Il s'engage jeune au sein de l'Armée de Libération Nationale (ALN) avant de faire carrière au sein de l'ANP (Armée Nationale Populaire)[2].
Après une formation dans une école d’officiers dans le Kansas, Hocine Benhadid dirige, de 1976 à 1980, la 8e Division blindée de l'Armée nationale populaire (ANP). Pendant les années 1990, il commande la 3e région militaire et participe à la lutte anti-terroriste. En 1996, il quitte ses fonctions de conseiller au sein du ministère de la Défense nationale à la suite de divergences avec l’État-major, et il prend alors sa retraite à l’âge de 52 ans[3].
En , Hocine Benhadid est arrêté après avoir critiqué à Radio M des proches du président Abdelaziz Bouteflika et Ahmed Gaïd Salah le chef d'état-major. Pour ce dernier, il évoque une affaire de mœurs alors qu'Ahmed Gaïd Salah dirigeait l’École de formation des officiers de réserve de Blida[4],[5]. Il indique par ailleurs: «Une bande mafieuse gouverne aujourd’hui l’Algérie(…) Bouteflika n’est conscient que 30 à 40 minutes par jour (…) Gaïd Salah n’est rien, il n’est puissant que par son téléphone et son fauteuil, il n’a aucune assise au sein de l’armée, il ne peut même pas réunir les chefs de Régions militaires, personne ne le suit, il n’a été nommé en 2004 comme chef d’état-major que parce qu’il faisait traîner des dossiers, parce qu’il est faible»[6]. Alors qu'Hocine Benhadid est emprisonné dans la prison d'El-Harrach, il est libéré en pour raison de santé, il reste alors dans l'attente de son procés[7]. Le , il est condamné, pour «outrage à corps constitué», à une année de prison avec sursis[8].
En , pendant les manifestations du Hirak, Hocine Benhadid critique une nouvelle fois Ahmed Gaïd Salah l'accusant d’être payeé par une puissance étrangère à savoir les Émirats arabes unis: «Imaginez-vous un chef d’état-major de l’armée qui parle de paix et de stabilité alors qu’il reçoit des ordres de l’étranger? Il n’est qu’un pion»[6]. Aussi, au mois de mai, Hocine Benhadid est de nouveau arrêté et placé sous mandat de dépôt par un tribunal d'Alger. Fin , il tombe dans sa cellule et se fracture le bassin mais il reste en prison. Ce n'est qu'après la mort d'Ahmed Gaïd Salahn, le , qu'il est libéré le , dans l’attente d'un procés[5],[9],[10].
Le , il apparait, assis sur une chaise roulante, lors de la célébration de la fête de l’Indépendance au sein du cercle militaire de Beni Messous, à Alger, il est ainsi «réhabilité avec les honneurs» en présence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, du président par intérim du Conseil de la nation, Salah Goudjil ou encore du chef d'État-Major de l’ANP, Saïd Chengriha. Ultèrieurement, le site du ministère de la Défense publie un reportage sur cette réception en présence d'Hocine Benhadid[6],[11].
Hocine Benhadid meurt le à Alger, à l’âge de 79 ans[3]. Après un hommage à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja, il est inhumé dans le cimetière de Ben Aknoun à Alger en présence de nombreux militaires avec à leur tête, le chef d'État-Major de l’ANP, Saïd Chengriha[6]. Le président Abdelmadjid Tebboune rend hommage à Hocine Benhadid: «Le Général Benhadid, une figure marquante de l’histoire de l’Algérie, s’est éteint ce 1er octobre 2023 à l’âge vénérable de 79 ans, laissant derrière lui un héritage indélébile»[12].