Hospice Coco
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Hospice Imoru Dominique Abou Coco est né le à Cotonou (Bénin) et mort le à Lomé, est un médecin et homme politique togolais. Figure du mouvement nationaliste togolais, il fut un proche collaborateur et le médecin personnel de Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio, premier président de la République togolaise. Il occupa plusieurs fonctions ministérielles entre 1958 et 1963, dont celle de ministre des Finances et des Affaires économiques.
Origines et formation
Hospice Imoru Dominique Abou Coco est né le à Cotonou, alors dans l’Afrique-Occidentale française. Issu d’une famille aux origines multiples, il effectue sa formation médicale à l’École africaine de médecine et de pharmacie de Dakar, dont il sort major de promotion. À l’issue de ses études, il choisit d’exercer au Togo, territoire sous mandat français, où il arrive en [1].
Carrière médicale
Affecté successivement à plusieurs postes médicaux, notamment à Atakpamé, Hospice Coco devient l’une des figures reconnues de la médecine au Togo durant la période coloniale. Il ouvre plus tard une clinique privée à Lomé, dénommée « La Pitié », qu’il dirigera jusqu’au milieu des années 1980. Son parcours lui vaut une reconnaissance durable parmi les anciens élèves de l’École africaine de médecine de Dakar[1].
Engagement politique
Débuts et nationalisme
Naturalisé français en 1929, Hospice Coco s’engage néanmoins aux côtés des mouvements nationalistes ouest-africains après la Seconde Guerre mondiale. Il participe aux luttes politiques pour l’émancipation du Togo aux côtés de Sylvanus Olympio et du Comité de l’Unité Togolaise (CUT). Il est élu membre de l’Assemblée représentative du Togo en 1947, où il occupe notamment les fonctions de rapporteur du budget et de président de la commission permanente[1].
Fonctions ministérielles
À la suite de la victoire du CUT aux élections législatives de 1958, Hospice Coco entre au gouvernement dirigé par Sylvanus Olympio. Il exerce successivement les fonctions du ministre du Commerce et de l’Industrie, du Plan et du Développement (1958–1961), ministre des Finances et des Affaires économiques (1961–1963)[2]. Dans ce cadre, il participe aux politiques de rigueur budgétaire mises en œuvre par le gouvernement togolais et prend part aux réflexions sur la souveraineté financière et monétaire du pays. Il opte officiellement pour la nationalité togolaise en [3],[4],[1].
Coup d’État de 1963 et détention
À la suite du coup d’État militaire du , au cours duquel le président Sylvanus Olympio est assassiné, Hospice Coco est arrêté et détenu pendant plusieurs mois avant d’être libéré au cours de l’année 1963. Il se retire alors définitivement de la vie politique[1].
Décès
Après sa libération, Hospice Coco reprend la pratique médicale au sein de sa clinique privée à Lomé jusqu’en 1984, date à laquelle il cesse ses activités pour raisons de santé. Il meurt le à Lomé, à l’âge de 93 ans. Il est inhumé au cimetière de la plage dans la capitale togolaise[1].
Héritage et reconnaissance
Hospice Imoru Dominique Abou Coco est régulièrement cité dans les ouvrages consacrés à l’histoire politique du Togo et à la lutte pour l’indépendance nationale. Il figure parmi les personnalités honorées lors de cérémonies commémoratives officielles liées à l’accession du Togo à la souveraineté internationale[5],[6].