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Mérésânkh III

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Mérésânkh III[note 1], est une reine d'Égypte de la IVe dynastie. Elle est la petite-fille du roi Khéops, fille d'Hétep-Hérès II et de Kaouab Ier. Bien que son père ne soit jamais devenu un roi, elle porte le titre de « fille du roi » parmi sa titulature.

TranscriptionMrs-ˁnḫ
PériodeAncien Empire
DynastieIVe dynastie
Fonction principaleReine d'Égypte
Faits en bref Nom en hiéroglyphe, Transcription ...
Mérésânkh III
Image illustrative de l’article Mérésânkh III
Plan et coupe du mastaba de Méresânkh III à Gizeh
Nom en hiéroglyphe
mrsanx
Transcription Mrs-ˁnḫ
Période Ancien Empire
Dynastie IVe dynastie
Fonction principale Reine d'Égypte
Famille
Grand-père paternel Khoufou
Grand-mère paternelle Mérititès Ire
Grand-père maternel Khoufou
Grand-mère maternelle Mérititès Ire (?)
Père Kaouab Ier
Mère Hétep-Hérès II
Conjoint Khafrê
Enfant(s) ♂ Nebemakhet
♂ Khenterka
♂ Douarê
♂ Niouserrê
♂ Ânkhem... = Ânkhmârê (?)
♀ Shepsetkaou
Fratrie ♂ Kaouab II
Sépulture
Nom G 7530-40
Type mastaba
Emplacement plateau de Gizeh
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Attestations

La reine est attestée par plusieurs documents[1],[2] :

Un bloc fragmentaire retrouvé près du mastaba G 7350 (cimetière est du complexe funéraire de Khéops) et représentant une reine anonyme, une femme plus petite derrière elle, ainsi qu'un homme devant la reine mais dont il ne reste qu'une fine bande de peau de l'un de ses bras, a été considéré comme devant représenté Hétep-Hérès II et sa fille Mérésânkh III[6],[7]. Cette hypothèse se base sur le fait que l'inscription, lacunaire, se résume au titre d'« épouse du roi » (ḥm.t-nsw.t), suivi du hiéroglyphe de la houe, soit le premier hiéroglyphe du nom de Mérésânkh III[6],[7]. En réalité, l'inscription pourrait tout simplement être le titre « épouse du roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f), l'épithète « sa bien-aimée » (mry.t=f) étant en effet très courante[7]. La tombe appartenant à un homme, il pourrait tout simplement s'agir de celle d'un prince, et le bloc représenterait alors sa mère, anonyme, et son épouse, anonyme également[8].

La reine Mérésânkh III est connue pour avoir porté les titres suivants[1],[9] :

  • « Fille du Roi » (sȝ.t-nsw.t),
  • « Fille du roi sa bien-aimée » (sȝ.t nsw.t mry.t=f),
  • « Fille du roi de sa chair sa bien-aimée » (sȝ.t nsw.t nt ẖt=f mry.t=f),
  • « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t),
  • « Épouse du Roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f),
  • « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆),
  • « Grande des louanges » (wr.t ḥs.t),
  • « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts),
  • « Grande du sceptre-hétès des Deux Maîtresses » (wr.t ḥts Nb.ty),
  • « Suivant d'Horus » (ẖt-Ḥrw),
  • « Celle qui s'assoit avec Horus » (tjst-Ḥrw),
  • « Compagnon d'Horus » (smr.t-Ḥrw),
  • « Compagnon d'Horus sa bien-aimée » (smr.t-Ḥrw mry.t=f),
  • « Celle qui se joint au bien-aimé des Deux Maîtresses » (smȝw.t-mry-Nbty),
  • « Prêtresse de Ba-Pef » (ḥm.t-nṯr Bȝ-pf).
  • « Prêtresse de Thot » (ḥm.t-nṯr Ḏḥwty),
  • « Prêtresse d'Hathor » (ḥm.t-nṯr Ḥw.t-Ḥr),
  • « Prêtresse d'Hathor maîtresse de Dendérah » (ḥm.t-nṯr Ḥw.t-Ḥr nb.t Jwn.t).

Généalogie

Les reliefs de sa tombe atteste qu'elle est la fille de Kaouab Ier et Hétep-Hérès II, ce qui fait d'elle la petite-fille de Khoufou et la nièce et belle-fille de Djédefrê, deuxième époux de Hétep-Hérès II[10],[11].

Son royal époux n'est jamais clairement mentionné, mais il semble qu'il s'agisse du roi Khafrê— très probablement un bien plus jeune demi-frère de Kaouab Ier et Hétep-Hérès II, ce qui ferait de Khéphren un demi-oncle peut-être à peine plus âgé que Mérésânkh III[12] —, avec qui elle a au moins les enfants suivants : le « fils aîné du roi » Nebemakhet, les « fils du roi » Khenterka, Douarê[note 2] et Niouserrê, tous attestés dans la tombe de Mérésânkh III[10],[14].

La « fille du roi de sa chair » Shepsetkaou et le « fils du roi de sa chair » Ânkhem..., représentés dans la tombe de Nebemakhet, ont également parfois été considérés comme des enfants de Mérésânkh III[15],[14]. Si rien ne contredit cette hypothèse pour Shepsetkaou, qualifiée de « sa sœur » par Nebemakhet[16],[17],[14], c'est beaucoup moins probable pour Ânkhem... si ce prince est identique au « fils aîné du roi de sa chair » Ânkhmârê. En effet, les princes portant le titre de « fils aîné du roi » sont issus de reines différentes ; ce titre étant déjà porté par Nebemakhet, cela signifie qu'Ânkhmârê a pour mère une autre reine de Khafrê. Cependant, l'identification de cet Ânkhem... au prince Ânkhmârê, défendue par Michel Baud[18], n'est pas certaine et n'est par exemple pas mentionné par Vivienne Gae Callender[14].

Sépulture

Mérésânkh serait décédée la première année du règne de Menkaourê, le successeur de Khafrê. Les inscriptions sur la tombe indiquent l'heure de son décès et la date de ses funérailles, qui ont eu lieu quelque 272 jours après sa mort. Son tombeau (G 7530-40), situé dans la nécropole de l'est à Gizeh, quasiment intact, est d'une grande beauté. Il a été découvert par l'archéologue George Andrew Reisner le , et des fouilles subséquentes ont été entreprises par son équipe pour le compte de l'université Harvard et du Museum of Fine Arts, à Boston. Ses textes, reliefs et sculptures mettent en valeur cette femme d'exception, initiée aux mystères d'Hathor et de Thot.

Cette tombe aurait été à l'origine prévue pour sa mère Hétep-Hérès II, mais elle l'aurait donnée à sa fille à une date indéterminée[9]. Hétep-Hérès II a également fourni à sa fille un sarcophage en granit noir orné de façades de palais pour l'enterrement de Mérésânkh : le sarcophage est en effet au nom d'Hétep-Hérès II et comporte une dédicace au nom de sa fille[10],[19]. Son sarcophage et son squelette se trouvent aujourd'hui au musée du Caire ; ce dernier révèle qu'elle mesurait 1,54 mètre et avait entre cinquante et cinquante-cinq ans à sa mort[20]. Une étude anthropologique a suggéré qu'elle souffrait peut-être d'un syndrome bilatéral du sinus silencieux. La tombe contenait également un ensemble des premières jarres canopes connues, après ceux de son arrière-grand-mère Hétep-Hérès Ire[21].

Notes et références

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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