Histoire d'un crime

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AuteurVictor Hugo
GenreHistoire
LangueFrançais
Date de parution1877
Histoire d'un crime
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Auteur Victor Hugo
Genre Histoire
Version originale
Langue Français
Version française
Date de parution 1877

Histoire d'un crime est un essai de Victor Hugo sur le coup d'État perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte le contre l'Assemblée nationale de la Seconde République avec l'objectif de renforcer son pouvoir exécutif.

L'auteur écrit en 1851-1852 quarante-deux chapitres qui ne sont pas publiés, les éditeurs se dérobant.

Vingt-trois chapitres supplémentaires sont écrits à son retour d'exil, après la chute du Second Empire.

Le premier tome est publié le chez Calmann-Lévy, en réponse à la crise du 16 mai 1877. La phrase en exergue du tome I y fait allusion : « Ce livre est plus qu’actuel ; il est urgent. Je le publie. » La note introductive évoque « cette étrange année 1877 […] faisant coïncider avec les choses d’aujourd’hui le récit de ces choses d’autrefois ».

L'ouvrage, en deux volumes, comprend deux parties[pas clair]. Tome I : Note ; Première journée : Le guet-apens ; Deuxième journée : La lutte.

Le tome II, publié chez le même éditeur sous le même titre, le , contient : Troisième journée : Le massacre ; Quatrième journée : La victoire ; Conclusion : La chute.

En 1879, une édition populaire illustrée en un volume parait chez Eugène Hugues[1].

Une nouvelle édition est publiée dans ses œuvres complètes chez Hetzel-Quantin, en 1883[2], édition approuvée par l’écrivain et réalisée d’après ses manuscrits originaux, dite ne varietur.

Victor Hugo ajoute aux « choses vues » et aux documents collectés, à sa demande, par Juliette Drouet[3], la force du pamphlet et la puissance de la littérature.

« Violer le droit, supprimer l’assemblée, abolir la constitution, étrangler la république, terrasser la nation, salir le drapeau, déshonorer l’armée, prostituer le clergé et la magistrature, réussir, triompher, gouverner, administrer, exiler, bannir déporter, ruiner, assassiner, régner avec des complicités telles que la loi finit par ressembler au lit d’une fille publique, quoi ! Toutes ces énormités seraient faites ! »[4]

Anita Lavernhe-Grosset compare cette charge à une véritable damnatio memoriae[5].

Éditions

Références

Voir aussi

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