Horace Lecoq de Boisbaudran

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nationalité
Horace Lecoq de Boisbaudran
Horace Lecoq de Boisbaudran, Portrait de l'artiste (1802-1897), Paris, musée du Louvre.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nationalité
Activités
Formation
Maîtres
Lieu de travail
Distinction

Horace Lecoq de Boisbaudran, souvent appelé Lecoq, est un artiste français né le à Paris[1] et mort dans la même ville, dans le 6e arrondissement, le [2], qui a renoncé à une carrière d'artiste peintre pour se consacrer à l'enseignement du dessin.

Horace Lecoq de Boisbaudran est admis en 1819 à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Pierre Peyron et de Guillaume Guillon Lethière. Il expose au Salon de 1831 à 1844 et en 1850.

Il enseigne le dessin de 1841 à 1869 à l'École spéciale de dessin et de mathématiques, dite « petite École », actuelle École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Titulaire en 1844, il s'abstient dès lors d'exposer sa peinture, afin d'éviter que le style du professeur n'entrave le développement des élèves : « Le maître de l'art enseigne par ses œuvres, le professeur par la parole et la méthode[3] ». En 1847, il est aussi professeur à l'annexe de la maison d'éducation de la Légion d'honneur, rue Barbette à Paris, où il commence à appliquer sa méthode de l'éducation à la mémoire pittoresque[4]. De nombreux jeunes artistes suivent ses cours de dessin de mémoire du jeudi après-midi. Il emmène aussi ses élèves observer et dessiner en extérieur, contre la méthode courante de l'Académie. Avec quelque difficulté, il fait ensuite admettre son programme à la petite École ; il n'obtient qu'en 1863 la permission d'ouvrir un atelier pour l'enseignement du dessin de mémoire à l'École des arts décoratifs. Il en sera le directeur de 1866 à 1869.

Franc-maçon et fouriériste, son apport à la pédagogie réside dans sa méthode novatrice de l'apprentissage du dessin de mémoire, consistant à demander à l'élève d'observer un objet puis de le dessiner de mémoire[5]. Il expose sa méthode dès 1847 et la présente à l'Académie des beaux-arts en 1854.

Selon Félix Régamey, Lecoq de Boisbaudran, « rebelle au sophisme qui fait de l'artiste — peintre, musicien ou poète — un être à part dans la société (Régamey 1903, p. 24) », exigeait des élèves un entraînement rigoureux des facultés perceptives. Son élève et éditeur L.D. Luard[6] explique par trois raisons l'oubli de sa méthode d'enseignement : les autres enseignants ne partageaient pas ses idées ; l'élève qui devait prendre sa succession, Jean-Charles Cazin, préféra renoncer à l'enseignement pour se consacrer à la peinture ; la réédition de ses brochures prévue pour la fin de 1914 et retardée par la Première Guerre mondiale, intervint en 1920, à une date où l'attention générale était plus portée sur les suites du conflit que sur la pédagogie.

Raymond Régamey, neveu de Guillaume Régamey, un de ses élèves, a donné l'autoportrait de Lecoq de Boisbaudran au musée du Louvre en 1929[7],[8]. Le même musée conserve aussi son dessin de Tête de femme, inspirée de l'antique, et figure d'homme[9].

Distinctions

Œuvres exposées au Salon

  • 1831, Portrait d'homme.
  • 1833, Portrait de femme.
  • 1834, Une lettre d'amour.
  • 1835, Un portrait.
  • 1837, Une religieuse.
  • 1843, Le Christ à la montagne des Oliviers, commande du ministère de l'Intérieur.
  • 1844, Saint Antoine.
  • 1850, La Madeleine dans le désert (Bellier).

Publications

  • Prélude à l'unité religieuse, Paris : Librairie phalanstérienne, 1847, 8 p., extrait de La Démocratie pacifique du .
  • Quelques idées et propositions philosophiques, Paris : impr. de D. Jouaust, s. d., In-8° , 80 p.
  • Horace Lecoq de Boibaudran, « Éducation de la mémoire pittoresque », La Phalange, Paris, vol. 6, t. 2, , p. 354-366 (lire en ligne) ; imprimé à part en 1848.
  • Éducation de la mémoire pittoresque, application aux arts du dessin, 2e éd. augmentée, Paris, Bance, 1862.
  • Orient de Paris, L'Ordre les Philadelphes (du rite de Memphis). Compte-rendu des travaux du couvent maçonnique dans ses séances du 5-… présenté par le Frère Lecoq de Boisbaudran… à la tenue du , Paris : impr. de E. Donnaud, s. d., In-8° , 15 p.
  • Lettres à un jeune professeur, Paris, Morel, 1876.
  • Un Coup d'œil à l'enseignement aux Beaux-Arts, Paris, Morel, 1879.
  • Horace Lecoq de Boisbaudran (auteur) et L.D. Luard (compilation, préface), L'Éducation de la mémoire pittoresque et la formation de l'artiste, Paris, Laurens, (lire en ligne) (compilation des titres précédents) en ligne à l'Institut national d'histoire de l'art (France) ; « mise en page pour impression recto/verso ».

Élèves

Selon Félix Régamey, qui l'assista après avoir suivi son enseignement, d'« innombrables » artistes reçurent les conseils de Lecoq. « Mais », selon l'usage parmi les artistes, « ne peuvent compter parmi ses élèves que ceux dont la trace est fournie par les dessins faits pendant un séjour plus ou moins prolongé à l'atelier particulier du maître et qui se retrouvèrent dans ses cartons après sa mort » (Regamey 1903, p. 22). Parmi ces véritables élèves :

Hors de cette liste, des artistes se déclarent élèves de Lecoq de Boibaudran en exposant au Salon[10], parmi lesquels :

On compte parmi ceux qui ont suivi son enseignement[réf. souhaitée] :

Jugements de contemporains

Annexes

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI