Histoire de la volcanologie
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L'histoire de la volcanologie est liée à la volonté qu'a l'homme de contrôler les forces de la nature ou du moins de chercher à en éviter les dégâts.

La volcanologie, en tant que description d'un phénomène volcanique, est née au Néolithique avec l'exécution d'une peinture murale d'un volcan en éruption à deux sommets, probablement le Mont Hasan, à Çatal Hüyük (Turquie) et datant de 6000 av. J.-C. Cependant, des représentations d'éruptions auraient été découvertes dans la grotte Chauvet-Pont d'Arc (36 000 BP)[1],[2],[3],[4],[5].
Dans les premières civilisations, notamment chez les grecs et les romains, les volcans et leurs éruptions sont associés à des manifestations divines. Il en sera de même dans le christianisme qui les considère comme l'œuvre de Satan et les signes de la colère divine.
Au Ve siècle av. J.-C., le philosophe grec Empédocle d'Agrigente divise le monde en quatre éléments fondamentaux : l'air, l'eau, la terre et le feu, le dernier étant représenté par les volcans.
Platon affirme que des fleuves d'eau chaude et froide parcourent l'intérieur de la Terre et qu'un vaste fleuve de feu central, le Pyriphlégéthon, alimente tous les volcans de la Terre. Aristote explique la présence de ce feu souterrain comme «...le frottement du vent quand il s'engouffre dans des passages étroits. » Lucrèce, un philosophe romain, clame lui que l'Etna est totalement creux et que ses feux sont alimentés par un vent puissant circulant près du niveau de la mer. Ovide estime que les éruptions sont alimentées par de la « nourriture riche » et qu'elles cessent lorsque celle-ci vient à manquer. Vitruve affirme que les feux souterrains sont entretenus par du soufre, de l'alun et du bitume. L'idée d'un rôle prépondérant du vent comme source des éruptions volcaniques perdurera jusqu'au XVIe siècle.
En 79, Pline l'Ancien relate et décrit le début de l'éruption du Vésuve, remarquant notamment que des séismes précèdent le début d'une éruption. Voulant se rendre au plus près des évènements, il est tué par une des nombreuses nuées ardentes qui dévalent les flancs du volcan et détruisent Pompéi. Son neveu, Pline le Jeune, n'ayant pu accompagner son oncle, fait une description précise de l'éruption dont le type portera le nom des deux hommes : éruption plinienne. Cependant, cette description ne constitue pas une tentative d'explication scientifique du phénomène.



