Hémonstoir
commune française du département des Côtes-d'Armor
From Wikipedia, the free encyclopedia
Hémonstoir [emɔ̃stwaʁ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Hémonstoir | |||||
La commune d'Hémonstoir vue depuis la haut de la rue Philippe le Duc en juillet 2012. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Marc Guillaume 2026-2032 |
||||
| Code postal | 22600 | ||||
| Code commune | 22075 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Hémonstorien, Hémonstorienne | ||||
| Population municipale |
687 hab. (2023 |
||||
| Densité | 49 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 09′ 34″ nord, 2° 49′ 47″ ouest | ||||
| Altitude | 100 m Min. 77 m Max. 166 m |
||||
| Superficie | 14,03 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Loudéac (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guerlédan | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.hemonstoir.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Localisation
La commune est située dans le sud du département des Côtes-d'Armor, à la limite avec le département du Morbihan. Elle est située en Basse-Bretagne mais à la limite du pays Gallo. Elle se trouve à vol d'oiseau à 15 km au nord-est de Pontivy, à 55 km au nord de Vannes, à 85 km à l'ouest de Rennes et à 132 km à l'est de Camaret-sur-Mer. La paroisse fait partie du diocèse de Vannes. Elle est proche de la RN 164, axe routier central breton.
Paysage et relief
La commune offre un paysage de plateau faiblement ondulé. Les espaces boisés sont rares et la plupart des haies et des talus typiques du bocage de l'ouest de la France ont disparu au profit des grandes parcelles de céréales. La commune appartient en effet à l'unité paysagère du bassin agricole de Pontivy voué à l'agriculture intensive. La commune est arrosée par l'Oust qui longe son territoire à l'est. La rigole d'Hilvern serpente à travers la commune en épousant les courbes des lignes de niveau.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Oust, la rigole d'Hilvern et le ruisseau du Clio[1],[2],[Carte 1].
L'Oust, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de La Harmoye et se jette dans la Vilaine à Rieux, après avoir traversé 46 communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Oust sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 3,21 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 45,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 51,7 m3/s, atteint le [4].
La rigole d'Hilvern, d'une longueur de 62 km, prend sa source dans la commune de Saint-Gonnery et se jette dans l'Oust à Merléac, après avoir traversé huit communes[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 932 mm, avec 14,1 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 31 km à vol d'oiseau[12], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Hémonstoir est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loudéac, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,1 %), prairies (13,4 %), zones agricoles hétérogènes (5,2 %), forêts (2,9 %), zones urbanisées (2,3 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Henmonstoer en 1428, treffve de Mouster en 1535-1536, Hemontoir en 1669, Henmonstoer et Hemonstoir en 1670[21], Hémoustoir en 1801, Hémonstoir confirmée en 1862[22][réf. à confirmer].
Selon Bernard Tanguy, le toponyme procède du vieux breton hen « vieux » et de mostoer « monastère, ermitage »[21], terme emprunté au vieux français dès le XIe siècle. L'ensemble signifie « le vieux monastère »[23]. L'adjectif Hen sera supplanté dès le xie siècle par coz, ce qui veut dire que les noms qui le contiennent sont très anciens, remontant au haut Moyen Âge[réf. nécessaire].
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[24], Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Emontoué[25]. D'après une documentation orale et écrite, l'association Chubri restitue les prononciations [emɔ̃twe] et [emɔ̃twɛ] qu'elle retranscrit respectivement sous les formes Émontoué et Émontouè[26].
KerOfis, la base de données toponymiques de l'Office public de la langue bretonne, recense dans la production écrite de langue bretonne les formes Hemoustoer en 1928 et 1950, Hemouster en 1930, Henvouster de 1973 à 1978, Henvoustoer à partir de 1984. La forme bretonne normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1993[27] et en 1998[28], puis par par l'Office public de la langue bretonne est Henvoustoer[29].
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 62,8 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne[30].
Langues
En 1806, selon l'enquête de M. Charles Coquebert de Montbret, cette commune était alors bretonnante. Dans la nouvelle édition du dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Ogée, parue en 1846, il y est mentionné qu'on y parle le français.
Histoire
Moyen-Âge
Selon un aveu de 1471, Hémonstoir était au sein de la Vicomté de Rohan, une des 46 paroisses ou trèves de la seigneurie proprement dite de Rohan[31]. Bernard Tanguy précise qu'Hémonstoir constituait une ancienne trève de la paroisse de Neulliac[21].
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux morts porte les noms de 44 soldats morts pour la Patrie[32] :
- 37 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 7 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Hémonstoir, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[33]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 5] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[34].
Une seule liste, menée par Marc Guillaume, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 69,92 %[35],[36]. Marc Guillaume est élu maire le [37],[Note 6].
Liste des maires
Démographie
Lieux et monuments
- la fontaine de dévotion.
- l'église Saint-Arnould.
- la croix, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [42].
- la croix de l'église, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [43].
