Horloge hydraulique antique

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Extérieur de l'horloge de Ctésibios

L'horloge hydraulique antique est une horloge hydraulique qui, par définition, est tributaire de « l'invention des heures » datant du Ve siècle avant notre ère.
Précédemment, quelques essais pour mesurer le temps par l'eau ont vu le jour en Chine, en Mésopotamie, en Égypte.
Dès l'apparition des heures, dans l'antiquité gréco-romaine, ce sont surtout les Grecs qui ont développé ces horloges, qu'elles soient monumentales ou individualisées.
On les retrouvera plus tard, à l'époque médiévale, sous une forme complexe en Chine, mais les héritiers de l'Antiquité gréco-romaine seront les peuples de la civilisation arabe. Elles y seront pérennisées, avant d'être introduites dans le monde occidental, où bientôt, l'horloge mécanique les remplacera avantageusement.

En Chine

Les premiers témoins archéologiques concernant les « water clocks » remonteraient au début du IVe millénaire avant notre ère, et les plus anciens textes au VIe siècle av. J.-C.[1],[N 1]. Ces témoignages potentiels restent vagues et ne permettent donc pas de savoir s'il y a eu essai de division du jour et/ou de la nuit en « heures », finalité d'indication des horloges à eau.

en Mésopotamie

À Babylone, astronomie et mathématique sont à leur apogée à partir du VIIIe siècle avant notre ère. Malheureusement, le sous-sol babylonien n'a révélé aucun instrument hydraulique de cette époque destiné à la mesure du temps à l'exception d'un bol percé dit « bol à immersion » que l'on retrouve aussi en Inde, où des astronomes l'ont utilisé. Avec ce type de bol, on peut mesurer une succession d'immersions qui peuvent exprimer une durée (une, deux, trois… n immersions).

Quant à la documentation, elle est succincte. Des tablettes mentionnent tout d'abord un instrument nommé maltaktum ou didbibdu précisé en diamètre et hauteur, mais sans échelle temporelle, puis des tablettes particulières, dites MUL.APIN - tablettes de grande importance[2] - qui donnent différents poids d'un liquide (toujours sans échelle temporelle) qui s'échappe d'un instrument non nommé. Ce dernier est référencé comme faisant partie des clepsydres/horloges hydrauliques, « faute de mieux ». Les nombreux spécialistes ont suggéré que ces instruments étaient de forme cylindrique ou prismatique et de type à écoulement - sans plus. La fréquence avec laquelle leur utilisation apparait dans les textes de l'époque montre à quel point ces instruments étaient indispensables dans le domaine de l'astronomie[3].

En Égypte

L'Égypte est riche en références archéologiques sur les horloges hydrauliques à écoulement connues dès les années -1500.

Une analyse approfondie de la « clepsydre » de Karnak, datée d'environ -1350, est proposée sur la page Heure archaïque : les heures de clepsydre.
Les divisions « horaires » employées ne sont pas encore des heures historiques, mais elles apparaissent déjà au nombre de douze pour la nuit et sont quelque peu différentes d'un mois à l'autre, comme dans les heures temporaires.
Le profil de la forme intérieure du vase se rapproche assez du profil théorique pour obtenir un débit constant en sortie d'orifice. Ce profil théorique ne sera déterminé, probablement, qu'aux XVIIe-XVIIIe siècles. Jacques Ozanam (1640-1718) précise dans un de ses ouvrages que ce profil est celui d'un paraboloïde du quatrième degré[4]. Le résultat égyptien montre ici la faculté d'analyse et le pragmatisme de leurs concepteurs.

Dans l'Antiquité gréco-romaine

Notes et références

Annexes

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