Hussey Vivian (1er baron Vivian)

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Nom de naissanceRichard Hussey Vivian
Naissance
Décès (à 67 ans)
Baden-Baden, Bade-Wurtemberg
OrigineBritannique
Hussey Vivian
Hussey Vivian (1er baron Vivian)
Richard Hussey Vivian, 1er baron Vivian, huile sur toile de William Salter, National Portrait Gallery, Londres.

Nom de naissance Richard Hussey Vivian
Naissance
Décès (à 67 ans)
Baden-Baden, Bade-Wurtemberg
Origine Britannique
Allégeance Drapeau de la Grande-Bretagne. Royaume de Grande-Bretagne
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant général
Années de service 1793 – 1842
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Chevalier grand-croix de l'ordre du Bain
Chevalier grand-croix de l'ordre royal des Guelfes

Emblème

Richard Hussey Vivian, né le et mort le à Baden-Baden, en Bade-Wurtemberg, est un général de cavalerie britannique.

Il est le fils de John Vivian (1750-1826), de Truro en Cornouailles, et de son épouse Betsey, fille du révérend Richard Cranch, ainsi que le frère de John Henry Vivian. Il fait ses études à la Truro Grammar School[1] puis à Harrow et au Exeter College d'Oxford. Vivian entre dans l'armée en 1793 et, moins d'un an plus tard, il devient capitaine au 28e régiment d'infanterie. Sous Francis Rawdon-Hastings, il sert pendant la campagne de 1794 en Flandre et aux Pays-Bas. À la fin de l'expédition, le 28e régiment joue un rôle important dans l'attaque de Lord Cathcart contre Geldermalsen. En 1798, Vivian est transféré au 7e régiment de dragons légers (converti en régiment de hussards en 1807). Intégré à la division du général Ralph Abercromby, il participe à l'expédition du Helder en Hollande, notamment aux batailles de Bergen et d'Alkmaar ( et )[2].

Guerre de la péninsule Ibérique

Promu major en 1800, Vivian devient lieutenant-colonel du 7e dragons légers. À la tête de ce régiment, il s'embarque pour rejoindre le lieutenant-général David Baird à La Corogne en 1808 et participe aux combats de cavalerie livrés par Henry Paget à Sahagún et Benavente. Pendant la retraite de l'armée du lieutenant-général John Moore, le 7e hussards sert constamment à l'arrière-garde. Vivian est présent à la bataille de La Corogne et revient avec le reste de l'armée en Angleterre. Ce n'est qu'en que le 7e revient dans la péninsule. Le suivant, Vivian (alors colonel et aide de camp du prince régent) est nommé au commandement d'une brigade de cavalerie légère (13e et 14e dragons légers) sous le général Rowland Hill dans l'armée de Wellington. Avec ce corps, il sert à la bataille de la Nive (9-)[2].

En , Vivian est muté pour diriger une brigade de cavalerie légère dans le corps d'armée de William Carr Beresford. Son unité, forte de 1 000 hommes, comprend les 1er et 18e régiments de hussards de la King's German Legion. Vivian prend une part marquée à l'action du Gave de Pau et à la bataille d'Orthez. Le , il se signale à la Croix d'Orade sur la rivière Ers, où il est très grièvement blessé. Au cours de cet engagement, le 18e hussards s'empare d'un pont clé intact, aidant Wellington à isoler les défenseurs français de Toulouse. Début 1815, il est nommé chevalier commandeur de l'ordre du Bain (KCB)[3],[4] ; il est alors général de division depuis plusieurs mois[2].

Waterloo

Mêlée entre les troupes françaises et les hussards britanniques de la brigade Vivian lors de la bataille de Waterloo (par Denis Dighton).

En , Vivian est nommé commandant de la 6e brigade de la division de cavalerie du comte d'Uxbridge. Il a sous ses ordres les 10e et 18e hussards ainsi que les 1er et 2e hussards de la King's German Legion. Lors de la bataille de Waterloo, la 6e brigade est postée sur le flanc gauche du dispositif de Wellington. En fin d'après-midi, les régiments de Vivian, avec ceux de la 4e brigade du général Vandeleur, reçoivent l'ordre de se déplacer pour soutenir le centre de la ligne, menacé par la Garde impériale de Napoléon[5]. Après que l'ennemi ait été repoussé, les hussards de Vivian effectuent la dernière charge de la journée entre Hougoumont et la ferme de la Haie Sainte, balayant les unités françaises de la ligne et de la Moyenne Garde avant de se heurter aux carrés de la Vieille Garde, qu'ils cherchent très vite à contourner. Son comportement lors de la bataille vaut à Vivian de recevoir les remerciements des deux chambres du Parlement britannique, l'ordre royal des Guelfes et les ordres de Marie-Thérèse et de Saint-Vladimir de la part des empereurs d'Autriche et de Russie[2].

Après la fin des hostilités, Vivian reste en France au sein de l'armée d'occupation à la tête de la 2e brigade de cavalerie[6]. En 1816, il est sanctionné sur ordre de Wellington par le commandant de l'armée, le lieutenant-général Stapleton Cotton, pour avoir omis de signaler une perturbation causée par des officiers du 18e hussards dans un théâtre français[7].

Carrière politique

Vivian siège à la Chambre des communes en tant que député de Truro puis de Windsor de 1821 à 1831, après quoi il est nommé commandant des forces en Irlande et reçoit la grand-croix de l'ordre des Guelfes. Il est également nommé au Conseil privé d'Irlande en 1831[8].

De 1825 à 1830, il est inspecteur général de la cavalerie et, en 1830, est nommé valet de la chambre à coucher, servant le roi Guillaume IV tout au long de son règne jusqu'en 1837. Il est ensuite promu chevalier grand-croix de l'ordre du Bain (GCB)[9]. En 1835, il devient maître général de l'équipement[10] (jusqu'en 1841) et est admis la même année au Conseil privé du Royaume-Uni[11]. En 1837, il est élu député d'East Cornwall, siégeant jusqu'en 1841.

Il est créé baronnet de Truro en Cornouailles en 1827[12]. En , il est élu à la Royal Society[13] puis élevé à la pairie en tant que baron Vivian, de Glynn et de Truro dans le comté de Cornouailles en août[14].

Un an plus tard, il meurt à Baden-Baden[2] et est remplacé par son fils aîné, à qui il lègue son domaine récemment acquis à Glynn, près de Bodmin.

Famille

Il se marie en 1804 avec Eliza Champion, fille de Philip Champion de Crespigny, dont il a[15] :

  • Charles Vivian (2e baron Vivian) épouse Arabella, fille du révérend John Middleton Scott
  • Charlotte Elizabeth Vivian, qui épouse le lieutenant-colonel Arbuthnot
  • John Cranch Walker Vivian (-), homme politique libéral anglais qui siège à la Chambre des communes entre 1841 et 1871.
  • Jane Francis Vivian
  • Georgina Agnes Augusta Vivian

Il épouse ensuite Letitia Webster, fille du révérend James Agnew Webster, dont il a :

  • Lucy Vivian
  • Thomas Vivian

Un fils naturel, Robert John Hussey Vivian (en) (1802–1887), est élevé dans la famille. Il effectue une brillante carrière militaire en Inde et est fait successivement chevalier commandeur de l'ordre du Bain en 1857 puis chevalier grand-croix en 1871, ayant précédemment atteint le grade de général[2].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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