Hovhannès Sarkavag
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Hovhannès Sarkavag (en arménien Յովհաննէս Սարկաւագ; ca. 1047-1129) ou Jean le diacre, également surnommé Imastaser (« le philosophe »), est un théologien, philosophe, grammairien, mathématicien, musicologue, cosmographe et historien arménien des XIe et XIIe siècles.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Հովհաննես Իմաստասեր |
| Activités |
Matenagir, scientifique, philosophe, enseignant |
Biographie
Fils de prêtre, Hovhannès naît vers 1047 dans le village de Pib (ou Pip) dans la province de l'Outik en Arménie historique, se trouvant au nord de l'Artsakh[1]. Il étudie aux écoles des monastères de Sanahin et de Haghpat, et passe une grande partie de sa vie dans ce dernier monastère, où il devient diacre et probablement vardapet[2]. Il s'intéresse tout d'abord à l'étude de la musique[3], avant d'étendre ses connaissances à la théologie, la philosophie, la grammaire, les mathématiques, la cosmographie et l'histoire[2]. En outre, selon la version arménienne des Chroniques géorgiennes, il est le confesseur du roi David IV de Géorgie[4].
Il s'établit ensuite à Ani, la capitale bagratide, où il fonde une école de grammaire[3] et où il introduit le quadrivium[5]. Il y a notamment pour étudiant Samuel d'Ani[6].
Œuvres
Redécouvert au XIXe siècle[2], nombre de ses œuvres sont aujourd'hui perdues, à commencer par son Histoire[5].
Il laisse dix-sept écrits au sujet du calendrier[5] et, après une mise à jour en 1084 des tables d'Anania de Shirak[7], il crée un calendrier perpétuel[3] de 365 jours et un quart[8].
Il est en outre l'auteur de commentaires sur des auteurs anciens, d'œuvres philosophiques, esthétiques (dont son poème Discours sur la sagesse), éthiques et théologiques (dont des hymnes et des eulogies[9])[5].
Enfin, il est avec Grégoire de Narek une des deux sources principales de Nersès IV Chnorhali[9].