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Histoire de Dundee

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Dundee (Dùn Dèagh en gaélique écossais) est la quatrième plus grande ville d'Écosse.

Son histoire commence avec les Pictes à l'Âge du fer. Pendant la période médiévale, la ville fut le théâtre de nombreuses batailles. Durant la révolution industrielle, l'industrie locale du jute permit à la ville de prendre un essor rapide. L'industrie de la marmelade de Dundee et le journalisme permirent également à Dundee de gagner en importance, et est à l'origine de son surnom de « 3 J » (jute, jam and journalism).

Guillaume Ier d’Écosse, roi de 1165 à 1214.

Des recherches archéologiques ont trouvé des sépultures au centre de la ville de Dundee, ce qui suggère que l'endroit a été occupé il y a 3500 ans. À l'Âge du fer, une colonie Picte était installée sur le site de Dundee. Enfin, des poteries romaines laissent à penser que les Romains y avaient établi un poste d'observation au Ier siècle.

Le nom que les pictes utilisaient pour leur colonie était Alec-tum, ce qui signifie « bel endroit »[1] ; d'après William Camden, ce nom était encore utilisé par certains jusqu'en 1607. Guillaume Ier d’Écosse accorda à la ville le statut de burgh par une charte royale en 1191[2]. L'étymologie populaire veut que David d'Huntingdon, frère de Guillaume, ait nommé la ville Donum Dei (Don de Dieu) en réchappant de peu à la mort lors de son retour des croisades. Le nom vient en réalité du gaélique écossais Dùn Dèagh, signifiant « Fort de Feu »; Dun est un préfixe courant dans les noms de lieux écossais, par exemple Dunfermline et Dunkeld.

XIIIe et XIVe siècles

Dundee fut détenue par les Anglais pendant de nombreuses années, et soutint un siège de William Wallace[3]. La ville se rendit plus tard à Alexander Scrymgeour, qui reçut du gardien d'Écosse la charge héréditaire de connétable de Dundee, ainsi que des terres. La charte confirmant les droits des Scrymgeour est datée de 1298, et il s'agit de la seule ordonnance de William Wallace encore existante.

En 1309, une réunion du clergé eut lieu à l'église des franciscains, où une déclaration fut faite en faveur des prétentions de Robert Bruce sur le trône d'Écosse. En 1325, les privilèges (i.e. droits) des bourgeois n'étaient pas clairement définis puisque les chartes avaient été détruites. Robert Bruce, devenu roi, envoya des enquêteurs à Dundee pour établir ce qu'il en était exactement au temps du roi Alexandre III d'Écosse. Une nouvelle charte fut établie en 1327, confirmant les droits revendiqués par les bourgeois, et accordant également un commerce sans restriction.

En 1346, le roi David II envahit l'Angleterre mais fut défait et capturé à la bataille de Neville's Cross. Lorsque les ambassadeurs furent envoyés pour négocier, le seau du bourgh fut apposé, et à la libération de David II la ville entreprit de payer une partie de la rançon. En l'absence du roi, un conseil fut tenu à Dundee, où un traité commercial fut ratifié entre les marchands d'Écosse et la ville de Middleburgh en Hollande. En 1351, le parlement se réunit pour la première fois dans le bourgh. En revenant au pouvoir, David accorda une nouvelle charte à la ville, confirmant et étendant les privilèges de ses bourgeois.

XVe siècle

En 1402, David Stuart, héritier du trône d'Écosse, décéda prisonnier de son oncle Robert Stuart. Le père de David, le roi Robert III d'Écosse, dota l'église paroissiale Saint Sauveur de Dundee de 100 shillings annuellement, qui devaient être utilisés pour "le bien de l'âme de notre premier-né David". Avec la mort du prince, son geôlier Robert Stuart retrouva sa charge de régent du royaume et, dans l'exercice de cette fonction, fut appelé à arbitrer sur une revendication de Perth contre Dundee, exigeant qu'aucun "bateau dans les eaux du Tay ne décharge sa cargaison avant d'arriver à Perth"; il fut décidé que les bateaux naviguant sur le Tay pouvaient jeter l'ancre à Dundee.

La ville de Durham surplombée par le château.

Jacques, frère du défunt David, fut envoyé en 1405 à la cour de France, mais son navire fut capturé par les Anglais. Son oncle Robert Stuart, alors régent, ne manifesta pas d'impatience à payer la rançon et Jacques fut détenu prisonnier pendant 19 ans (ce qui lui permit de recevoir une bonne éducation au château de Windsor et de développer son talent poétique au contact des lettrés Anglais). Finalement, après la mort de Robert Stuart, les villes d'Édimbourg, Perth, Dundee et Aberdeen se partagèrent la charge de la rançon de 50 000 marcs anglais. À Durham, sur son voyage de retour, Jacques accorda à ces quatre villes une obligation (i.e. titre de créance considérant leur participation comme un emprunt de la couronne).

Lorsque le Comte d'Huntingdon fonda à Dundee l'église en l'honneur de Sainte Marie, il la plaça sous l'autorité de l'abbaye de Lindores, ce qui donna à sa fraternité accès à la dot en l'échange du maintien d'un vicaire. Les moines négligeant leurs obligations, une plainte fut déposée à l'évêque de Brechin et la discorde dura de nombreuses années. En 1442, un contrat fut fait entre le conseil, représentant les plaignants, et l'abbé John : le conseil obtint la charge de la propriété de l'église[note 1], et un inventaire fut ordonné par le prévôt Henry de Fothringame. En 1461, un appel aux dons fut lancé pour financer le coût du plomb sur le chœur; les donataires recevaient le droit à une concession funéraire pour eux-mêmes et leurs épouses. Une fois le chœur couvert de plomb, les dons furent dirigées vers d'autres tâches.

En 1447, le commerce maritime de la ville était devenu important mais le port était en mauvais état et présentait des risques pour les manœuvres. Jacques II d'Écosse accorda à la ville le droit de faire des prélèvements sur les bateaux et leurs cargaisons afin de financer les travaux sur le port; les bourgeois furent également exonérés de certains paiements.

XVIe siècle

Notes de traductions et compléments

Sources

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