Histoire du Bangladesh

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Carte plate du Bangladesh
Art bouddhiste du XIe siècle, Art de l’Inde du XIe siècle, Art de la période Pala, Bouddhisme en Inde (Musée Guimet), Statues du Bouddha de l’Inde

Le Bangladesh, État créé en 1971, s'étend sur l'ancien Pakistan oriental, province du Pakistan dont l'unité était avant tout religieuse : sa population était majoritairement musulmane. Le Pakistan lui-même avait été créé en 1947 après la fin du dominion britannique sur le territoire indien.

Pour la période antérieure à 1947, voir Histoire de l'Inde.

Magadha et autres Mahajanapadas dans la période post-védique
Empire maurya, vers 250

Le delta du Gange (deltas du Gange et du Brahmapoutre) couvre environ 100 000 000 km2 et héberge en 2024 près de 300 millions d'habitants (pour 45 millions vers 1901), dans les États actuels d'Inde et du Bangladesh. Une partie des cours et bassins de ces deux fleuves constitue le territoire du Bangladesh, dont le golfe du Bengale forme un aboutissement.

Durant la période pré-védique (20000-1500), la région est approchée et fréquentée par des populations parlant des langues austroasiatiques, des langues tibéto-birmanes, puis par des peuples dravidiens et enfin par des peuples indo-aryens (migrations indo-iraniennes (2000-1000)).

Durant la période védique (1500-500), la région du Bengale est connue pour avoir abrité les royaumes Anga (Āṅgeyas), Vanga (en) (peut-être le futur Gangaridai des géographes gréco-romains, avec le port fluvial de Sonargaon), Pundravardhana (en) (Pundra), Varendra (en), Suhma (en), Harikela (en), et une partie des mieux documentés empires de Magadha (de 1750 à +550, ou 684-350), et de Nanda (345-322).

Parmi les dynasties de Maghada : Brihadratha, Pradyota (822?-684), Haryanka (684-424), Shishunaga (430-345), Nanda (345-322), Maurya (321-185), Shunga (185-73), Kanva (72-22).

L'histoire ancienne du Bengale (en) est à compléter par celle de l'Assam (en) (royaume de Davaka (en)) (900?-550?), royaume de Kamarupa (350-1140)) et de l'Est du Bangladesh (divisions de Chittagong et de Sylhet) (royaume de Samatata (250-1150)), mais encore par celle des autres États de l'Inde du Nord-Est (Sikkim, Arunachal Pradesh, Assam, Manipur, Meghalaya, Mizoram, Nagaland, Tripura) et des États indiens voisins du Bengale-Occidental, Bihar et Jharkhand (2000).

Périodes classique et médiévale

Indosphère, vers 625
Grande région, vers 1041
Carte britannique du royaume de Taraf (province de Sylhet)

Période coloniale (européenne)

XXe siècle

Vers l'indépendance

Jusqu'en 1947, le territoire du Bangladesh fait partie de l'Union Indienne : préhistoire de l'Inde, histoire de l'Inde.

De 1947 à 1971, l'histoire du Bangladesh se confond avec celle du Pakistan, dont il est une province orientale, séparée de 1600 km des quatre autres provinces constituant le Pakistan occidental : histoire du Pakistan.

Naissance du Bangladesh

De 1946 à 1970, plusieurs facteurs conduisent à la naissance du Bangladesh.

À cette époque, les Bengalîs sont réticents quant à la création du Pakistan et à la partition. La ligue musulmane a encore peu d'influence au Bengale jusqu'aux années 1940. En 1946, le grand massacre de Calcutta[1] est l'expression et le début d'une série de violences entre les hindous et musulmans, qui va rendre la partition inéluctable. Ces violences ont déjà commencé dans les années 1920. Aux élections de 1946, la ligue musulmane emporte la majorité au Bengale, et les Bengalîs se rallient à la ligue.

En 1970, le cyclone de Bhola dévaste la côte du Pakistan oriental ; le gouvernement réagit lentement. La colère de la population bengalî grandit quand Mujibur Rahman, dont la Ligue Awami a gagné une majorité au Parlement aux élections de la même année[2], est empêché d'entrer en fonction. Après avoir mis en scène des pourparlers avec Mujibur, le président Yahya Khan le fait arrêter la nuit du 25 mars 1971, et lance l'Opération Searchlight[3], une attaque militaire soutenue sur le Pakistan oriental. Les méthodes employées sont sanglantes et causent de nombreuses morts civils[4]. Parmi les cibles les plus importantes se trouvent des intellectuels et des Hindous.

Environ dix millions de réfugiés fuient en Inde[5]. Les estimations du nombre de morts vont de 3 à 30 millions de personnes[6],[7].

La plupart des leaders de la Ligue Awami quittent le pays et installent un gouvernement en exil à Calcutta, en Inde. Cette guerre, qui devient la guerre de libération du Bangladesh, dure neuf mois. Le guérilla Mukti Bahini et les troupes bengalîes sont finalement aidés par les Forces armées indiennes en . Sous le commandement du lieutenant général Jagjit Singh Aurora, l'Armée de terre indienne prend une victoire décisive sur les Pakistanais le , faisant plus de 90 000 prisonniers de guerre[8] pendant ce qui est nommé la troisième guerre indo-pakistanaise.

Le Bangladesh devient indépendant le . Peu après, le , le nouveau pays change officiellement de nom et la nouvelle constitution est adoptée le (voir Sheikh Mujibur Rahman). Après son indépendance le Bangladesh devient une démocratie parlementaire avec Mujib comme premier ministre. Lors des élections parlementaires de 1973, la Ligue Awami gagne la majorité absolue. Une famine emporte le pays en 1973 et 1974. Début 1975 voit le début d'un gouvernement socialiste à parti unique mené par Mujib et le BAKSAL. Le Mujib et sa famille sont assassinés par des officiers [9].

Une série de coups d'État et contre-coups-d'État dans les trois mois suivants culminent avec la montée au pouvoir du général Ziaur Rahman Zia »), qui réinstalle le système politique précédent à plusieurs partis et fonde le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). Zia est assassiné en 1981 par des militaires[9]. Le nouveau chef d'État est le général Hossain Mohammad Ershad, qui monte au pouvoir dans un coup d'État exsangue en 1982 et y reste jusqu'en 1990 quand il est forcé de démissionner sous la pression de donateurs occidentaux à la suite d'un changement majeur en politique internationale après la fin de la guerre froide. Depuis lors, le Bangladesh est à nouveau une démocratie parlementaire. La veuve de Zia, Khaleda Zia, mène le BNP à une victoire parlementaire dans les élections générales de 1991 et devient la première femme Premier ministre dans l'histoire du pays. Toutefois, la Ligue Awami, menée par Sheikh Hasina, l'une des filles de Mujib ayant survécu à l'assassinat, prend le pouvoir aux élections suivantes en 1996. Elle le perd en faveur du BNP en 2001. Khaleda Zia est aujourd'hui en prison, soupçonnées de corruption.

XXIe siècle

Notes et références

Annexes

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