L'hôtel ne doit pas être rapproché de l'hôtel de Boullongne, actuel hôtel Saint-James & d'Albany situé au no211, rue Saint-Honoré.
L'hôtel était un ensemble de bâtiments situés entre les actuels numéros 219 à 223 de la rue Saint-Honoré jouxtant immédiatement le couvent des Feuillants à l'ouest.
Ses jardins s'étendent alors jusqu’à la Cour du Manège (dépendance des écuries royales), puis en bordure de la rue de Rivoli tracée à son emplacement (actuels numéros 214 à 220 soit 13 arcades).
En 1807, 13 arcades sont construites au fond du jardin au bord de la rue de Rivoli qui venait d'être ouverte mais aucun immeuble ne s'y construit avant 1830[2].
Sous la Restauration, l'hôtel est restitué à la famille de Noailles qui le vend à Lord Francis Egerton. Lord Egerton le conserve jusqu'à sa mort en 1829[3].
Immédiatement après son décès, les héritiers mettent en vente le domaine par adjudication le [4]. Tous les bâtiments et jardins attenant sont acquis par Martin-Pierre Chéronnet et les frères Périer[5].
Les acquéreurs font détruire l’hôtel et sont autorisés, par une ordonnance du , à ouvrir, à son emplacement, la «rue Louis-Philippe-Ier» renommée «rue d'Alger» en 1832 et à prolonger la rue du Mont-Thabor jusqu’à cette rue[Note 1].
Détail de l'Hôtel et de l'ancien couvent des Feuillants.
Démolition de l'hôtel en 1830 - Au 1er plan, le portail sur la rue Saint-Honoré.
Sur le plan Turgot (1737)
Le panneau Histoire de Paris racontant l'histoire de l'hôtel, maladroitement placé devant le no211, rue Saint-Honoré, actuel hôtel Saint-James & d'Albany, n'ayant aucun liens historiques.
Notes et références
Notes
↑Le 211, rue Saint-Honoré, hôtel de Boulogne, aujourd'hui hôtel Saint-James et d'Albany, n'as jamais fait partie de l'hôtel Pussort plus tard hôtel de Noailles, de prés ou de loin. Selon plusieurs plans (Verniquet et Turgot), les deux bâtisses étaient séparés par pas moins de trois numéros et n'étaient donc pas communicants.
Il y a aujourdhui encore, méprise, notamment avec le panneau "Histoire de Paris" et la plaque indiquant le mariage du marquis de Lafayette qui a eu lieu dans l'hôtel de Noailles et pas dans l'hôtel de Boullogne.
Par ailleurs, d'après l'ouvrage «de la rue des Colonnes à la rue de Rivoli» Werner Szambien 1992, p. 107, d'anciens plans cadastraux et d'autres plans anciens l'hôtel de Noailles semble se limiter aux numéros actuels 214 au 220 de la rue de Rivoli et du 219 au 223 de la rue rue Saint-Honoré.
↑Werner Szambien, De la rue des Colonnes à la rue de Rivoli, Paris, Délégation à l’action artistique de la Ville de Paris, , 159p. (ISBN978-2905118417), p.89
↑Henri Monin et Lucien Lazard, Sommier des biens nationaux de la Ville de Paris, Paris, Léopold Cerf, 1920, t. 1: «De la première à la quatrième municipalité», art. 168, p.48 (consulter sur Gallica).
↑Voir l'annonce par exemple dans Le Constitutionnel, , p.4, col. 1,Gallica).
↑Archives nationales, Plan cadastral de Paris, 1erarrondissement ancien, F/31/7/176.