Hygiénisme (Shelton)

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L'hygiénisme (ou Hygiène naturelle), dont Shelton est l'un des promoteurs les plus connus, prône l'autoguérison par la régénération cellulaire, le crudivorisme et le jeûne et constitue l'un des piliers de la naturopathie. L'hygiénisme se préoccupe de l'hygiène de vie en général, c'est-à-dire ce qui concerne l'alimentation, mais aussi l'activité physique, le repos, la gestion des émotions et la satisfaction dans les relations sociales.

Le mouvement hygiéniste est né au début du XIXe siècle aux États-Unis. Dès 1820, les principes de base étaient posés par les pionniers, les Docteurs Isaac Jennings, Sylvester Graham, Russel Trall, George H. Taylor. De nombreux praticiens poursuivent le mouvement, ainsi que des théoriciens. L'un des plus influents est le Dr. John H. Tilden, auteur de l’étude Toxémie et désintoxication. Mais le plus célèbre est Herbert M. Shelton, qui commence son travail dans les années 1920. Il réalise une synthèse des travaux des précédents hygiénistes et y rajoute le résultat de ses propres expériences, notamment sur les compatibilités alimentaires. La traduction de ses ouvrages en langue française permet à la théorie hygiéniste d'être connue en France[1].

Aux États-Unis, la principale organisation hygiéniste a été la National Health Association (NHA), fondé par Herbert M. Shelton sous le nom initial American Natural Hygiene Society (ANHS), et qui a pris son nom actuel en 1998. Les récentes déclarations de revenus de l'association indiquent que les revenus de l'organisation provenant des cotisations des membres étaient de 29 209 $ en 2006, 50 242 $ en 2005, 53 794 $ en 2004, 54 866 $ en 2003, 43 174 $ en 2002 et 47 794 $ en 2001. L'adhésion coûtant 35 $, ces chiffres suggèrent que l'association compte entre 800 et 1 500 membres. L'association a activement promu la certification des « aliments biologiques » et s'est opposée à la vaccination, à la fluoration et à l'irradiation des aliments[2].

Pratique

Les hygiénistes de ce courant popularisé par Herbert M. Shelton considèrent le corps humain comme capable de s'adapter à la grande majorité des conditions de vie naturelles, et ainsi de guérir seul en cas d'agression de tout type. Pour ce faire, le corps aurait besoin simplement que l'on respecte ses besoins vitaux : oxygène, nourriture adaptée (physiologique), élimination des toxines et repos suffisant[2].

Pour ces hygiénistes, le problème principal est qu'on accepte de laisser entrer dans son corps : tabac, alcool, drogues diverses, cosmétiques, alimentation non physiologique, etc. L'abondance de céréales et légumineuses en particulier est pointée du doigt. Elle participerait à diminuer les capacités du corps à se détoxifier et à absorber les micronutriments (vitamines et minéraux), rares dans l'alimentation moderne.

Cette approche se base sur l'alimentation « naturelle » de l'être humain, considérant que celle produite par la civilisation (céréales, cuisson, viande en abondance, repas réguliers) ne correspond pas aux besoins du corps humain. L'hygiénisme conseille une alimentation crue, composée de légumes, fruits et noix[2].

D'une manière générale, les hygiénistes conseillent de respecter les « lois du vivant » : l’homéostasie (principe d’autorégulation du corps), la détoxination et la régénération cellulaire, et prônent un mode de vie respectant la physiologie de l’organisme. Dans cette optique, ils conseillent repos, alimentation saine, activité physique, bonne gestion émotionnelle et relations sociales épanouissantes.

Critiques

Notes et références

Bibliographie

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