Jacques Ozanam

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Jacques Ozanam
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Quadratrix of Ozanam (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Traité de la construction des equations pour la solution des problemes indeterminez, 1687

Jacques Ozanam, né le à Sainte-Olive (Ain) et mort le à Paris, est un mathématicien français. Il est surtout connu pour ses différents écrits mathématiques, dont un portant sur des tables trigonométriques et logarithmiques.

Date du décès

Jacques Ozanam est issu d'une lignée de laboureurs de la Dombes, dont on ignore les liens avec la famille de Frédéric Ozanam[1]. Quoiqu'il eût commencé l'étude de la théologie pour complaire à son père, il se sentait plus fortement attiré par les mathématiques, qu'il maîtrisa sans l'aide d'un précepteur. À l'âge de quinze ans il rédigea un traité de mathématiques. À la mort de son père, il renonça à la théologie qu’il avait étudiée pendant quatre ans et commença, à Lyon, à donner gratuitement des leçons privées de mathématiques. Plus tard, comme les biens de la famille étaient entièrement passés à son frère aîné, il dut à contrecœur accepter d’être payé.

En 1670, il publia des tables trigonométriques et logarithmiques plus précises que celles d'Adriaan Vlacq, de Pitiscus et de Henry Briggs qui existaient alors. Un acte de charité (il avait prêté de l’argent à deux étrangers) attira sur lui l’attention de Henri d'Aguesseau, père du chancelier Henri François d'Aguesseau, qui l’invita à s’établir à Paris. Là, il connut la prospérité et une vie heureuse pendant plusieurs années. Il se maria, eut une grande famille et tira des revenus suffisants des leçons privées de mathématiques qu’il donnait surtout à des élèves étrangers. Jacques Ozanam confie au docteur Élie Richard, médecin à La Rochelle, le soin de réaliser un prototype d'un véhicule « dans lequel on pourrait se déplacer, sans chevaux ». Cet ancêtre de la voiture automobile est décrite dans le 21e des cinquante problèmes de mécanique formant la première partie du tome II de ses Récréations Mathématiques et Physiques qui contiennent plusieurs problèmes utiles et agréables [...], publiées en 1696. Derrière le conducteur, qui tient dans ses mains les rênes, se tient debout un valet qui actionne avec les pieds deux planches montées sur ressort, donnant ainsi l'impulsion au charriot.

Ses publications mathématiques étaient nombreuses et bien accueillies. Le manuscrit intitulé Les six livres de l'Arithmétique de Diophante augmentés et réduits à la spécieuse mérita l'éloge de Leibniz[2]. Récréations, traduit plus tard en anglais et bien connu aujourd'hui, fut publié en 1694. Ozanam fut nommé élève géomètre à l'Académie royale des sciences en 1701 et associé mécanicien après la mort de Jean Mathieu de Chazelles, en 1710[3]. La mort de sa femme le plongea dans la douleur la plus profonde et la perte due à la Guerre de Succession d'Espagne de ses élèves étrangers le réduisit à la pauvreté. Il mourut à Paris le .

Il a été honoré plus à l'étranger que dans sa patrie. Il était dévot, charitable, courageux et de foi simple. Au temps où il était un jeune homme, il avait su vaincre sa passion pour le jeu. Il avait l'habitude de dire qu'il appartenait aux docteurs de la Sorbonne de discuter, au pape de décider, et à un mathématicien d'aller au ciel par une ligne perpendiculaire.

Selon l’éloge de M. Ozanam prononcé par Bernard Le Bouyer de Fontenelle[4], Jacques Ozanam est décédé le dimanche . Mais ceci soulève quelques points d'interrogation. Selon des membres de sa famille, le décès serait survenu le dimanche . Voici quelques éléments avancés par un membre de la famille en faveur de cette thèse.

  • Le Bouyer de Fontenelle parle du dimanche  : or c'était un samedi, alors que le était bien un dimanche[5].
  • Robert Courrier et Louis de Broglie, secrétaires perpétuels de l'académie, ont confirmé dans une lettre à la famille les points suivants : Jacques Ozanam était présent à la séance du . Sa mort fut annoncée à la séance du (1718). Son éloge par Fontenelle fut lu le .
  • Le testament olographe de Jacques Ozanam daté du et l'inventaire après décès de ses biens daté du se trouvent aux Archives nationales sous la cote Z.2, 3622, année 1718.

Publications

Notes et références

Annexes

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