Histoire officielle

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Dans son roman Les Aventures de Saïd le Peptimiste, le romancier arabe israélien Emile Habibi fait dire à l'instituteur de son héros : « Les conquérants, mon garçon, ne considèrent comme vraie que l’histoire qu’ils ont eux-mêmes fabriquée » et de rajouter « Il est vrai qu’ils ont démoli [nos] villages... et chassé leurs habitants. Mais, mon garçon, ils sont bien autrement cléments que les conquérants que furent nos aïeux il y a tant d’années. »
L'historien Avi Shlaim utilise cet exemple pour introduire un article traitant des « amnésies » des « histoires officielles » israélienne et palestinienne sur la guerre de 1948[1].

L'histoire officielle est une notion ambivalente qui met en jeu les fondements mêmes de l'historiographie.

L'histoire officielle, en tant que « mémoire collective », « amnésie collective » ou « mémoire nationale », est le récit historique sur lequel une nation « se forge son passé »[2]. Elle est le résultat de l'influence de la société sur le récit historique au travers des valeurs qu'elle porte. Cette influence est exercée par des rites politiques et par l'enseignement de l'histoire. L'histoire officielle est parfois l'objet de remises en cause dans le contexte de l'« histoire critique », qui « revisite » certains faits dont la mémoire collective se serait éloignée.

Polémiques

Annexes

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