: Louis-Napoléon Bonaparte confirme la destitution de Changarnier et présente un nouveau gouvernement, sans président du Conseil, dont l’autonomie par rapport à l’Assemblée est encore renforcée, le «Petit ministère»[1].
: loi fixant à douze ans l'âge minimum au travail[2]. Cette loi sera fréquemment transgressée.
1eravril: un navire français, le Courraud-Rose, échoué près de Salé, au Maroc, est pillé par la population affamée. Le gouvernement français n’obtenant pas réparation fait bombarder Salé le [6].
un «traité d'amitié et de commerce» est signé entre la France (Édouard Bouët-Willaumez) et Ghézo, le roi du Dan-Homé (Dahomey), qui veut écouler sa production agricole. Ghézo reconnait la souveraineté française sur le port de Ouidah[9].
l'empoisonneuse Hélène Jégado est arrêtée à Rennes. Elle est condamnée à mort le et est guillotinée le [10].
: loi approuvant la convention signée le entre la Compagnie des Messageries Nationales et l'État, sous le haut patronage du ministre des finances, Achille Fould. Les services maritimes des Messageries nationales commencent leur exploitation en septembre, avant de devenir une société indépendante, les Messageries nationales, futures Messageries maritimes, en [11].
: en Ardèche, le préfetChevreau interdit les fêtes votives jusqu'en novembre, soupçonnées d'être instrumentalisées par les rouges pour préparer une insurrection[15].
Septembre: le permis de séjour est rendu obligatoire pour les étrangers résidant à Paris[4].
: décret qui met le département de l'Ardèche en état de siège à la suite d'affrontements entre les démocrates et la force publique[16].
: dernier ministère à la suite de la démission de Léon Faucher le [17]. Pour se réconcilier avec la gauche, Louis-Napoléon annonce officiellement fin septembre qu’il est en faveur de la révision et pour l’abrogation de la loi du 31 mai 1850. Cette annonce provoque un nouveau remaniement ministériel[18].
: l’Assemblée rejette la proposition du président d’abroger la loi du 31 mai 1850. Elle se coupe du corps électoral[18].
Pierre-Antoine Berryer harangue la foule à la fenêtre de la mairie du Xe arrondissement de Paris le . Gravure tirée de l’Histoire populaire contemporaine, Paris, Ch. Lahure, 1864.
: coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Le président fait composer dans la nuit du 1er au 2 des affiches annonçant la dissolution de l’Assemblée législative (jugée trop lente) et le rétablissement du suffrage universel par abrogation de la loi du 31 mai. Une vague d’arrestations touche tous les meneurs présumés d’une résistance: des militaires légitimistes comme Changarnier aux 78 chefs présumés des sociétés ouvrières, des orléanistes comme Adolphe Thiers aux républicains comme Nadaud ou Perdiguier[14]. 218 présents députés réunis à la mairie du 10e arrondissement de Paris votent vainement la déchéance du président mais sont arrêtés. À Paris, quelques députés (Hugo, Schœlcher, Alphonse Baudin) tentent de soulever le peuple[19].
Alphonse Baudin sur la barricade du faubourg Saint-Antoine, le 3 décembre 1851. Ernest Pichio, huile sur toile, 1869, musée Carnavalet, Paris.
: Morny, nommé ministre de l'Intérieur, déclenche l’écrasement systématique par l’armée de l’insurrection naissante et fait mitrailler sur les boulevards Montmartre et Poissonnière les badauds suspects d’être favorables aux insurgés. Des maisons sont ensuite fouillées à la baïonnette[21]. 11 000 insurgés sont condamnés au bagne ou au renvoi en conseil de guerre. Plus de 2 000 sont morts. 70 députés républicains sont envoyés en exil dont Hugo et Schœlcher, et 5 orléanistes.
Proclamation contre le coup d'État de 1851 dans les Basses Alpes.
↑Christian VERRIER, Chronologie de l’enseignement et de l’éducation en France. Des origines à nos jours, Paris, Anthropos, , 190p., p.103
↑Joe Mondonga Moyama, Droits d'auteur et droits voisins: Les aspects techniques, juridiques et économiques du droit d'auteur et ses applications en RDC, Mon Petit Éditeur, , 372p. (ISBN978-2-342-01802-8, présentation en ligne)
12Delphine Diaz, «1848, le Paris des étrangers», L'Histoire, no88, , p.46.
↑Charles-René Forbes Montalembert, Discours de M. le Comte de Montalembert, l'un des quarante de l'Académie française, Jacques Lecoffre, (présentation en ligne)
↑Philippe Bonnichon, Pierre Gény et Jean Nemo, Présences françaises outre-mer, XVIe – XXIesiècles, vol.1, Paris, Karthala Éditions, 118p. (ISBN978-2-8111-0737-6, présentation en ligne)
↑Armand Fouquier, Causes célèbres de tous les peuples, vol.7, H. Lebrun, (présentation en ligne)
↑Michel Riou, Ardèche, terre d'histoire: histoire de l'Ardèche et de l'ancien Vivarais, Montmélian, La Fontaine de Siloë, , 365p. (ISBN978-2-84206-382-5, présentation en ligne)
↑Ernest Boulanger et Léon Muel, Gouvernements, ministères et constitutions de la France de 1789 à 1895: Précis historique des révolutions, des crises ministérielles et gouvernementales et des changements de constitutions, vol.Collection XIX, (ISBN978-2-346-08286-5, présentation en ligne)
↑La constitution de l'empire française: avec les sénatus consultes, lois, décrets, statut, lettres patentes et messages qui s'y rattachent, Dentu, (présentation en ligne)