Honeywell

entreprise américaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Honeywell International Inc. est une société américaine fondée en 1906. Active à l'origine uniquement en régulation de chauffage, elle intervient aujourd'hui principalement dans le nucléaire (usine Honeywell de transformation de l'uranium), l'aérospatiale, l'automatisation du bâtiment (régulation, supervision technique, contrôle d'accès et sécurité), et la défense (avioniques militaires, etc.). Honeywell est depuis quelques années également un important fournisseur pour l'industrie automobile, notamment depuis le rachat des turbocompresseurs Garrett incluant le site de Thaon-les-Vosges pour la France. En tant qu'équipementier automobile, Honeywell est membre de l'association européenne CLEPA qui fédère les équipementiers automobiles.

Création1906 à Minneapolis
Dates clés1999 : Fusion avec AlliedSignal
FondateursAlbert Butz
Forme juridiqueSociété anonyme
Faits en bref Création, Dates clés ...
Honeywell
logo de Honeywell
illustration de Honeywell

Création 1906 à Minneapolis
Dates clés 1999 : Fusion avec AlliedSignal
Fondateurs Albert Butz
Forme juridique Société anonyme
Action NYSE : HON
Siège social Charlotte, Caroline du Nord
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Vimal Kapur (PDG)
Activité Aérospatiale, défense, domotique, automobile
Filiales Honeywell Aerospace
Effectif 131 000 (2016) [1]
Site web www.honeywell.com

Capitalisation 143,8 G$ ()[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d'affaires 35,5 G$ ()[3]Voir et modifier les données sur Wikidata
Résultat net 5 G$ ()[3]Voir et modifier les données sur Wikidata
Société précédente Computer Control Company, Inc. (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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FMS de marque Honeywell dans un Boeing 767-300.

Honeywell se classait en 2025 au 24e rang mondial pour la production d'armement[4].

Historique

Elle fut fondée en 1906 à Minneapolis sous le nom de « Butz Thermo-Electric Regulator Co ». par Albert Butz ingénieur et inventeur d'un thermostat pour four. En 1912, l'entreprise pris le nom de « Minneapolis Heat Regulator Company », puis en 1927, « Minneapolis Heat Regulator Company » et « Honeywell Heating Specialty Co. » fusionnèrent pour former « Minneapolis-Honeywell Regulator Co »[5].

En 1970, Honeywell prend le contrôle de la division ordinateurs de General Electric, au sein de laquelle figure l'entreprise Bull. La CII, créée dans le cadre du plan Calcul, est cédée en 1975 à Honeywell-Bull, ce qui eut pour effet de saborder le consortium Unidata (CII + Siemens + Philips) - concurrent d'IBM créé pour devenir un « Airbus de l'informatique ».

Historique récent

En 1999, Honeywell fusionne avec AlliedSignal, conglomérat industriel américain d'une taille bien plus importante, via une opération d'un montant de 14 milliards de dollars. Le nouvel ensemble, ayant 120 000 salariés, est basé dans le New Jersey, siège d'Allied Signal, au lieu de l'ancien siège de Honeywell à Minneapolis[6],[7]. Parmi les entreprises de AlliedSignal, Honeywell acquiert également la Secan, racheté en 2015.

En 2004, Honeywell acquiert Novar, un conglomérat britannique présent dans l'électronique, l'industrie de l'aluminium et les chèques, pour 1,2 milliard de livres, après le rejet par Novar d'une offre de 625 millions de livres fait par Melrose[8],[9].

En , Honeywell acquiert Sperian Protection, leader dans la fabrication d’équipement de protection individuelle[10].

En 2014, Honeywell acquiert la division Contrôle de SAIA-Burgess.

En , Honeywell acquiert le groupe Elster, leader mondial du comptage et spécialiste de solutions complètes pour les services d’eau, d’électricité et de gaz, revendu par Melrose pour 3,3 milliards de livres soit l'équivalent de 5,1 milliards de dollars[11]. En , Honeywell annonce une offre d'acquisition de 90,7 milliards de dollars sur United Technologies, offre qui est très rapidement rejetée par la direction de cette dernière. Des offres d'acquisitions entre les deux entreprises avaient déjà été lancés dans les années 1990/2000, sans succès[12].

En , Honeywell acquiert RSI Video Technologies (France), un fournisseur de systèmes d'alarme anti-intrusion à levée de doute vidéo pour particuliers et pour entreprise, basé à Strasbourg. La transaction est estimée à environ 123 millions de dollars (113 millions d'euros) et a été intégralement transféré à Resideo.

En , Honeywell annonce la scission pour 2017 de ses activités dans les résines et la chimie, dans une nouvelle entreprise appelée AdvanSix[13].

En 2018, Honeywell scinde ses activités d'équipementier automobile Garrett Motion, ainsi que ses activités résidentielles sous la société Resideo, pour 7 milliards de dollars[14],[15].

En , Carrier annonce la vente de ses activités dans la sécurité notamment dans la serrurerie, qui représentait 17 % de son activité, à Honeywell pour 4,95 milliards de dollars[16].

En , Honeywell annonce l'acquisition des activités de gaz naturel liquéfié d'Air Products pour 1,81 milliard de dollars[17]. En , Honeywell annonce la scission de ces activités dans les matériaux spécialisées, se concentrant sur les activités lié à l'aviation ou à l'automatisation[18].

En , Honeywell annonce sa scission entre trois nouvelles entités, mettant fin à sa structure industrielle de type conglomérat. Les 3 nouvelles sociétés annoncés pour 2026 sont dédiées à l'aérospatial, à l'automatisation et aux matériaux spécialisés[19]. Ces sociétés prennent le nom respectivement de Honeywell Aerospace, Honeywell Automation et Solstice Advanced Materials. Le mois d'après, Honeywell annonce l'acquisition pour 2,16 milliards de dollars de Sundyne, un fabricant américain de pompes et de compresseurs intégrés[20].

Le , la société annonce l’acquisition de la branche Catalyst Technologies de Johnson Matthey pour 1,8 milliard de livres sterling[21].

Activité

Ordinateur central Honeywell-Bull DPS 7 en 1990.

Honeywell profite d'un long savoir-faire industriel très divers, qu'il s'agisse de la gestion des énergies, de l'électronique ou encore des appareils embarqués. À titre d'exemple, leur pied dans l'aérospatiale passe aussi bien par l'électronique embarquée que la gestion de l'air, ou encore la fourniture de boites noires. Honeywell se classait en 2023 au 23e rang mondial pour la production d'armement[22]. Parmi ces produits notables ont peut citer des produits aussi divers que le Prestone ou encore le Honeywell 316 (en), miniordinateur 16 bits construit en 1969.

Sites

France

  • Mougins (SECOM Sécurité Communications), site spécialisé dans la fabrication et commercialisation d'alarmes, systèmes de sécurité et de télésurveillance[23].
  • Sevrey (équipements de protection individuels)
  • Plaintel (HSPA), site spécialisé dans la fabrication de masques respiratoires, fermé en 2018[24]
  • Condé-sur-Noireau (plaquettes de frein), fermée le .
  • Thaon-les-Vosges (turbo-compresseurs)
  • Villers-Cotterêts (équipements de protection individuels)
  • Lozanne (équipements de protection individuels)
  • Cranves-Sales (eau potable, confort, robinetterie)
  • Labège (capture de données)
  • Toulouse (aéronautique)
  • Mauguio (télécommunications/compteurs intelligents)
  • Estrées-Deniécourt Picardie (fabrication de compteurs électriques)
  • Vierzon (HSP)
  • Laguépie (Annic - MTS - HSP)
  • Plancher-Bas (équipements de sécurité EPI)
  • Caudebec-en-Caux, site Revima APU (aéronautique, réparation de groupes auxiliaires de puissance - APU)
  • Saint-Forgeot (fabrication de gants de protection électrique de marque Electrosoft) : fermeture annoncée au [25].

Monde

  • États-Unis : Green Island
  • Brésil : Sorocaba
  • Espagne : Barcelone
  • Suisse : Morat, Rolle
  • Belgique : Diegem
  • Allemagne : Düsseldorf, Glinde
  • Roumanie : Ploiesti
  • Chine : Beijing, Chengdu, Chongqing, Guangzhou, Shanghai, Suzhou, Tianjin
  • Maroc: Casablanca
  • Tunisie : Nabeul

Critiques en France

Tout juste deux ans avant l'épidémie de Covid-19, la fermeture du site de Plaintel[26], à côté de Saint-Brieuc, passe presque inaperçue, l'usine n'ayant pas à cette période le poids stratégique. C'est en effet la dernière usine de production de masque chirurgicaux de type FFP2 sur le territoire français.

Toutefois, malgré des repreneurs potentiels, l'usine est fermée et les machines détruites avant délocalisation de la production dans l'usine de Nabeul en Tunisie[27]. Une réouverture est envisagée en 2020 par un investisseur suisse[28] mais le projet ne voit pas le jour. Une coopérative locale, La coop des masques, bretonne et solidaire, fondée à cette intention, tente elle-aussi de relancer ce projet mais échoue face au manque de commandes nationales.

Notes et références

Annexes

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