L’hôtel de Mailly-Nesle, est un hôtel particulier situé à Paris en France. L'hôtel initial, construit au XVIIesiècle et XVIIIesiècle siècle, a été a en grande partie détruit au XIXesiècle suite à une vente par lots. La partie historique qui subsiste a été acquise par l'État français en 1941. Confié en 2018 à l'Établissement public du musée d'Orsay et du musée de l'Orangerie, l'hôtel de Mailly-Nesle accueillera le futur Centre de ressources et de recherche Daniel Marchesseau dont l'ouverture est prévue en 2027[1].
L'hôtel fut construit dans les années 1633 et 1634 pour Jean de Monchy, seigneur de Mont-Cavrel. Par succession, l'hôtel entre, quelques années plus tard, dans la Maison de Mailly-Nesle, dont les descendants l'occupent jusqu'en 1737.
À la mort de Louis III de Mailly-Nesle, en 1767, l'hôtel passe à son cousin, Louis V de Mailly-Rubempré, puis au fils de celui-ci Louis de Mailly, qui émigre à la Révolution. Saisi par la République, l'hôtel sert de dépôt d'objets d'art confisqués, puis de logement aux artistes expulsés du Louvre [2].
En l'an VII, l'hôtel est vendu, puis revendu en 1803 et, à nouveau, en 1809. Y réside alors Jean-Antoine Chaptal et sa famille[3] jusque dans les années 1820: il est alors morcelé et en partie abattu. Seule en subsiste jusqu'à aujourd'hui l'aile longeant la rue de Beaune jusqu'au quai Voltaire.
Devenu copropriété d'Eugène Alexandre Joseph Guénoux et d’Augustin Grangier et de son fils, il est décidé en 1868 la revente de l'hôtel. Faute d'acquéreur pour l'ensemble, l'hôtel est découpé en sept lots vendus séparément. Sur les sept lots, un seul conserve le bâti de l'hôtel original, les autres donnant lieu à des reconstructions. La partie correspondant à ce lot est la seule qui subsiste depuis[1]. Ce bâtiment fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [5].
Acquis par expropriation par l'État français en 1941, le bâtiment historique a abrité de 1941 à 1966 les Journaux officiels et le Centre d’Étude et de Documentation sur l’Afrique et l’Outre-mer (CÉDAOM), et de 1966 à 2018 la direction de la Documentation française, Service du Premier ministre. Profondément dénaturé et rendu quasiment méconnaissable, il conserve cependant quelques décors intérieurs de qualité, en particulier des plafonds. Les boiseries au décor à la Bérain, autrefois placées dans un des salons, ont été remontées au début du XXesiècle au château de La Borde, à Vernou-en-Sologne[6].
En 2018, l'hôtel de Mailly-Nesle est confié à l'Établissement public du musées d'Orsay et du musée de l'Orangerie, en vue d’accueillir le futur Centre de ressources et de recherche Daniel Marchesseau, dont l'ouverture est prévue en 2027[1]. Cette nouvelle destination du bâtiment s'accompagne d'un important chantier de restauration et d'aménagement.
Un nouvel arrêté d'inscription du se substitue à l'arrêté de 1938: la pièce dite salon doré, la pièce dite salon Régence, la pièce dite salon Directoire, les trois salons du premier étage de l'aile Est (salon bleu, salon central, salon Picard) et l'escalier de la fin du XVIIesiècle avec sa cage[5].