donations, dont la dîme du moulin d'Aulnay. Cette donation, faite avec le consentement de sa famille, est confirmée par Eudes, son seigneur suzerain[3].

Au XIIIe siècle, la paroisse d'Aunay et Couvé (Allum et Coveium) compte 135 paroissiens, dont 60 pour Aunay[3].

Les seigneurs

Se sont succédé les seigneurs suivants :

  • la famille de Gauville : Simon (mentionné en 1398), puis Robert (mentionné en 1440), puis Charles (mentionné en 1499).
  • Jean de Graffart (sa veuve est mentionnée en 1537).
  • Charles de Douault (mentionné en 1665), condamné en 1670 par jugement du présidial de Chartres à avoir la tête tranchée pour meurtre.
  • la famille de la Vergne : Vincent qui le achète les terres et seigneuries d'Aunay, du Nouvet, du Bois des Aises et leurs dépendances pour 70.300 livres. Puis Philippe (mentionné en 1675), puis Jullien Philippe (mentionné en 1725).

Le le sieur de la Vergne vend à la Marquise de Pompadour, dame de Crécy, la seigneurie d'Aunay, moyennant 140.000 livres. Elle y fait faire de 1748 à 1754 des travaux pour un montant de 2.903.267 livres[4].

Le , la totalité des domaines dépendant du marquisat de Crécy (dont dépendait la seigneurie d'Aunay) fut vendue au duc de Penthièvre, dernier comte de Dreux, moyennant 1.750.000 livres. Celui-ci fait du château se trouvant à Crécy-Couvé un rendez-vous de chasse.

Le , le duc de Penthièvre revendit les domaines au duc de Montmorency qui les laissa dans le plus complet abandon[5].

En 1791, la veuve du duc de Montmorency, Louise Pauline Françoise de Montmorency-Luxembourg, émigra.

Le , les domaines furent saisis et vendus en 1795 comme Biens nationaux. En ce qui concerne Aunay, les biens vendus furent : le château (en grande partie détruit à la Révolution française), la ferme du Bois des Aises, la ferme de Villiers, le moulin à blé, le moulin à tan, des près et des terres labourables[6].

Par la suite, le bois des aises fut acheté le par Joachim Rigault, au nom de Madame de Montmorency[5].

La paroisse

En 1758, la paroisse d'Aulnay-sous-Crécy (Alnetum) est une annexe de la paroisse de Crécy-Couvé. En 1803, elle est réunie à celle de Crécy-Couvé. En 1807, elle est réunie à celle de Tréon et en 1860 elle est érigée en paroisse.

Ses curés et desservants sont par ordre chronologique : Jean Brissonnet (mort en 1536), Pierre Piébourg (1536), Ambroise De la Noë (1640), Pierre Renouard (1669), Giboust (1698, mort en 1701 à 32 ans), Jacques Pavie (1701, mort en 1707), F. Escuyer (1707, mort en 1726), René Chatel (1726, mort en 1737 à 52 ans), G. Chatel, neveu du précédent (1737), Beslon (1757, desservant), Delabarre-Duparcq (1766), Le Bretton (1770), Lebois (1782)[7].

XIXe siècle

XXe siècle

Notes et références

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