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Hétep-Hérès II

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Hétep-Hérès II est une princesse, fille du roi Khéops, et une reine, épouse probable du roi Djédefrê. Hétep-Hérès II est certainement un des membres de la famille royale de la IVe dynastie ayant bénéficié de la plus exceptionnelle longévité.

TranscriptionḤtp-ḥr=s
PériodeAncien Empire
DynastieIVe dynastie
Fonction principaleReine d'Égypte
Faits en bref Nom en hiéroglyphe, Transcription ...
Hétep-Hérès II
Image illustrative de l’article Hétep-Hérès II
Statue dyade de Hétep-Hérès II et sa fille Mérésânkh III, retrouvé dans le mastaba de cette dernière
Nom en hiéroglyphe
Htp
t p
Hr
r
s
Transcription Ḥtp-ḥr=s
Période Ancien Empire
Dynastie IVe dynastie
Fonction principale Reine d'Égypte
Famille
Grand-père paternel Snéfrou (?)
Grand-mère paternelle Hétep-Hérès Ire
Père Khéops
Mère Mérititès Ire (?)
Conjoint Kaouab Ier
Enfant(s) ♀ Mérésânkh III
♂ Kaouab II
Deuxième conjoint Djédefrê
Enfants avec le 2e conjoint ♂ Setka (?)
♂ Baka (?)
♂ Hernet (?)
♂ Nykaou-Djédefrê (?)
♀ Néferhétepès (?)
♀ Hétep-Hérès (?)
Fratrie ♂ Kaouab Ier
♂ Hordjédef
♂ Khoufoukhaf Ier
♂ Minkhâf
♂ Djédefrê
♂ Khéphren
♂ Horbaf
♂ Babaef Ier
♂ Baoufrê (?)
♀ Mérésânkh II
♀ Mérititès
♀ Khâmerernebty Ire
♀ Néfertiabet
Sépulture
Nom Mastaba G7110-7120
Mastaba G7530
Mastaba à Abou Rawash (?)
Type mastaba
Emplacement Gizeh Cimetière est du complexe funéraire de Khéops
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Attestations

La reine est attestée par plusieurs documents[1] :

  • le mastaba double G 7110+20 (cimetière est du complexe funéraire de Khéops) ; la partie méridionale, G 7120, est attribuée à Kaouab Ier ; la partie septentrionale, G 7110, est attribuée à une princesse anonyme, probablement épouse de Kaouab Ier, ce qui implique qu'il s'agit très probablement de Hétep-Hérès II,
  • le mastaba double G 7530+40 (cimetière est du complexe funéraire de Khéops), appartenant à sa fille Mérésânkh III :
    • le nom de la reine est attesté par deux graffiti de construction, un sur un bloc du nord du tombeau, le second sur un bloc du sud du tombeau,
    • sur des reliefs de la chapelle de sa fille Mérésânkh III, la décrivant entre autre comme une épouse de Kaouab Ier et la fille du roi Khéops,
    • une statue dyade avec sa fille Mérésânkh III,
    • le sarcophage de Mérésânkh III,
  • l'architrave de la tombe G 5210 de l'intendant Khémetnou, associé par ses fonctions à Kaouab Ier, Hétep-Hérès II et Mérésânkh III.

Un sphinx avec une tête de femme découvert dans une fosse à barque dans le complexe funéraire de Djédefrê à Abou Rawash est souvent identifiée à une reine de ce roi, plus spécifiquement à Hétep-Hérès II. Dans les fait, ce sphinx, conservé au Musée égyptien du Caire (JE 35137), ne porte pas d'inscription permetant d'identifier quelle personne a été représentée[2].

Un couvercle en granit de vase à onguents au nom d'une « épouse du roi » (ḥm.t-nsw.t) Hétep-Hérès a parfois été considéré comme appartenant à la reine Hétep-Hérès Ire sur la base de la forme du signe tête de face[3], mais a plutôt été considéré comme appartenant à la reine Hétep-Hérès II, seule reine de la dynastie clairement attestée avec ce titre[4].

Un bloc fragmentaire retrouvé près du mastaba G 7350 (cimetière est du complexe funéraire de Khéops) et représentant une reine anonyme, une femme plus petite derrière elle, ainsi qu'un homme devant la reine mais dont il ne reste qu'une fine bande de peau de l'un de ses bras, a été considéré comme devant représenté Hétep-Hérès II et sa fille Mérésânkh III[5],[6]. Cette hypothèse se base sur le fait que l'inscription, lacunaire, se résume au titre d'« épouse du roi » (ḥm.t-nsw.t), suivi du hiéroglyphe de la houe, soit le premier hiéroglyphe du nom de Mérésânkh III[5],[6]. En réalité, l'inscription pourrait tout simplement être le titre « épouse du roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f), l'épithète « sa bien-aimée » (mry.t=f) étant en effet très courante[6]. La tombe appartenant à un homme, il pourrait tout simplement s'agir de celle d'un prince, et le bloc représenterait alors sa mère, anonyme, et son épouse, anonyme également[7].

La reine Hétep-Hérès II est connue pour avoir porté les titres suivants[1],[8] :

  • « Fille du Roi » (sȝ.t-nsw.t),
  • « Fille du roi de sa chair » (sȝ.t nsw.t nt ẖt=f),
  • « Fille du roi de sa chair sa bien-aimée » (sȝ.t nsw.t nt ẖt=f mry.t=f),
  • « Fille du Roi de Haute et Basse-Égypte Khoufou » (sȝ.t nsw.t-bjty Ḫwfw),
  • « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t),
  • « Épouse du Roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f),
  • « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆),
  • « Grande des louanges » (wr.t ḥs.t),
  • « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts),
  • « Suivant d'Horus » (ẖt-Ḥrw),
  • « Celle qui s'assoit avec Horus » (tjst-Ḥrw),
  • « Compagnon d'Horus » (smr.t-Ḥrw),
  • « Celle qui se joint aux Deux Maîtresses » (smȝw.t-Nbty),
  • « Celle qui se joint au bien-aimé des Deux Maîtresses » (smȝw.t-mry-Nbty),
  • « Directeur des bouchers de la maison de l'acacia » (ẖrp sšmtjw jmȝ.t/šntḏ.t),
  • « Prêtresse de Ba-Pef » (ḥm.t-nṯr Bȝ-pf).
  • « Prêtresse de Tjasépef » (ḥm.t-nṯr Ṯȝ-sp(=f)),
  • « Prêtresse de Thot » (ḥm.t-nṯr Ḏḥwty).

Généalogie

Les documents et les titres de la reine Hétep-Hérès II permettent de s'assurer qu'elle était la fille du roi Khéops — peut-être même l'une de ses premières filles —, l'épouse du prince Kaouab Ier, la mère de la reine Mérésânkh III ainsi que l'épouse d'un roi anonyme qui est très probablement Djédefrê[9],[10],[11]. Un fils nommé également Kaouab est représenté dans la chapelle du mastaba G 7120 ; il est probable qu'il s'agisse d'un fils de Hétep-Hérès II[12],[13]. Sa mère a parfois été considérée comme étant la reine Mérititès Ire, mais aucun élément de vient accréditer cette thèse[9],[14].

Les « fils du roi de sa chair » Douaenhor, Kaemsekhem et Mindjédef, enterrés dans la cimetière est du complexe funéraire de Khéops, ont été considérés comme des enfants de Kaouab Ier et Hétep-Hérès II sur la base que leurs tombes respectives ont été construites un peu plus tardivement que les premières tombes doubles construites pour certains fils de Khéops. Selon plusieurs chercheurs, dont Michel Baud, rien n'atteste qu'il s'agit de fils de ce couple ; il serait plus raisonnable de les considérer comme des fils tardifs de Khéops[15].

De son union avec Djédefrê, aucun enfant n'est connu avec certitude. Vivienne Gae Callender propose ainsi qu'elle ait été la mère de la princesse Hétep-Hérès, sur la base de l'homonymie de ces deux membres de la famille royale[13]. Callender propose également qu'elle ait été la mère de l'un des trois fils de Djédefrê connus comme ayant été des « fils aînés du roi », à savoir les princes Setka, Baka et Hernet[13]. Quant au prince Nykaou-Djédefrê et à la princesse Néferhétepès, aucun élément ne permet d'identifier leur mère respective. Ce qui est par contre certain, c'est que le mystérieux roi commanditaire de la pyramide inachevée de Zaouiet el-Aryan, s'il s'agit bien d'un fils de Djédefrê, n'a pas pour mère la reine Hétep-Hérès II, car cette dernière aurait alors porté le titre de « mère du roi » dans la tombe de sa fille[13].

Il a été supposé qu'elle ait également épousé le roi Khéphren, sur la base qu'elle se serait faite construire un mastaba à Gizeh après le règne de Djédefrê. Cette théorie se basait sur le fait que la tombe de Mérésenkh III avait été construite à l'origine pour Hétep-Hérès II, et que l'une des marque de construction au nom de cette dernière citait un 7e recensement, date de règne jugée à l'époque de Reisner comme trop élevée pour le règne de Djédefrê. Ainsi, le fait que la tombe était, d'une part considérée comme ayant été construite pendant le règne de Khéphren, et, d'autre part, était située à Gizeh et non à Abou Rawash, a fait dire à certains égyptologues qu'Hétep-Hérès II devait avoir épousé Khéphren également. Cependant, la seule tombe qui semble lui avoir été destinée clairement à Gizeh étant la tombe qu'elle partage avec Kaouab Ier, c'est-à-dire son premier époux, et la date de la marque de construction pouvant correspondre au règne de Djédefrê, plus aucun élément ne permet aujourd'hui d'affirmer qu'elle ait épousé Khéphren[16].

S'il est possible qu'elle soit né à la toute fin du règne de Snéfrou, il a été supposé qu'elle soit décédée au au début du règne de Chepseskaf, dernier roi de la IVe dynastie. Cette théorie, proposée par Reisner, est basée sur la date de construction de la tombe G 7350 qui s'étalerait du milieu du règne de Khéphren au début du règne de Chepseskaf. En réalité, la tombe n'étant pas la sienne mais celle d'un prince, rien ne prouve qu'elle ait vécu aussi longtemps[6].

Sépulture

La seule tombe de Gizeh qui peut raisonnablement être attribuée à Hétep-Hérès II est la partie septentrionale, G 7110, du double mastaba G 7110+20, qu'elle partage donc avec son premier époux Kaouab Ier. Elle ne semble pourtant pas avoir été enterrée dans cette tombe, probablement à la suite de son second mariage avec Djédefrê : la construction de sa chambre funéraire y a en effet été commencée mais jamais terminée[17],[18].

Il y a une incertitude quant à la tombe G 7530+40, qu'elle se serait faite construire avant de la céder à sa fille Mérésânkh III : d'un côté, deux marques de construction sont au nom d'Hétep-Hérès II dont l'une est datée du 7e recensement — ce peut être un don de bloc de construction de la part de la mère pour sa fille — et aucune marque au nom de la Mérésânkh III, tandis que les décors de la chapelle semblent avoir été prévus uniquement pour Mérésânkh III[17],[19]. S'il est certain que le sarcophage dans lequel a été inhumée Mérésânkh III appartenait à l'origine à Hétep-Hérès II, cette dernière l'a peut-être donné à sa fille car, ayant une nouvelle tombe à Abou Rawash, elle aurait eu un nouveau sarcophage[20].

Quant au mastaba G 7350, attribué à la reine par Reisner, il semble aujourd'hui certain qu'il ne s'agit pas de la tombe de la reine car il s'agit de la tombe d'un prince anonyme[5],[6].

Il est probable que la dernière demeure de la reine ait été construite à Abou Rawash, dans le cimetière associé à la pyramide de Djédefrê. Cependant, la seule tombe de la famille royale à avoir été découverte est celle du prince Nykaou-Djédefrê (F15)[21],[22]. Les nécropoles de ce site n'ayant pas été complètement fouillées, de futurs travaux permettront peut-être de la découvrir.

Galerie

Notes et références

Bibliographie

Article connexe

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