Historiographie de la franc-maçonnerie

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L'historiographie de la franc-maçonnerie étudie la production historique maçonnique qui, au travers d'un grand nombre de publications, reste pendant une grande partie de son histoire sujette à caution. Un courant d’historien naît au cours du XIXe siècle qui se reclame d'une production documentaire basée sur l'analyse historico-critique. De ce courant d'historien dit « authentique » qui se diffuse tout d'abord en Angleterre, naît au XXe siècle une discipline qui travaille sur l'histoire de la franc-maçonnerie de la manière scientifique et universitaire : la maçonnologie. Au début du XXIe siècle les études biographiques des personnalités de la franc-maçonnerie commencent à utiliser la prosopographie pour restituer l'histoire du « fait maçonnique » au travers des contextes politiques et sociaux de l'époque de référence de la personnalité étudiée.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'histoire de la franc-maçonnerie fut exclue du champ d'étude de l'histoire universitaire classique[1]. La difficulté de la transmission de son histoire relève d'une analyse du fait maçonnique, de ses rites ou de ses légendes qui s'est appuyée pendant de très nombreuses années sur des travaux d'historiens ou d'essayistes ayant une approche « romantique »[a], qui peine à différencier mythes maçonniques et faits historiques[2].

Avant que ne se développe l'« école authentique » et la maçonnologie, de nombreux ouvrages français ou étrangers ne font guère preuve d'une grande rigueur dans le souci de vérification des sources et dans celui du contrôle des hypothèses, générant de nombreuses interprétations douteuses. Toutefois à partir de commencent à apparaitre quelques ouvrages digne d’intérêt historique[3]. Au-delà des difficultés méthodologiques qui ont entravé la constitution d'un domaine reconnu pour l'histoire de la franc-maçonnerie en général, l'étude historique de la maçonnerie en France notamment, nécessite une prise de distance au regard de l'implication ancienne de l'institution dans la vie intellectuelle et sociale du pays[3].

L'historiographie maçonnique se partage, jusqu'à une date récente, entre deux types d'auteurs : ceux qui y sont hostiles pour des raisons politiques ou religieuses et ceux qui y sont résolument favorables, ceux-là appartenant le plus souvent à une obédience. Les conséquences de cette production partiale sont d'une part une qualité inégale des travaux produits, et l'esprit polémique des auteurs propulsant d'autre part, une production ou sont mis en exergue, les scènes, personnages ou événements qui corroborent leur point de vue personnel, falsifiant ou reconstruisant si besoin la réalité historique[4].

La recherche historique moderne en s'éloignant de ces querelles doctrinaires a renvoyé dos à dos ces courants d'historiens souvent égarés[5]. L'évolution de l'historiographie maçonnique, en raison des persécutions que connait la franc-maçonnerie durant la Seconde Guerre mondiale, connait une modification sensible de son développement au cours de la seconde moitié du xxe siècle. Non sans difficulté, elle opère un retour sur elle-même en revoyant son rapport à la société civile et politique. Elle devient avec une forme d'apaisement sur le conflit qui l'oppose à l’Église catholique, un objet d'étude historique cohérent, sérieux et moins polémique. Les années voient les premières études historiques bâties sur une approche documentaire historique et critique. Cette approche authentique de l'étude de l'histoire de la franc-maçonnerie est toujours en vigueur en [6].

Structuration

Notes et références

Annexes

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